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samedi, 23 juin 2018

Occitanie : OC’VIA à nouveau condamnée pour destruction d'espèce protégée

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNE LR - NACICCA

FNE

Montpellier, le 21 juin 2018
TRAVAUX DU CONTOURNEMENT NÎMES-MONTPELLIER : OC’VIA À NOUVEAU CONDAMNÉE POUR DESTRUCTION D'ESPÈCE PROTÉGÉE

La société Oc'Via, chargée de la construction de la LGV Nîmes-Montpellier, a été condamnée par le tribunal correctionnel de Nîmes, le 18 juin 2018, pour avoir détruit certains des meilleurs sites à Outardes canepetière des Costières Nîmoises, sans autorisation. Elle écope d’une sanction alourdie s’élevant à un total de 42 000 euros.

L’Outarde canepetière est une espèce menacée d’extinction en France. Autrefois présente dans tout l’hexagone, il n’en reste que des populations relictuelles et les Costières du Gard ont le privilège d’abriter le quart de la population française survivante. Bien que l’espèce soit protégée, 14 % de cette population ont été sacrifiés pour réaliser le Contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier entre 2012 et 2016.

Alors qu’OC’VIA avait été autorisée à amputer l’habitat et l’effectif d’une espèce en voie d’extinction de manière très conséquente, la société s’est malgré tout autorisée des débordements supplémentaires dans les zones à préserver, et ce à plusieurs reprises.

En 2016, OC’VIA avait ainsi été condamnée à 7000 euros d’amende (dont 3 000 avec sursis) et à verser 9000 euros aux parties civiles, pour avoir réalisé en 2013 des travaux en pleine période de reproduction de l'espèce, alors que l'autorisation ne lui avait pas encore été accordée.

Cette fois-ci, la société est reconnue coupable du décapage, en 2014, de 11 hectares au sein du site Natura 2000 des Costières Nîmoises, sans dérogation accordée pour enfreindre la loi sur les espèces protégées.

OC’VIA a cette fois été condamnée à 20 000 euros d’amende, et à verser 22000 € aux parties civiles : la fédération France Nature Environnement (FNE) et l’association Nature & Citoyenneté Camargue Crau Alpilles (NACICCA), l’association lanceuse d’alerte, TGV CNM Respectez-nous, ayant été jugée irrecevable.

Malgré les mesures compensatoires, la population d’Outardes n’a à ce jour pas retrouvé son niveau de 2012, et de nouveaux dégâts deviennent impossibles à compenser par manque de foncier approprié. C’est pourquoi nous demandons un moratoire sur les projets qui impactent le site Natura 2000 des Costières Nîmoises. Le grignotage sans fin doit cesser sous peine de remettre en question l’objectif-même de cette zone de protection d’importance européenne.

Pour Simon Popy, président de FNE LR :

« Au delà de l’Outarde, cette condamnation met en évidence la nécessité de prévenir certaines dérives liées aux activités d’extraction de matériaux, qui ne sont pas toujours aussi propres qu’elles le prétendent. Cette vigilance est d’autant plus importante que le projet de Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan va provoquer une explosion des besoins en matériaux le long de son tracé, et que démarre en ce moment l’écriture du nouveau Schéma Régional des Carrières pour une durée de 12 ans. »

Contacts presse :

FNE LR : Olivier Gourbinot : tél : 06 89 56 04 84

NACICCA : Anthony Olivier : 06 49 20 24 85

A diffuser largement, merci.

PIERRE BALZERGUE

ANIMATEUR DU RESEAU REGIONAL – CHARGE DE RELATIONS PUBLIQUES
18 RUE DES HOSPICES – 34090 MONTPELLIER
09 72 62 18 15 - 06 72 57 40 77
pierre.balzergue@fne-languedoc-roussillon.fr www.fne-languedoc-roussillon.fr
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jeudi, 21 juin 2018

Vieussan : Les Amis de Sainte Madeleine se rassembleront à Plaussenous

Pour la consécration du nouvel autel de l'église du hameau tout récemment installé, l'association des Amis de Sainte Madeleine de Mounis invite à se rassembler à Plaussenous.

"Le nouvel autel en bois a été réalisé dans les règles de l'art et dans le respect de la tradition par un artisan menuisier, déclare Georgette Villebrun présidente de l'association. Cette chaire est assortie aux bancs de bois de l'église. Grâce à notre association ils ont pu être remplacés en 2015, ils en avaient bien besoin ! Cette année c'est le tour de l'autel."

église de plaussenous.jpg

Le patrimoine religieux est l'objet des soins attentifs de l'association qui veille à l'entretien de la chapelle ancienne et de l'église au cœur du village, toutes deux dédiées à Madeleine de Mounis, leur sainte patronne.

Pour inaugurer ce nouvel emménagement, une messe sera célébrée le samedi 23 juin 2018 à 11 h en l’église. Un apéritif sera ensuite offert par l’association.

lundi, 18 juin 2018

Mons-la-Trivalle : Assemblée Générale de l'Association Communale de Chasse Agréée

L'Assemblée Générale de l'Association Communale de Chasse Agréée de Mons-La- Trivalle aura lieu le samedi 23 juin 2018 à 15 h, dans la salle polyvalente de la commune.

chasse caroux (2).jpg

La distribution des cartes de chasse aura lieu le samedi 28 juillet et le samedi 1er septembre 2018, de 17 h à 19 h au local de Chasse à Mons-La-Trivalle.

Francis Sigé, président de l'ACCA rappelle que la présentation de la validation du permis de chasser ainsi que de l'attestation d'assurance pour la saison 2018-2019 est obligatoire.

"La présence de chacun est fortement souhaitée à l'Assemblée Générale de notre Association ce samedi 23 juin 2018 à 15 h, précise le président. Cette rencontre essentielle permet de bien gérer l'activité de chasse à la réglementation et aux responsabilités importantes."

samedi, 16 juin 2018

Mons-la-Trivalle : le snack Loulette annonce son programme musical

Le programme musical du snack Loulette ouvre la saison estivale
Tout commencera le jeudi 21 juin avec la fête de la musique animée par "Les Swunky Long Legs", alliance parfaite du SWING et du FUNK... Un genre de Django un peu Punk !

soirée musicale au snack Loulette.jpgLes soirées musicales commencent avec la fête de la musique au snack Loulette

Le jeudi 28 Juin, c'est le tour de "l'Accordémon", un savoureux mélange Latino-Musette à base de valse et de cumbia, le tout arrosé de sonorités plus urbaines, oscillant entre Reggae-Ska et Hip-Hop : "une voix et un accordéon endiablés qui réveilleront le démon qui est en vous !" Un bel élan d'enthousiasme pour terminer ainsi ce mois de juin en musique.

Au Snack Loulette, l'animation se déroule sur le parking des Gorges d'Héric au Verdier-Haut, commune de Mons-la-trivalle. Apéro et tapas sont servis dès 20 h en musique les jeudis. Les soirées musicales se prolongeront durant toute la belle saison.
Renseignements et réservation au 06 82 92 38 98 ou 06 87 48 91 92

dimanche, 10 juin 2018

Mons-la-Trivalle : L'orage a fait une courte trêve pour fêter la cerise

Ils étaient nombreux, petits et grands à se rencontrer au pied du Caroux à Mons-la-Trivalle pour célébrer le retour espéré de la saison estivale. 

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Dès l'entrée le vide-grenier est prodigue d'objets surprises dont nul ne se lasse, puis c'est l'immersion au cœur du marché annuel en ce premier dimanche de juin.

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Un peu moins de cerises cette saison à cause des caprices de la météo mais de nombreux autres produits venus d'ici et d'ailleurs : chapeaux et vêtements côtoient légumes et charcuteries, couteaux et services de table, vins et fromages de chèvres, miel et produits de la ruche, sorbets aux petits fruits...

IMG_4002.JPGLa Fanfare Bédaricienne anima la journée, sillonnant la place

Le plaisir des promeneurs, invités à partager la fête a fait écho à la satisfaction des artisans producteurs et commerçants au rythme de la Fanfare Bédaricienne qui anima la journée.

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La Chorale des Chœurs de l'Argentière de Villemagne donna de la voix et la paëlla de Maria servie avec le sourire a rassasié les nombreux convives.

IMG_3990.JPGMaria prépare avec le sourire la paëlla qui va rassasier les convives

Le concours de pétanque organisé par La Boule des Gorges rassembla les fidèles. TOTAL FESTUM de la Région sensibilisait à la culture occitane.

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L'orage, conciliant, répondit aux vœux de tous, attendant la fin d'après midi pour terminer brusquement la traditionnelle Fête.

Voir les images sur Vidéo Cantons d'Oc

 Fête de la cerise 2018 à Mons la Trivalle

samedi, 09 juin 2018

Vieussan : La Diane est SDF

Les chasseurs de la Diane sont une nouvelle fois en quête d'un local. Tout leur mobilier entassé devant la porte, ils vident le lieu qu'ils occupaient au Pin depuis 2010.

"On est congédié. La Diane est SDF ! " À son habitude Jésus, président de la Diane, garde son sens de l'humour, même si l'amertume n'est pas loin. "Depuis 1988, ça fait 30 ans que je chasse, et ça fait 5 abattoirs qu'on déménage. On a tout fait : cheminée, coin cuisine, tout pour rendre pratique l'abattage des sangliers aux retours de chasse et agréable les réunions et les banquets. On doit tout débarrasser après avoir aménagé. On a toujours été chez des particuliers. Les associations de chasse des communes des environs ont toutes leur "Peladou". On en a marre, on aimerait que la commune fasse quelque chose."

vieussan,chasse,vie locale,hauts cantons,haut languedoc,fêtes,repas,traditions,diane de vieussan,diane vieussanoise,tradition ancestrale,inauguration du local au pin,dianeEn juin 2010 la Diane de Vieussan inaugurait son nouveau local au Pin

Association importante dans la vie communale, la Diane est chaque année, en juillet, à l'initiative d'un grand rassemblement sympathique, le traditionnel "Repas des Chasseurs" où plus de 200 personnes : estivants, familles, chasseurs, non chasseurs et leurs amis partagent une rencontre festive et chaleureuse sur le parking du Pin. Ces retrouvailles connaissent un grand succès. Les concours de pétanque animent l'après midi, l'apéritif convivial ouvre la soirée suivi du repas, un vrai banquet préparé par les chasseurs dans leur local.

Depuis l'AG du début de mai Jésus espère trouver un lieu pour son équipe. "Le maire nous a promis de nous trouver quelque chose. Les semaines passent et on ne sait pas où on va aller. On espère, que d'ici l'AG du mois d'août, on aura trouvé ce nouveau local pour les chasseurs."

jeudi, 07 juin 2018

BÉZIERS : "Douze prévenus à la barre, vent debout contre le glyphosate"

Tribunal. Compte Rendu d’Audience Annick Koscielniak

"Le 19 mars 2016, ils avaient investi le magasin Bricomarché de Pézenas et dégradé des bidons de désherbants.

Résultat de recherche d'images pour "Les prévenus, avant leur procès, se sont servis du palais de justice comme tribune contre les pesticides"Les prévenus, avant leur procès, se sont servis du palais de justice comme tribune contre les pesticides A.K. 

Sur la vidéo surveillance du magasin, diffusée dans la salle d’audience du tribunal correctionnel de Béziers, on assiste à toute la scène. Le 19 mars 2016, des hommes et des femmes arrivent en ordre dispersé, se fondent parmi la clientèle du Bricomarché de Pézenas. On voit ensuite l’un d’eux étendre une bâche bleue au sol, au rayon fleurs et tout commence. Pendant dix minutes, les douze prévenus viennent y déverser le contenu de leurs chariots de courses. Les boîtes et les bidons d’un puissant herbicide s’amoncellent, bombés à la peinture.

Ce jour-là, un collectif sous la bannière des Faucheurs volontaires participe à l’une des trente actions programmées en France contre les enseignes commercialisant des produits au glyphosate.

Des tee-shirts avec des taux d’intoxication

Ce mercredi, ils comparaissent pour dégradation volontaire. Tandis que leurs soutiens campent aux portes du palais de justice, ils s’alignent sur le banc, la plupart porte un tee-shirt blanc avec un chiffre placardé en noir.

« Cela représente le taux de glyphosate retrouvé dans nos urines. Avec 3,50 microgrammes par litre, je suis la championne des empoisonnés, sachant que le taux autorisé est de 0,1. Je n’en ai jamais acheté et pourtant, j’en ai plein mon corps, explique une retraitée. J’ai signé des pétitions, j’ai voté pour des gens à qui j’ai eu la faiblesse de faire confiance. Cela n’a servi à rien. Cette action non violente est une réponse à la violence extrême de produits en vente libre.»

Tour à tour, ils viennent à la barre, reconnaissent et même revendiquent leur présence sur la vidéo. Quant à la cible. « Nous avons choisi cette grande surface car elle a une quantité astronomique de ces produits, présentés en tête de gondole. Ce magasin fait marcher le tiroir-caisse autour de leur produit phare, en promotion », insiste Julien. Il a filmé lui aussi l’opération. L’enregistrement rejoindra ceux des autres opérations, aux fins de communication.

Le 19 mars, ils ont distribué des tracts, discuté avec la clientèle et les employés. « Ces actions visent à avertir les gens, montrer qu’il y a de la résistance. En 2010, il y avait danger imminent. Aujourd’hui, c’est la catastrophe. Et cela concerne le monde entier.» Une ancienne infirmière a « vu de ses yeux en Colombie des bébés avec des difformités horribles, une recrudescence de cancers lors de mes dix dernières années d’activité. C’est un problème politique. Il est inadmissible de renouveler l’autorisation du glyphosate et de ses coformulants obligatoires, aussi toxiques. Nous avons juste peinturluré des bidons, à défaut de pouvoir les détruire. J’ai la rage et je suis malheureuse de ne pas avoir pu faire d’action plus forte ».

Catherine parle de droit à la « désobéissance civile ». Anne dénonce la chaîne des responsabilités : « Les firmes évidemment, les politiques, les utilisateurs, les agriculteurs formatés par les syndicats ou les chambres d’agriculture qui nient la toxicité des produits, les commerçants, pas toujours au courant de ce qu’ils vendent par ailleurs.»

Le tribunal correctionnel devient une tribune contre l’ennemi juré, le géant Monsanto, fabricant du glyphosate. Le vice-procureur Samuel Serre recadre les débats : « On ne fait pas ici le procès de Monsanto. Vous avez terrorisé des clients, agressé une employée qui filmait, vandalisé un supermarché, cela fait de vous des délinquants de droit commun. Il y a d’autres moyens de faire passer un message. Il existe des associations, des lobbyings européens. Vous avez opté pour la violence, c’est ce que vous voulez montrer à vos enfants et petitsenfants ?». Il requiert un mois de prison avec sursis pour chacun des prévenus.

Le gérant de la grande surface s’est constitué partie civile et réclame 9 500 € de préjudice matériel, et 3 000 € de perte commerciale.

Délibéré le 4 juillet

Me Nicolas Gallon qui avait soulevé le moyen de nullité au nom du principe de précaution, des droits fondamentaux de vivre dans un environnement préservé et garant de la santé, plaide la relaxe au nom de « l’état de nécessité. Les trois conditions sont réunies, le danger imminent, l’intérêt supérieur et la proportion de la riposte par rapport à l’atteinte. Cette action est symbolique, non violente. À défaut de relaxe, requalifions la en contravention. »

L’avocat n’hésite pas à pourfendre Monsanto, « sa rétention d’informations, son lobbying à Bruxelles, ces scientifiques à sa solde qui démontent les études osant démontrer la nocivité du glyphosate, le Monsanto papers… ».

Et d’en appeler au tribunal : « Mes clients s’en sont pris au seigneur des pesticides ! La parole du citoyen n’arrive pas à émerger. Vous êtes le dernier rempart dont on ne peut influencer les décisions.» Il se demande aussi que sont devenus les bidons peinturlurés : « On n’a présenté aucun bon de destruction, un témoin affirme les avoir vus en promo avec les indications noircies de peinture donc illisibles ! 

Le tribunal a renvoyé son délibéré au 4 juillet.»

midilibre.fr : jeudi 7 juin 2018 COMPTE RENDU D’AUDIENCE ANNICK KOSCIELNIAK

Témoins. Ils ont alerté à la barre

Alain, viticulteur : « Ma maladie est un enfer »

Il consulte en Ardèche, Guy est membre d’un réseau d’alerte des médecins sur les pesticides : « Les cancers de la prostate ont été multipliés par dix chez les quinquagénaires. Les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, les autismes, ont explosé en parallèle de l’utilisation accrue du glyphosate. On voit de plus en plus d’anomalies génitales chez les enfants de viticulteurs, avec des micropénis, des pubertés précoces, des problèmes de fertilité. Le glyphosate est un grave perturbateur endocrinien ! Pourquoi est-il encore sur le marché ? Il y a omerta sur les études. Les chercheurs qui parlent des méfaits voient leurs crédits coupés, l’industrie les diffame et inonde avec de fausses recherches.»

Alain, 67 ans, ancien viticulteur, atteint de la maladie de Parkinson, s’avance avec difficulté à la barre : « Ma maladie a été reconnue professionnelle par la Mutuelle Sociale Agricole. Elle est due aux pesticides que j’ai utilisés dans ma vigne. Je n’ai jamais été informé des dangers. Je suis passé au bio en 2005. Ma maladie est un enfer.»

Arnaud représente l’association Justice-pesticide : « J’ai été coordinateur du tribunal citoyen international Monsanto. Cinq questions ont été posées. Monsanto at-il enfreint les droits fondamentaux à la santé, à un environnement sain, à l’alimentation, à la recherche académique libre, estil complice de crime de guerre avec l’agent orange et de crime d’écocide ? Cinq juges ont auditionné une trentaine de personnes venues du monde entier .» A.K.

lundi, 04 juin 2018

Votre chronique : Communiqué de France Nature Environnement

FNE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNE LR - ECCLA

Montpellier, le 4 juin 2018
RENONCEMENTS À TOUS LES ÉTAGES DE L'ÉTAT SUR LA RÉGLEMENTATION DE L'USAGE DES PESTICIDES

Alors que la promesse du Président de la République d’interdire le glyphosate ne sera pas tenue, les préfets du Gard et de l’Aude entérinent la régression des zones de non traitement à proximité des milieux aquatiques (cours d’eau, canaux, plan d’eau, étangs ...).

Les milieux aquatiques sont particulièrement sensibles à l’épandage de pesticides à leurs abords, pour de nombreuses raisons : impact direct sur la faune et la flore aquatiques, diffusion dans le milieu, exportation et accumulation des produits en aval etc. Commencer par réglementer la pulvérisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des milieux aquatiques est donc la priorité.

Depuis mai 2017, la réglementation sur les Zones de Non Traitement (ZNT) a changé : le nouvel arrêté interministériel (1) donne – à l’instar du précédent (2) – une définition assez large des « points d’eau » concernés, qui doivent recouvrir l’ensemble des éléments du réseau hydrographique identifiés sur les cartes IGN au 1/25 000. Malgré tout, c’est désormais aux préfets de chaque département qu’est délégué le soin de définir les « points d’eau » à protéger.

Si certains préfets sont restés dans l’esprit du texte, d’autres ont pris des arrêtés restreignant de manière considérable la définition des « points d’eau » concernés. Ainsi, l’arrêté du préfet de l’Aude ne protège plus que 39 % du réseau hydrographique au sein du vignoble audois ; l’arrêté du préfet du Gard, quand à lui, ne protège plus que 34 % du réseau hydrographique dans le vignoble gardois, et 9 % dans les zones de riziculture.

Alors que ces départements sont particulièrement touchés par la pollution aux produits phytopharmaceutiques dans les eaux de surface, mais aussi dans l’eau potable, FNE LR - et l’association ECCLA dans l’Aude - ont demandé par recours gracieux aux préfets de compléter leurs arrêtés.

En l’absence de réponse des préfets les associations ont décidé de saisir le juge administratif pour les contraindre à revoir la définition des « points d’eau ».

Pour Simon Popy, président de FNE LR : « Nos territoires sont touchés par la pollution aux pesticides. Certains bassins présentent des concentrations fortes à très fortes dans les eaux de surface, voire dans les eaux souterraines. C’est à la fois un enjeu de protection de la nature et de santé publique. Les mesures prises par les préfets de l’Aude et du Gard sont manifestement en dessous des exigences de la loi et constituent une régression. Nous ne pouvons l’accepter ».


1 : Arrêté interministériel du 4 mai 2017 NOR : AGRG1632554A

2 : Arrêté ministériel du 12 septembre 2006 NOR : AGRG0601345A


Contacts presse :
Olivier Gourbinot : tél : 06 89 56 04 84 ; email : coordination.fnelr [at] gmail.com

A diffuser largement, merci.

PIERRE BALZERGUE

ANIMATEUR DU RESEAU REGIONAL – CHARGE DE RELATIONS PUBLIQUES
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09 72 62 18 15 - 06 72 57 40 77
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dimanche, 03 juin 2018

"Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps..." Georges Brassens

"l'orage""parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps" g. br

Georges Brassens chante "L'orage"

vendredi, 01 juin 2018

Protection de vos données personnelles : Règlement Général Européen sur la Protection des Données (RGPD)

Le nouveau Règlement général européen sur la protection des données (RGPD) a pris effet le 25 mai 2018.

règlement européen

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