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jeudi, 20 mars 2014

Vieussan : malade des pesticides, Laurence doit quitter le petit mazet de ses rêves au cœur des vignobles

Un témoignage en zone viticole. 

Appel au secours et cri d'alerte pour initier la 9e édition de la semaine "Pour les alternatives aux pesticides". 

Tandis que les viticulteurs protégés par masques et cabines « arrosent » souches et terre de "traitements", engrais et herbicides, les cours d'eau, les insectes et les riverains respirent, inhalent et consomment.

«Je vis depuis 8 ans dans un mazet au milieu des vignes, déclare Laurence. J'y ai installé mon jardin vivrier en bio au bord du petit ruisseau.

Jusqu'à 3 ou 4 ans en arrière, il abritait les amours batraciennes, le concert de printemps était impressionnant ! Puis, un jour, plus rien. Plus la moindre petite grenouille dans ce ruisseau qui serpente entre les vignes.» 

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«Quel viticulteur respecte la législation qui veut qu'on ne passe pas de désherbant à moins de 10 m d'un cours d'eau ? note amèrement Laurence. Mon jardin est chaque année, de plus en plus, envahi par divers parasites, de façon incontrôlable, il n' y a plus d'équilibre naturel

Les pesticides en cause

Son habitation est entourée de 5 exploitations viticoles différentes. « Durant les 5 mois de culture de la vigne, chaque viticulteur passe ses traitements au minimum tous les 15 jours, et pas tous le même jour. La plupart de ces produits sont à rémanence de 48 h. Ici le vent souffle bien, j'ai même installé une petite éolienne pour mon électricité. La norme veut que l'on ne traite pas a plus de 19 km/h (tremblement des feuilles dans les arbres).

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Durant 5 mois, je baigne en quasi permanence dans les "pesti-cides" ( tueurs de peste=de tout ce qui gène)  Il y a une limite aux doses que l'on peut encaisser... Je l'ai atteinte... » 

Un véritable empoisonnement pour Laurence maux de tête très violents, vomissements, diarrhée, et ces symptômes reviennent depuis assez fréquemment. 

« La nocivité de ces produits n'est plus à prouver et plus les viticulteurs traitent,  plus la vigne est malade, désherbée jusqu'au ras des ruisseaux qui se jettent dans la rivière où, par analyse, on retrouve des pesticides interdits depuis plus de dix ans... »

Le ressenti de ces viticulteurs ? « Elle n'a rien à faire là, au milieu de leurs vignes ! »

« Leur attitude ne laisse là dessus aucun doute. Ils ont gagné, je m'en vais, dit Laurence. Je tiens surtout à témoigner pour qu'ils se rendent compte qu'eux aussi « baignent » dans ces produits pendant 5 mois et que ça ne peut pas être sans incidence sur leur santé.

La mobilisation des habitants pour l'agriculture sans pesticides est aujourd'hui une urgence ! » affirme Laurence.

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Voir les images sur Vidéo Cantons d'Oc

Pour lire la vidéo clic sur le lien ci-dessous :

« Laurence, intoxiquée par les traitements chimiques et les pesticides »

Commentaires

Après avoir vu la vidéo,
j’arrête de boire du vin...de la coopérative !!
Après avoir vu l'interview de François Guiter,
j’arrête de boire de l'eau !!!
Et je suis sérieux.
JJ

Écrit par : jj | jeudi, 20 mars 2014

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et un viticulteur qui fait du bio passe au tribunal ........

Je crains que chez nous, pour les pommiers, le problème soit le même

Écrit par : Garfy | jeudi, 20 mars 2014

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Rien à ajouter... c'est édifiant!!! mais bien déprimant d'assister à la destruction des merveilles vivantes de notre terre!!!
Mimi cartonne

Écrit par : Myriam Sellier | jeudi, 20 mars 2014

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BRAVO Myriam,

Toujours combattante!!!énergique dans tes choix et absolument résolu, j'ajoute un salut bien amical;

Marie

Écrit par : MARIE | lundi, 24 mars 2014

Bravo! bravo Mymy! bravo Marie! Bravo Christine! Excééélleeeent article! Bravo! Ah lalalah! tous ces baba-cools-bisounours k'on rien suivi, rien compris mais ki viennent s'autocongratuler! Me faites tous bien marrer! Mais oui Cécile t'a bien raison pour eux ya que la beuh k'est bien, ça peut pas faire du mal, c'est naturel, s'pas?!

Écrit par : kiki (le troll) | lundi, 24 mars 2014

heu,il y a une vidéo ? thierry de vieussan,
j ai été viticulteur je sais bien tout cela et je connais l'esprit de certains, tout leur appartient, et tous les moyens sont bons d écraser les petits; j ai aussi employé certains produits donc je n ai pas de leçons de ce cote a donner mais je suis moi aussi empoisonné et je me doute de ce qui m attend.
Hé oui endroit magnifique un paradis, désolé pour cette personne que je ne connais pas, j'espère que sa sante ira mieux.
Vous dites ils ont gagné, comme moi ils ont gagné leucemie cancer du colon ect,
mais ces personnes sont des rudes et je ne leur jette pas la pierre car s ils n etaient pas comme ca il n y aurait plus personne ici le pays est dur; esperons que leurs enfants aient un autre regard sur le bio et sur les autres thierry

Écrit par : guiraud | jeudi, 20 mars 2014

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T'as raison J-J, bois plutôt du vin d'A..... , il est pas à la coopé!
Tout le monde le sais, dans les coopé ya que de la chimie, chez les particuliers ya que que du bio! Ha-ha!

Écrit par : kiki (l'unique) | jeudi, 20 mars 2014

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Excellent article, chère Gisèle, et désolant.
En fait, la qualité "terroir AOC" est une vaste blague : la terre est devenue complètement stérile dans nos vignes.
Cet article, s'il en était besoin, nous en apporte, cette fois encore, la preuve par l'absurde.
Mais l'agressivité des pratiques mériterait qu'il en soit rendu compte auprès des autorités.
Et que Laurence obtienne réparation.
Christine.

Écrit par : christine | vendredi, 21 mars 2014

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Christine, Myrian, Garfy, JJ, Thierry....Ces considérations bio ou non-bio me paraissent bien manichéennes... D'un côté le poison, la chimie, de l'autre la nature, la pureté : Ce n'est pas un peu facile ? Vous croyez vraiment que les pesticides bio (Hé oui, il faut bien les appeler comme cela, ça dérange?) sont sans effets? Il n'y a pas de poisons dans la nature? Vous croyez vraiment en une agriculture sans traitements?
Facile aussi de taper sur la coopé, sur les viticulteurs... Faut-il préférer l'avancée des friches, de l'abandon, comme sur toute la vallée de Colombières à Prémian ?
José

Écrit par : José | samedi, 22 mars 2014

... Vous avez P.... qui fait du vin bio... Bah heureusement pas que!!! Sinon il ne s'en sortirai pas!
De toutes façon à Vieussan c'est une guerre perpétuelle... Les chasseurs, les écolos, les tuffs, ...
Fallait bien trouver à redire aux viticulteurs!!
Et puis là c'est une photo de Laurel qu'on voit...
Et si c'est le mazet auquel je pense bah tout le monde ne peut pas vivre à l'oeil dans une cabane en regardant ses petits légumes pousser...
La famille à qui appartient cette soit disant habitation peut se permettre de vous héberger parce que justement, elle a travaillé la vigne depuis des générations! Donc un peu de gratitude svp!!
Oui ça fait chier que des pesticides soient utilisés. Mais vous préférez quoi?
Que les enfants du pays se retrouvent sur la paille obligés de vendre aux allemands et aux anglais parce que la vigne n'est plus rentable?
Ils n'ont que ça! Ils ont fait leur vie entière avec ce travail!!
Je ne suis pas particulièrement fan de ces grandes familles de Vieussan, ni même des petites, qui se comportent comme des rois du pétrole et qui pensent que la vallée leur appartient... Cependant les mecs ils font leur boulot et font prospérer la région. Ils n'attendent pas les alloc's à chaque fin de mois!!!
G......, C......., O......, F......., D....., ... Quoi qu'ils fassent, ils restent des gens respectables d'avoir fait de Vieussan le si charmant village qu'il est.

Pfff... Intoxiquée... Rien que ça! Faut vraiment en lire, des conneries!!! À mon avis ce sont pas les pesticides qui l'ont intoxiqué! Faut arrêter la fumette, à un moment!
Cécile, fille du pays malgré ce que certain doivent penser et dire.

Écrit par : Cécile | vendredi, 21 mars 2014

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Je trouve que Cécile est loin du sujet de la discussion : l'utilisation massive des produits dangereux.
Son commentaire ne cause que d'allocs, d'hebergement à l'oeil, de boulot...
Cécile aurait elle un problème face à l'argent ?
Quant à la fumette, je crois savoir que c'est sur un autre site !
Bref, revenons au vrai sujet de la discussion ; c'est pas parce que envoyer des com c'est gratos qu'on doit marquer n'importe quoi dedans non ?

Ingrid, visiteuse.

Écrit par : Ingrid | mercredi, 26 mars 2014

Cécile, il semble que le témoignage de Laurence ait une portée beaucoup plus importante que de simples intérêts locaux.
Nous sommes tous les enfants d'un pays, le même, c'est la terre.
Il est triste de sentir dans tes propos tant de haine de l'autre.
Pourquoi le choix de vie de Laurence te rend-il si agressive ? Peut-être n'as-tu pas fait les bons choix ? Reviens dans ton pays...
Il est dommage que sous prétexte de propriété, de rentabilité, certains oublient que la première nécessité de la vie c'est l'eau, et l'air que nous respirons tous...
Oui ! tu as raison : ça fait chier que des pesticides soient utilisés !
Les Enjeux de l'eau signalés par le SMBFH précisent :
« Les pesticides se retrouvent dans les eaux de surface et les eaux souterraines à des concentrations non négligeables au niveau de la plaine viticole. Ce sont principalement des herbicides. Les nappes d'accompagnement des petits cours d'eau des sous-bassins à la viticulture intense sont particulièrement touchées. »
http://www.fleuve-herault.fr/enjeux.php?pages=qualite

Écrit par : josette | samedi, 29 mars 2014

Il faut rompre la loi du silence !

http://www.larvf.com/,vins-viticulture-pesticides-analyse-enquete-dangers-sante-maladies-vignerons,2001116,4244181.asp

Écrit par : Jean | dimanche, 30 mars 2014

En effet, un commentaire complètement hors sujet et bien triste de Cécile, là où il s'agit d'un témoignage des dégâts réels causés sur la santé humaine non seulement mais aussi, sur notre environnement et pour longtemps.
Pollution des sols et donc des nappes phréatiques qui nous alimentent en eau potable, exemple forage de Couduro... et son périmètre de sécurité à respecter ?!!
Une prise de conscience s'impose, nos actes ne sont pas anodins.
Ces produits ne sont pas biodégradables mais ont une rémanence dans le temps... pour combien de temps ?
Quelle planète voulons nous laisser à nos enfants et donc aux générations futures?
Telle est la question de fond, il me semble.

Écrit par : Andy | lundi, 31 mars 2014

Avant de voir la video,je me suis dis (Je m'adresse souvent à moi par tutoiement)Michel ça te regarde pas,ferme ta G..,tu es souvent censuré par Midi Libre,mesure tes propos.J'envoie donc cette petite histoire anodine,qui n'a bien sur rien à voir avec le sujet.
A quelques encablures (c'est mon coté marin qui ressort) d'un petit village,il était un hermite qui ne s'appelait pas Bernard.Pour oublier sa solitude,tout en regardant copuler les grenouilles,il consommait en forte quantité des herbes qui n'étaient pas toutes de Provence.Pris de maux de ventre et d'hallucinations,ses visions de méchants éléphants roses firent sensation sur le petit journal du village.L'histoire aurait été amusante,si le rôle des méchants éléphants roses n'avait pas été attribué aux seuls bosseurs du village.
La moralité de l'histoire?Dans ce petit village (comme partout en France)il ne fait pas bon d'afficher sa réussite.

Écrit par : Servel Michel | samedi, 22 mars 2014

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Je tombe par hasard sur ce long fil de commentaires suscités par l'article décrivant une situation qui n'est pas rare,constatée de façon de plus en plus alarmante. L'intoxication aux pesticides est une réalité avérée, ses conséquences se répandent en épidémie de maladies irréversibles.
Les commentaires qui sont dans le déni attestent d'une situation qu'il n'est pas facile d'assumer pour les personnes qui utilisent ces produits.
Mais votre réaction à vous n'est-elle pas symptomatique d'une société pour laquelle "bosser" ne signifierai que "réussir" et à n'importe quel prix, voire au mépris de toute valeur et de toute vie ?
La haine que distille votre petit texte n'est guère à votre honneur.

Écrit par : Antoine | dimanche, 03 août 2014

Quelques liens pour éclairer les jugements.
Des constats :
http://www.contaminations-chimiques.info/?2007/02/25/20-pesticides-revelations-sur-un-scandale-francais

www.victimes-pesticides.fr .

Et des alternatives :
www.semaine-sans-pesticides.fr

Écrit par : julie | dimanche, 23 mars 2014

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il n'y a pas que les risques importants des pesticides
Les accidents du travail et maladies professionnelles en viticulture et vinification ont des taux fréquence et de gravité élevés, supérieurs à la moyenne du secteur agricole : les activités du travail de la vigne (taille, traitements phytosanitaires, entretien des sols...), de la vendange et les travaux dans les chais et les cuves (foulage, pressurage, embouteillage, conditionnement...), accumulent les risques de toute nature et tout au long de l'année
voir La prévention des risques professionnels des viticulteurs et vignerons : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=398

Écrit par : lina | mercredi, 26 mars 2014

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des vignes à zéro traitements

http://www.lacolombette.fr/colombette-2-60-Nos-particularites-Cepages-resistants.html

Écrit par : cracracoincoin. | jeudi, 27 mars 2014

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Je souhaite réagir à ce type de reportage en tant que personne lambda qui vit dans la région depuis 20 ans et je tiens à préciser que je ne suis pas viticultrice.
Durant 7mn10 j'écoute les accusations d'une personne vivant au milieu des vignes exploitées traditionnellement , je la vois tenter un jardin bio à cet endroit (!) et j'entends des noms barbares de produits répandus qui ne m'apprennent rien sur les traitements. Il semble aussi que les fermiers filmés ne sont pas conscients des prises de vues et ne peuvent donc pas réagir. J'imagine leur colère!! Accusés de faire leur travail!!!Et les grenouilles! Mais enfin! Renseignez-vous avant de monter un tel reportage. Les viticulteurs sont des professionnels passionnés qui veulent conserver leur patrimoine et qui savent ce qu'ils font. Et rares sont ceux avec qui ont ne peut pas discuter!!!!
Jusqu'à aujourd'hui je m'intéressais aux informations que vous présentiez sur ce blog mais je refuse de participer à une information diffamatoire sans intérêt.
Ce texte comprend 171 mots.
P. Corinne

Écrit par : corinne | samedi, 29 mars 2014

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Corinne ne lira peut-être pas cette réponse... Mais sa réaction radicale et son jugement sans appel sont si proches des réparties entendues, qu'il m'a semblé utile de la laisser s'exprimer ici.
Même si je souhaite que ce blog soit "le reflet de la vie locale" où chacun puisse s'exprimer en toute sincérité, se retrouver face à lui-même et aller à la rencontre des autres sans agressivité mais plutôt dans un esprit d'ouverture, de compréhension, d'Humanité...
J'ai choisi de la laisser s'exprimer, même si elle n'est pas tendre, ni avec les grenouilles -mais au nom de quoi auraient-elles droit à la vie, ces étranges bestioles froides et gluantes qui se nourrissent essentiellement ...d'insectes et de mollusques ?
Ni avec moi qui ose publier "une information diffamatoire sans intérêt", est-il équitable et justifié de transmettre ce TÉMOIGNAGE ? même si "l'accusation" ne s’appuie sur aucune contrevérités mais rejoint au contraire de nombreux autres faits, informatifs, scientifiques et actuels.
Il n'est que celui "d'une personne vivant au milieu des vignes", mais oui que fait-elle là ? ne sait-elle pas que cet endroit est réservé aux vignes "exploitées", le mot est bien trouvé! et "traditionnellement" s'il vous plaît !
Comment ose-t-elle enfin "tenter un jardin bio à cet endroit (!)"... est-elle inconsciente, ou trop crédule quand on lui affirme que "les produits sont inoffensifs" ?
il a fallu 8 ans à Laurence, personne passionnée par l'écologie, pour ce constat qui ne veut pas être une accusation, mais appelle à une prise de conscience.
Mais oui ! Corinne les "noms barbares de produits répandus" sont aussi "barbares" que leurs effets. Le tracteur répandant l'herbicide aux abords des vignes et le long du ruisseau est une prise de vue qui est devenue banale dans le paysage et mortifère cependant pour de nombreuses espèces VIVANTES, et les effets néfastes sur la santé humaine et l'environnement sont de plus en plus prouvés.
"Professionnels passionnés qui veulent conserver leur patrimoine et qui savent ce qu'ils font"... (! ?).
Oui, Corinne, je le crains et à quel prix ? C'est peut-être pour ça qu'ils sont rares ceux avec qui on peut discuter. Aucun n'a voulu s'exprimer, dire ses méthodes de travail, les produits utilisés... Seulement empêcher cette prise de parole par la colère et l'intimidation..
Malheur à qui ose leur dire que La Vie existe à côté d'eux, mise à mal par leurs pratiques...
Les nombreuses participations sur ces pages sont preuves de l'intérêt de ce témoignage. Merci à tous ceux qui prennent la parole...

Écrit par : Gisèle | samedi, 29 mars 2014

Pour les grenouilles, et bien une étude germano-suisse montre que l'impact des pesticides sur les grenouilles et autres amphibiens est alarmant et sous-estimé.
Pour les fongicides Headline et Captan Omya administrés à la dose recommandée, la mortalité résultante des grenouilles était de 100 pour cent. La mise en évidence de mortalités aussi importantes dans un groupe d'animaux vertébrés, dues à des pesticides disponibles dans le commerce, étonne : on aurait pu penser que l'amélioration des tests de toxicité et des procédures d'autorisation de mise sur le marché avait fini par écarter le risque de commercialiser des produits ayant de tels effets délétères. Mais contrairement aux oiseaux et aux mammifères, les amphibiens ne font pas partie des tests imposés pour l'homologation d'un produit pesticide. Or les amphibiens ont une peau très perméable, qui les rend beaucoup plus vulnérables aux polluants.
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-amphibiens-la-mort-par-les-pesticides-31011.php
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/26/des-pesticides-mortels-pour-les-grenouilles-d-europe_1822934_3244.html
Et que mangent les grenouilles ? Fourmis, limaces, mouches, sauterelles, araignées et autres insectes terrestres. On perd encore un auxiliaire.

Écrit par : Kermit la grenouille | mardi, 08 avril 2014

j ai du mal a comprendre pourquoi on ne peut parler sans aggressivite
ici c est l occasion de discuter cool et de reflechir,j ai ete mis en cause sur des choses ou je n ai rien a voir,je ne repondrais pas peu importe,
pour ceux qui pensent que tout va bien consultez la medecine de la msa,
pour ceux qui veulent approfondir allez faire un tour sur le site de pierre rhabi,colibri.

Alors le choix c est ou tout est en friche et vendu aux etrangers ou on avale du poison?
ceci dit en passant les etrangers sont parfois bien plus protecteurs de la nature que nous.
He bien d apres pierre rahbi l agriculture bio demande plus de personnels et de terre,
dans l industrie vous n avez pas remarque qu il n y a plus que des multinationales?dans la vigne idem tous les petits meurent et tous les moyens sont bons pour leur prendre les deux metres carres en friche qui leur reste,
he oui c est genant de vendre aux etrangers par contre qu un betonneur agrandisse une route et paye aucun probleme.
il est bien loin le un pour tous auquel je tiens tant,mais le tous pour un...
je pense qu il y a des solutions et bien des pratiques alternatives existent,le choix n est pas de mourir par les poisons ou le beton
le choix c est la vie et la complicite de tous pour tester d autres choses et redevenir un lieu de vie ,
la peur amene l affrontement et ne sert a rien,retrouvons dans nos jeunes une vitalite complice une envie d apprendre et de decouvrir d autres lieux ou d autres ont reussi.
Ce que vit vieussan se passe sur toute la planete l argent l argent l argent.stop stop a la peur a la mefiance,la vie est courte.
Thierry le prophete naif

Écrit par : guiraud | samedi, 29 mars 2014

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Merci Thierry pour avoir pris le temps de déposer ce commentaire apaisant qui s'éloigne agréablement -si l'on peut dire ainsi devant de si grave questions- des rejets simplistes, des jugements hâtifs et peu conciliants, du manque de perspective vers un avenir vivable, des "étiquetages" à la sauvette,...
À tous ceux qui se sont exprimés sur ces pages, je dois préciser que je ne pensais pas que ce témoignage pouvait causer un tel déferlement de commentaires (j'ai du bloquer bien des écrits empreints du simple désir de blesser, d'humilier,..
J'ai reçu, comme Laurence l'a connu aussi dans ses tentatives de dialogue, à mes demandes d'informations sur les produits utilisés, les modes d'épandages et les traitements auprès des viticulteurs intéressés, fuite devant mes questions, refus de réponse, énervement et perte de contrôle, des insultes et même des menaces...)
Disons-le donc : il est triste le constat de la méchanceté virulente qui explose sous couvert de bienséance, quand des victimes on fait les coupables pour ne pas devoir remettre en question ses "valeurs" ou plus simplement ses intérêts face à une analyse de la situation qui s'impose pourtant au simple bon sens. Et pas seulement à Vieussan.
Mais, c'est bien connu "Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage." preuve certaine que Laurence soulève un vrai débat et des réalités tabous.
Tu recentres bien Le problème : celui d'une société où tout s'achète et tout se vend...
Qui donc a dit, et peut-être, avant que la réalité ne les y oblige s'en rendront-ils compte ?
"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas."
Merci, Thierry, d'avoir entendu le message de Laurence.

Écrit par : Gisèle | vendredi, 04 avril 2014

La « semaine sans pesticide » aura eu au moins le mérite dans les Hauts Cantons Héraultais de mettre sur la table, et de façon concrète, le problème que pose désormais à la société toute entière l’utilisation massive et cumulée des pesticides.
Le témoignage d’une habitante de Vieussan, sur les conséquences sur sa santé et sur l’environnement de ces pratiques agricoles, diffusé sur le blog « La vie des Hauts Cantons », en est un exemple.
Nous nous réjouissons que des médias osent aborder ce problème encore trop souvent tabou. Les réactions hostiles et outrancières vis-à-vis de cette habitante et des rédacteurs de ce blog montrent d’ailleurs la difficulté qu’il y a à le faire.
Il est pourtant urgent que cette bombe à retardement que représente l’utilisation agricole et domestique, depuis des décennies, de pesticides divers, soit enfin abordée, lucidement et avec courage par l’ensemble de la population.
Dans les diverses utilisations c’est,bien sûr ,l’agriculture qui est surtout concernée et particulièrement dans notre région car la viticulture et l’arboriculture sont parmi les productions agricoles qui ont le plus recours au pesticides.
Même si l’on peut noter depuis quelques années une certaine prise de conscience chez quelques producteurs, face à l’ampleur du problème sanitaire, nous sommes encore loin du compte. Il est pourtant prouvé et admis maintenant, même par la MSA (Mutualité Sociale Agricole) ou l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) que les agriculteurs et les salariés agricoles notamment, sont victimes de maladies professionnelles, souvent fatales, dues aux pesticides. On sait désormais de façon certaine que dans les zones viticoles, de plus en plus de nouveaux nés ont des malformations congénitales également dues aux pesticides.
Plus personne ne devrait nier cet état de fait et pourtant encore beaucoup d’agriculteurs se voilent la face, et refusent de voir ces conséquences, parfois même lorsqu’ils sont eux mêmes physiquement touchés.
Nous ne nions pas qu’il y ait pour certains des raisons objectives à ne pas abandonner ces pratiques agronomiques suicidaires et notamment des raisons économiques.
Mais l’on sait aussi que la croyance aux progrès techniques et une vision industrielle de la production agricole sont l’essentiel du problème. Des décennies de formations agricoles productivistes, une pression constante des représentants de l’industrie chimique et des fabricants de matériels agricoles, ont forgé ces convictions et les ont solidement ancrées dans les têtes, discréditant en prime toutes les méthodes naturelles et autonomisantes, souvent traditionnelles.
C’est de ce piège dont les agriculteurs doivent sortir d’urgence, même si cela est parfois difficile.
Et cela est possible. Chaque producteur doit avoir conscience que son avenir, à relativement court terme, passe par l’abandon du modèle industriel.
Pour notre part, nous réaffirmons donc à cette occasion que :
Oui il y a urgence à changer de modèle agricole
Oui d’autres méthodes agronomiques basées sur la diversité biologique et la revitalisation du milieu sont possibles,
Oui il est de l’intérêt général de les promouvoir et de les adopter,
Oui il est indispensable pour notre région qu’un effort à la diversification des productions soit fait et qu’il soit aidé.
Oui la reconversion est nécessaire et possible et les producteurs eux mêmes doivent s’y atteler notamment ici par les caves coopératives
Nous encourageons :
Les salariés agricoles à ne plus accepter les conditions de travail qui mettent leur santé en danger,
Les agriculteurs à se rapprocher des associations d’aide à la reconversion et à s'organiser dans les caves coopératives pour changer de pratiques agronomiques,
Les travailleurs des espaces verts ou les employés municipaux à proposer des méthodes d’entretien respectueuses de leur santé et de l’environnement
Les citoyens à initier et promouvoir des initiatives locales allant vers une agriculture naturelle et une gestion communale sensible aux problèmes environnementaux.
Nous réaffirmons que l‘agriculture industrielle n’a pas d’avenir.
Syndicat CNT des Travailleurs de la Terre et de l’Environnement de l’Hérault
Union Locale des syndicats CNT des Hauts Cantons 11 Rampe du Marché 34220 St Pons de Thomières unionlocalecnt@laposte.net

Écrit par : Union Locale des syndicats CNT | jeudi, 03 avril 2014

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Bon, puisqu'il faut expliquer les choses et que Giséle me l'a demandé :
Ce reportage est totalement a sens unique et bien trop partisan ce qui a suscité la colère des viticulteurs accusés - Accusés d'intoxiquer une personne, d'empoisonner et de stériliser les terres et le ruisseau, de perturber son potager, etc... Bref, pendant 7 minutes on leur tape dessus tous azimuts et on donne de la viticulture une image des plus négatives ! La plupart des commentaires abondent dans ce sens ce qui dénote une certaine crédulité, et si les contestataires ont été écartés...
Et cela sur la foi des dires d'une seule personne ! Car quand même la première chose que Laurence aurait dû faire lorsqu'elle a ressenti les symptômes soudains et violents qu'elle décrit, était d'en informer ''le viticulteur d'en face'', de lui demander quel produit il venait de passer puis d'aller consulter un médecin ! Cela me paraît être la simple logique avant d'accuser de tout à tort et à travers !
On ne lui pose pas la question, on n'émet aucun doute, le reportage abonde dans son sens, particulièrement avec l'encart ''danger pesticides !'' associé avec les panneaux de Vieussan et de deux viticulteurs... Aucun viticulteur n'a été interrogé avant publication.

Il faut arrêter de penser que l'agriculture évolue vers de plus en plus de traitements et de plus en plus toxiques. Au contraire, la plupart des insecticides et désherbants que l'on utilisait (et que j'utilisais) sans précautions il y a 30 ans sont maintenant interdits. D'une part parce la MSA a alerté les agriculteurs de la recrudescence de maladies dues à ces produits et d'autre part à cause de la contamination des nappes phréatiques.
La recherche phytosanitaire évolue et continuera d'évoluer vers des produits plus ciblés et moins rémanents, les risques et conditions d'emploi, sont bien mis en évidence, ce n'était pas toujours le cas autrefois. Ce n'est encore parfait, c'est sûr et les produits les moins polluants sont souvent les plus chers...
Le désherbage est en recul, les vignes sont à nouveau labourées, on ne désherbe que sur le rang et les anti-germinatif on une rémanence bien plus brève que les simazines et autres du genre... Le mieux serait de s'en passer entièrement mais on ne peut mettre des petits moutons partout et les vignes enherbées, je n'y crois pas vraiment...
La coopérative de Roquebrun impose des dates limites de traitements et ses adhérents doivent s'engager à n'utiliser que les produits autorisés en France et respecter dosages et conditions d'emploi. Laisser traîner un bidon en bord de vigne est sévèrement réprimé.

Quant aux pesticides autorisés en bio... Là je suis très dubitatif : Le souffre, OK, mais il est quand même très irritant pour les yeux si vous êtes à proximité. La bouillie bordelaise est très rémanente dans les sols, son accumulation est toxique pour les lombrics et stérilise la terre – Le pyrèthre, le fameux Pyrévert ! Naturel et peu rémanent il n'en demeure pas moins un insecticide très toxique, à large spectre, c'est à dire qu'il tue tous les insectes. Je cite : ''Tout en conservant leur label, les agriculteurs bio ont la possibilité de lutter contre la cicadelle en utilisant le Pyrevert, un extrait de fleurs séchées du chrysanthème. Toutefois, Emmanuel Giboulot* juge cette méthode mauvaise pour l’environnement, car en plus de tuer la cicadelle, cet insecticide détruit une partie de la faune qui maintient l’équilibre naturel des vignobles. Propos appuyés par Denis Thiery, directeur de l’unité santé et agroécologie du vignoble à l’Institut national de la recherche agronomique : “le pyrevert, même s’il est d’origine naturelle, est nuisible pour l’environnement : c’est un neurotoxique qui peut affecter les insectes, mais aussi les oiseaux, les animaux et même les viticulteurs selon les doses utilisées”. (*Le viticulteur récemment condamné pour refus de traiter ses vignes.)
Édifiant non ? Et j'ajoute que l'on doit porter gants et masque pour l'épandre, ne pas l'utiliser si présence d'abeilles et à moins de 50 m (!) d'un cours d'eau ! Et évidemment pas à proximité des habitations ! Ni des moutons !
Le problème est là : La réglementation trop dogmatique du bio, il existe des insecticides ciblés (donc inoffensif pour les abeilles) et pas plus rémanents pour éliminer les cicadelles (par exemple) mais ils sont interdits en bio car produits par synthèse. D'emblée toute recherche scientifique est rejetée même si elle va dans le sens de la moindre toxicité sur l'environnement. Trouverait-on normal que pour lutter contre le cancer, le sida ou la myopathie on n'autorise que des plantes médicinales ?
Et le bio ne met pas à l'abri de polluer : En Bretagne l'épandage massif de lisier de porc – produit naturel – provoque la contamination des sources par le nitrate et l'envahissement des plages par les algues vertes.
Ce qui est le plus dommageable pour l'environnement c'est la course au rendement, la productivité, l’agriculture intensive... Ce n'est plus le cas de nos vignobles, la production en AOC est limitée à 40 hectolitres à l'hectare.

Pour finir, le problème des batraciens n'est pas limité au ruisseau de Laurel, même phénomène ailleurs et dans le ruisseau du Pontil, pourtant très sauvage : Des années il y en a plein, d'autres années il n'y en a plus...
Dans mon potager je n'arrive pas à me défaire de l'araignée rouge sur les tomates ni du flétrissement des poivrons, j'essaie bien les solutions naturelles, sans résultat et je ne peux accuser l'agriculteur d'à côté : il n'y en a pas !

Écrit par : José | vendredi, 04 avril 2014

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Bonjour José
Je te remercie pour l'intérêt que tu prêtes au blog et pour le long commentaire envoyé suite à mon appel.
Pour répondre à ta première remarque, le "reportage" incriminé par les viticulteurs est un "témoignage", celui d'une personne qui exprime son vécu de 8 années au milieu des vignobles, cas extrême certes mais qui lui a permis d'observer ce qui s'y passe.
Sa prise de parole, qui est ainsi mise en avant, est tout a fait à son honneur, connaissant la vindicte qui peut émaner de groupes sociaux aux intérêts solidaires vis à vis de l'expression d'une minorité.
Ses tentatives de dialogue se sont toujours heurtées à l'hostilité et au mépris, ainsi que je le dis plus haut.
Ce sont aussi les seules réponses que j'ai obtenues jusque là, assorties de menaces.
Cependant les analyses de l'eau, du sol et le constat des maladies prouve bien la réalité des nuisances, je n'ai pu que le constater.
Il semble d'ailleurs que tu sois d'accord sur bien des points avec ces constats et que ton commentaire atteste leur véracité.
Comme tu soulignes aussi les dommages pour l'environnement induits par "la productivité"... et "La réglementation", qui va aussi dans le sens du "développement" économique, et derrière laquelle on se cache... du moment que rien n'est dit.

Et pourquoi les insultes en réponse aux interrogations ?

Tu as raison, le "bio" n'est qu'un pas. Mais pourquoi accuser "le bio"?
Pour ne pas parler des herbicides "traditionnellement" (!) répandus ?
Le vrai problème est certainement la mono culture qui va dans le sens de la course au "rendement,..." mais comment "vivre" n'est-ce pas ?
L'écologie est bien mal traitée. Mais que vaut, "aux yeux d'un être humain", la vie des grenouilles et les hérissons de nos ruelles disparus aussi, avec les cantonniers, ces petits boulots poétiques qui permettaient de "vivre de peu", mais de "vivre", tout simplement...
Peut-être est-ce le propos de Laurence qui, si elle ne cherche la fortune personnelle, n'est ni inactive, ni "accro à la fumette", mais engagée. Elle tente de vivre selon une éthique choisie et son témoignage semble bien nécessaire.
Ainsi que le signalait Margaret Mead "Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puisse changer le monde car historiquement, c'est toujours de cette façon que le changement s'est produit."
Il reste à souhaiter que le message de Laurence soit entendu, il est loin de l'agressivité et des remarques méchantes ou raisonneuses qui lui sont renvoyées en réponse.
Peut-être peux-tu lui demander quelques conseils pour tes tomates et poivrons...

Écrit par : Gisèle | vendredi, 04 avril 2014

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Bonjour à tous,
pour répondre à José, je ne pense malheureusement pas que les produits autorisée aujourd'hui soit moins dangereux que ceux que nous employons il y a une trentaine d'années et qui sont interdits maintenant.
Le jour ou on va vraiment "analyser" un vin fini, on risque d'être surpris par le nombre de produits que l'on va retrouver à l'intérieur.Certains pays le font déjà. On est bien loin de la célèbre phrase de Pasteur : " le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons."
C'est bien triste........... et bien plus triste encore est la crédulité ou l'inconscience de certains.Ne te sens pas visé, je parlais en général.
Cordialement à tous.

Écrit par : boudiou | samedi, 05 avril 2014

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Pour Boudiou : "Le jour ou on va vraiment "analyser" un vin" Avec des si, avec des suppositions infondées, c'est facile de prétendre ce que l'on veut ! Il y en a même qui sont persuadés que les avions nous balancent des produits chimiques... Faites donc vos analyses avant d'affirmer ! Je signale quand même qu'il s'en fait et bien plus qu'avant ! Certaines par les associations de consommateurs que l'on ne peut accuser de crédulité ou de complaisance... A moins de voir des complots partout !

Écrit par : José | samedi, 05 avril 2014

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« Il y aura toujours dans la foule un crétin qui, sous prétexte qu'il ne comprend pas, décrétera qu'il n'y a rien à comprendre. »

Écrit par : Péplum | vendredi, 25 avril 2014

"Je trouve que Cécile est loin du sujet de la discussion : l'utilisation massive des produits dangereux.
Son commentaire ne cause que d'allocs, d'hebergement à l'oeil, de boulot... "
Relisez bien, Ingrid.
Ce que je dis c'est qu'à un moment donné il faut choisir un moindre mal. Si on continue d'emmerder les viticulteurs, les agriculteurs, etc... Ils vont tout arrêter, vendre aux hollandais et Vieussan deviendra un village mort, avec 2000 habitants juin, juillet et aout.
Et oui, je trouve en plus scandaleux de mordre la main qui nous nourrit, même si effectivement c'est hors sujet.

"Pourquoi le choix de vie de Laurence te rend-il si agressive ? Peut-être n'as-tu pas fait les bons choix ? Reviens dans ton pays..."
Son choix ne me rend absolument pas agressive. Chacun est libre de faire ce qu'il veut de sa vie. Par contre ce qui m'énerve c'est qu'elle veuille imposer sa vision aux autres!! Que les personnes qui ne font pas comme elle sont automatiquement de grands méchants!
Il y a des gens qui n'en ont absolument rien à faire du bio, des shampooing aux algues de Tanzanie et de l'électricité de barrage de Castor Canadien! Il y a des gens qui se régalent avec de l'huile de palme, qui adorent leur tuperware au paraben!! Chacun est libre de ses choix!!
Que ça la fasse chier, je comprend. Mais qui est-elle pour aller taper sur le pauvre petit vieux qui fait sa vigne? Il y a des lois, des normes, etc... Si les viticulteurs ne respectent pas, alors ce sont les services sanitaires qui doivent gérer ça.
Revenir? Pour être jugée et montrée du doigts par des Laurence parce que je n'adhère pas à ce mode de vie? Très peu pour moi!

"Il est dommage que sous prétexte de propriété, de rentabilité, certains oublient que la première nécessité de la vie c'est l'eau, et l'air que nous respirons tous..."
Ho bah alors allons-y gaiement!!! Arrêtons tout!! Non mais ouvre les yeux "Josette"!!! La première nécessité de la vie aujourd'hui c'est de terminer son mois!!! On n'est pas dans Disney! Si tu veux vivre en communion avec la nature et parler avec des oiseaux bleus, va faire KhoLanta!
Vous voulez vraiment tuer la région? Vous avez une vraie solution à proposer aux viticulteurs? Si c'est si simple et si évident.... Allez-y!!!
Ha!! C'est facile de se plaindre...

Ils ne sont pas en train de tous nous tuer, là!!!! Ce reportage est insultant, et vise des personnes en particulier, ça sens la vendetta d'une précédente embrouille au milieu des vignes. Sous couvert de pollution tout ce qu'on voit ce sont des rancoeurs personnelles.
Il est là le hors sujet.

Écrit par : Cécile | lundi, 07 avril 2014

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Et merci à "cracin" pour son lien direct vers l'utopie.
Avez vous bien TOUT lu?
15 années pour un résultat!!!! Ils font quoi, pendant 15 ans, papys... ? Et tous les autres? ils vivent d'eau fraiche et d'air pur? Ils mangent des cuisses de grenouilles?
Tout le monde ne peut pas se permettre de faire ça!
Même les utopistes en question. J'ai compté :
15 vins, seulement un seul en zéro traitement, et 3 bios...

J'ai proposé une vigne à deux viticulteurs qui font du bio... Résultat : pas possible, pour tout un tas de raisons, personnelles, matérielles, financières certainement, etc...
Alors la vigne, elle va devenir quoi? Une friche!

Si c'est ça que vous voulez...

Écrit par : Cécile | lundi, 07 avril 2014

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Le tribunal correctionnel de Dijon s’est prononcé dans l’affaire Emmanuel Giboulot. Celui-ci a été déclaré coupable et condamné...
Voilà Emmanuel jugé comme un délinquant pour avoir voulu préserver la santé des consommateurs...

Soutenez-le en signant la pétition :

http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php

Écrit par : Augustin | mercredi, 09 avril 2014

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L'influence grandissante des lobbys de l'agrochimie auprès des institutions européennes et le détournement du processus démocratique se met en place au profit d'une petite poignée d'intérêts particuliers.
Il est encore temps d’agir : pour contrer l’influence des lobbys agrochimiques et obtenir une réelle interdiction des pesticides tueurs d’abeilles, un moyen de pression exceptionnel se présente à nous - les élections européennes de Mai 2014.
La vente du seul imidaclopride, l'un des néonicotinoides tueurs d'abeilles partiellement interdit en Europe, rapporte à lui seul plus de 2,6 milliards de dollards chaque année à la firme Bayer qui le commercialise -
Signez l'Appel aux futurs députés européens pour faire interdire définitivement les pesticides tueurs d'abeilles en Europe :
http://actions.pollinis.org/actions/europe_et_pesticides_tueurs_abeilles/
europe_et_pesticides_tueurs_abeilles

Écrit par : Pollinis | jeudi, 10 avril 2014

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La viticulture est la première à donner d'elle-même une image négative lorsqu'elle refuse de se poser la moindre question sur ses pratiques, lorsqu'elle impose une omerta sur ce sujet et lorsqu'elle utilise les produits phytosanitaires sans même en respecter les conseils d'application.

Plus globalement, l'agriculteur n'est qu'un maillon de la chaîne qui conduit à des épandages massifs de ces produits (politique agricole, laboratoires phytosanitaires, études sanitaires faites ou financées par les labos, fabricants de machines agricoles, formation des techniciens agricoles...). Et au bout de la chaîne la grande distribution qui étrangle économiquement les producteurs.
Un maillon qui a été informé, formé, conseillé, je dirais presque « formaté » pour faire partie de cette chaîne, à qui on explique depuis plusieurs décennies que l'avenir de l'agriculture, c'est cela, comme le dit José, la « recherche phytosanitaire » au point qu'il en arrive à penser que l'herbe, c'est sale. Et à qui on a menti (et on ment toujours) sur la nocivité de ces produits, pour lui, son entourage et l'environnement. Oui, certains produits ont été interdits quand la MSA s'est rendu compte qu'ils étaient responsables de trop de maladies, voir de décès chez les agriculteurs et d'autres le seront encore (un insecticide, le Turkoise, a été retiré définitivement au 30/08/2013).

Ainsi la simazine (désherbant) ou le pyralesca (fongicide à base d'arsenic - cancérigène) ont été interdits (2002), malheureusement on en retrouve encore dans l'eau en Languedoc Roussillon, alors que leur durée de demi vie est au plus de 2 ans. Pourtant le pyralesca a tué.
http://aquitaine.france3.fr/2013/10/14/pesticides-utilises-sur-les-vignes-la-famille-d-un-viticulteur-bordelais-porte-plainte-338503.html
Non, le désherbage n'est pas vraiment en recul. On peut passer du désherbant (round up et/ou désherbant de pré-levé) et labourer ensuite. En descendant vers Béziers en ce moment, on peut voir dans les vignes de bord de route, l'herbe commencer à jaunir en ce moment et quelques jours plus tard les même vignes sont labourées.
Oui, il est fortement recommandé de ne passer du désherbant que sur le rang.
Suite au Grenelle de l’environnement (chose politique largement insuffisante), et afin de diminuer l'épandage des produits phytosanitaires, le certiphyto a été créé, obligeant tous les professionnels utilisateurs de ces produits, qu'ils soient agriculteurs ou qu'ils travaillent pour une collectivité, à suivre cette formation pour avoir le droit d'en acheter.
Il y est demandé de n'utiliser que 3 kg de matière active de glyphosate (désherbant) par hectare et par an (ce qui effectivement ne permet de traiter que le rang), de ne pas désherber les tournières (afin de retenir au maximum les produits sur la parcelle), de respecter les distances de non traitement par rapport aux cours d'eau indiquées sur les fiches techniques car ils sont très toxiques pour les milieux aquatiques, de faire le premier nettoyage des appareils de pulvérisation sur la parcelle (ce qui implique d'avoir une cuve d'eau, parfois intégrée à l'appareil), de ne pas traiter à plus de 19 km/h de vent (ce qui correspond au frémissement des feuilles dans les arbres) car les distances de non-traitement par rapport aux habitations ont disparues, alors que les délais de non retour à la parcelle peuvent aller jusqu'à 48h pour la santé du viticulteur.
On peut trouver ici les fiches techniques des produits (indiquées par les fabriquants !) : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/
On voit que certains insecticides ont des distances de non traitement de 20 m (parfois même 30m ou avec une bande de 5m enherbée) par rapport aux cours d'eau pour « protéger les organismes aquatiques », mais c'est aussi le cas d'anti oïdium comme Hoggar ou Prosper et d'anti mildiou comme Almanach flash couramment utilisé.
Il est de l’intérêt de tous les utilisateurs de pesticides de suivre ces recommandations. Mais hélas ce n'est pas toujours le cas.

Certes le souffre est irritant pour les yeux et peut provoquer des allergies, mais certains de ces produits sont neurotoxiques, « cancérigènes suspectés » ou perturbateurs endocriniens. Depuis plus de 10 ans, le Professeur Charles Sultan, professeur en endocrinologie pédiatrique et responsable du groupe INSERM CHU de Montpellier fait des recherches sur les enfants qui naissent « semi hermaphrodites » ? http://pesticides-etudes.blogspot.fr/2003/03/malformations-du-sexe-des-bebes-une.html

Certes le pyrètre utilisé en bio n'est pas un insecticide sélectif, par contre il existe pour le vers de la grappe le bacillius thuringiensine plus sélectif, mais plus cher.
Le mieux étant évidemment de ne pas mettre d'insecticide, mais pour cela il faut pouvoir compter sur les insectes auxiliaires, comme la coccinelle ou les trichogrammes (mini guêpes qui parasitent les œufs de tordeuses) qui vont se charger d'éliminer les insectes nuisibles, ce qui implique d'avoir encore une biodiversité de plantes et d'insectes de plus en plus en régression du fait de l'agriculture « traditionnelle ». C'est le serpent qui se mord la queue.
C'est pour cette raison qu'Emmanuel Giboulot est en bio depuis 1985 et en biodynamie depuis 1996. Et ses vignes n'ont pas périclité pour autant.
http://rhone-alpes.synagri.com/synagri/pj.nsf/TECHPJPARCLEF/11956/$File/WEB-auxiliaires-vigne.pdf

On peut avoir un déséquilibre dans son potager alors qu'on se croit loin des zones d'épandages, mais une étude de scientifiques américains montre que l’utilisation de pesticides agricoles a un impact sur la contamination des habitations avoisinantes, et donc de l’air que respirent chaque jour leurs habitants, dans un rayon (1250m) bien plus important qu’on ne le pensait auparavant.

François Veillerette, porte-parole de Générations Futures : «Au lieu de vouloir nier les conséquences environnementales de l’usage immodéré des pesticides, le monde agricole devrait enfin accepter que nous sommes face à un vrai problème de santé publique et que nous devons, ensemble, chercher à mettre en œuvre des formes d’agricultures moins dépendantes des pesticides, afin de respecter au mieux la santé des utilisateurs eux-mêmes, et celles des consommateurs et des riverains.»
http://pesticides-etudes.blogspot.fr/2011/02/des-pesticides-agricoles-plus-d1km-du.html

Et pour en revenir au plan Ecophyto 2018 qui promettait de réduire l’usage de pesticides de 50 % en dix ans. Trois ans après son lancement, aucun progrès. En 2011, le volume de pesticides consommés a même augmenté ! Il semble que les 41 millions d’euros dépensés pour ce plan fantôme ont surtout servi… à de la communication, pour faire croire au changement..

Comme le disent eux-même certains agriculteurs, il faut sortir du déni :
Pour des agriculteurs comme Paul François, victime de pesticides président de l’association Phytovictimes, la diminution des pesticides doit passer par une reconnaissance du mal que ces produits font. « Il y a un déni terrible dans la profession », affirme-t-il. Ce tabou fait d’ailleurs craindre aux plus pessimistes un nombre alarmant de victimes dans les années à venir. Si le silence commence à être rompu dans certains coins de campagne, il reste quand même très pesant. « Le fait que ces produits soient en libre service n’aide pas à prendre conscience du danger. »
Les vendeurs de pesticides s’appliquent avec zèle à masquer les dangers mortels de ces produits. L’appellation qu’ils se donnent – « Syndicat professionnel des industriels de la protection des cultures » – annonce, à elle seule, tout leur programme de communication.
http://www.bastamag.net/Pesticides-le-changement-c-est

Il faut préciser qu'une bonne partie de ces produits ne se retrouveront pas dans le vin. Du fait du délai avant récolte et de leur rémanence, ils auront diminués au moment des vendanges, mais c'est surtout le processus de fermentation qui les détruit, destruction qui se poursuit avec la filtration et le vieillissement du vin. Il est sans doute beaucoup plus dangereux pour la santé de manger du raisin de table ou des pêches, des pommes (qui peuvent avoir plus de 40 traitements) achetés dans la grande distribution, surtout s'ils viennent d'Espagne ou d'Italie....que de boire du vin.
http://www.larvf.com/,vins-viticulture-pesticides-analyse-laboratoire-excell-danger-enquete,13182,4243981.asp

Écrit par : Kermit | jeudi, 10 avril 2014

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« ...Une démarche visant à réduire l’usage de ces produits en raison de leur impact sanitaire - en premier lieu sur les agents en charge des espaces verts - de la pollution de l’eau engendrée et des dégâts causés à la biodiversité.» :

http://www.liberation.fr/politiques/2014/04/09/royal-demande-aux-maires-de-ne-pas-utiliser-de-pesticides-dans-les-espaces-verts_994518

Écrit par : Paul | vendredi, 11 avril 2014

Une animation qui montre l'homme et son rapport avec la nature. Une vidéo qui fait ouvrir les yeux mais gare à la fin de l'histoire...
MAN: La Cruauté De L'homme Illustrée Dans Un Dessin-animé http://www.regardecettevideo.fr/video/1202/man:-la-cruaute-de-l-homme-illustree-dans-un-dessin-anime

Écrit par : stef | jeudi, 10 avril 2014

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Mais enfin ! On est pas tout seul ici... Il faut arrêter le massacre !
http://www.liberation.fr/sciences/2013/05/07/les-abeilles-sont-tombees-comme-les-mouches-aux-etats-unis_901646

Écrit par : Phil | vendredi, 11 avril 2014

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merci phil de tes infos et ta reaction thierry

Écrit par : guiraud | vendredi, 11 avril 2014

Pour information un article édifiant concernant : Cancers dans le monde agricole : « on sous-estime l'impact des pesticides » http://www.sudouest.fr/2012/04/07/on-sous-estime-l-impact-des-pesticides-681244-2780.php

Écrit par : Andy | vendredi, 11 avril 2014

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Victimes des pesticides une nouvelle victoire!

"Après 7 ans de combat, une salariée viticole, Mme S. obtient la reconnaissance pour faute inexcusable de son employeur du fait d’une exposition aux pesticides lui ayant causé des problèmes de santé..."

http://www.generations-futures.fr/pesticides/victimes-des-pesticides-une-nouvelle-victoire/

Écrit par : Générations Futures | vendredi, 11 avril 2014

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Voila quelques articles sur les pesticides en agriculture (viticulture y compris), vu de l'aspect de la santé des agriculteurs. La Commission Européenne suit ces questions de près :

http://www.env-health.org/news/newsletters/article/heal-newsflash-april-2014

http://www.env-health.org/

Écrit par : François | lundi, 14 avril 2014

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Bonjour,

La responsabilité engagée est surtout celle des politiques. Bien qu'alertés sur ces dangers ils refusent de prendre les mesures urgentes qui s'imposent.

Consommateurs, riverains et viticulteurs doivent s'unir pour que les méthodes changent pour le bien de tous.

Bon courage à vous et continuez à dénoncer le mal que peuvent faire ces produits, à tous.

http://allassacongfpesticides.blogspot.fr/

Écrit par : Ursus | mardi, 15 avril 2014

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Tiens, ça me rappelle "Vino business", l'ouvrage d'Isabelle Saporta, qui, depuis sa parution, déclenche la polémique. "Un petit milieu, fermé et violent, avec ses grands seigneurs et ses proies," c'est ainsi que la journaliste décrit Saint-Émilion dans son livre Vino Business...
l ne faut pas oublier comment son enquête a débuté et lui a donné envie de creuser, d'aller sur le terrain... deux ans dans les vignes.
http://www.larvf.com/,vino-business-isabelle-saporta-bordeaux-saint-emilion-investisseurs-vignerons-proprietaires-revelations-vignoble,4364054.asp

Écrit par : marie France | mercredi, 30 avril 2014

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Le territoire « vigne » concerné par la surmortalité... déjà en 2011 !

http://www.sudouest.fr/2011/09/23/surmortalite-dans-les-vignes-506824-757.php

Écrit par : Chris | samedi, 06 septembre 2014

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