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mardi, 15 septembre 2015

Votre chronique : Alerte ! Suzukii la mouche ravageuse, déprime la production française de fruits

Une Alerte à considérer...

http://reporterre.net/Alerte-Suzukii-la-mouche-ravageuse-...

Extraits :
"Reste l’arme réputée la plus efficace contre cette drosophile : un insecticide, le diméthoate.« Il est réputé très dangereux donc très efficace. Et en plus c’est le traitement le moins cher », reprend Emmanuel Aze. La molécule était presque interdite en Union Européenne en raison de sa haute toxicité,mais avec l’arrivée du ravageur, la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) a demandé des dérogations.

Le diméthoate, un insecticide très puissant

« C’est la seule molécule qui tue à la fois les adultes et les larves, justifie Luc Barbier, président de la FNPF. On voudrait surtout avoir la possibilité de traiter après la récolte, pour ramener au plus bas possible la population de drosophiles avant l’hiver. Il faudrait que ce soit rendu quasi obligatoire sur l’ensemble des fruits qui permettent de nourrir la drosophile suzukii, sinon cela ne fonctionnera pas. C’est le principe de la vaccination. »

Emmanuel Aze, lui, a refusé de traiter avec ce produit. En charge du dossier de la drosophile suzukii pour la Confédération paysanne, il s’est battu pour limiter l’utilisation du diméthoate. Finalement, un seul traitement, sur les cerises, à demi-dose, jusqu’à quatorze jours avant la récolte, a été autorisé.

Mais il s’inquiète : « L’an dernier, il y a eu des rumeurs convergentes et persistantes selon lesquelles certains producteurs traitaient tous les trois jours. Sur les marchés, entre paysans, il se disait qu’il ne faut pas manger de cerises, qu’elles étaient toxiques... » La Confédération paysanne a demandé plus de contrôles pour éviter les excès, une requête restée sans réponse."

voir la fiche de toxicité du diméthoate (lien en bleu dessus) et les risques pour l'homme, les abeilles, les oiseaux, les amphibiens...

2 articles à lire :
http://www.limousin.synagri.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/...
http://www.myrmecofourmis.fr/Guepes-parasitoides-de-Droso...


http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2014/10/...

Des scientifiques ont par ailleurs récemment montré qu’au moins deux espèces de guêpes parasitoïdes présentes en Europe, Trichopria drosophilae et Pachycrepoideus vindemmiaeétaient capables de tuer les nymphes de Drosophila suzukii [9]Ces parasitoïdes pourraient être un bon moyen de lutte biologique, la lutte chimique via des insecticides étant très inefficace contre ces parasites (entre autres car le cycle de vie très rapide de la mouche obligerait à traiter en permanence).
http://www.myrmecofourmis.fr/Drosophila-suzukii-la-drosop...

Les chercheurs d’un laboratoire situé à Lyon ont ainsi testé la capacité de différentes minuscules guêpes parasitoïdes [2] de drosophiles à tuer les larves et nymphes (ou "pupes") de Drosophila suzukii [3]. Ils ont d’abord collecté cinq espèces de guêpes parasitoïdes communes capables de parasiter les espèces de drosophiles locales [4] puis leur ont fourni des larves et pupes de drosophiles invasives. Cela leur a permis de déterminer si ces guêpes étaient capables de parasiter et de tuer Drosophila suzukii.

Parmi ces cinq espèces, Leptopilina boulardiLeptopilina heterotoma et Asobara tabidapondent leurs oeufs dans les larves de drosophiles, et les deux autres, Trichopria cf drosophilae et Pachycrepoideus vindemmiae, pondent leurs oeufs dans les pupes des drosophiles.

Trichopria cf drosophilae et Pachycrepoideus vindemmiae parviennent à détecter et à reconnaître les pupes des drosophiles, et après les avoir brièvement inspectées, elles percent la pupe avec leur ovipositeur et y pondent un oeuf qui se développe à l’intérieur. Quand l’oeuf d’une de ces deux espèces de guêpes parasitoïdes éclot dans la pupe, il dévore la nymphe de la drosophile et la remplace, avant de se transformer lui aussi en nymphe puis en une nouvelle guêpe adulte.

Mais face aux trois autres espèces de guêpes, les larves de drosophiles ne se laissent pas faire [5]. Ainsi, les guêpes de l’espèce Asobara tabida sont incapables de pondre dans les drosophiles [6], et malgré le fait que Leptopilina boulardi et Leptopilina heterotoma parviennent à pondre leurs oeufs dans les larves de drosophiles, les larves de ces deux espèces de guêpes n’arrivent pas à s’y développer correctement. Les oeufs des guêpes sont en effet bloqués par un mécanisme dit d’encapsulation : le système immunitaire des larves de drosophiles entoure et isole les oeufs des guêpes parasitoïdes qui ne peuvent donc plus se développer correctement. Ce mécanisme de défense est courant chez les animaux hôtes d’espèces parasitoïdes. Mais certains parasitoïdes ont trouvé le moyen de s’y adapter et injectent un virus détruisant le système immunitaire de l’hôte en même temps qu’ils injectent leur oeuf...

Deux espèces de guêpes parasitoïdes de Drosophila suzukiiTrichopria cf drosophilae etPachycrepoideus vindemmiae, sont donc présentes en France et sont capables de tuer et de se développer dans cette espèce de drosophile invasive. Même si ces guêpes ne seraient attirées dans les vergers que par la présence de fruits déjà abimés (donc lorsqu’il est déjà trop tard pour les fruits en question), elles pourraient tout de même parasiter les pupes formées sur les fruits pourris et permettre de contrôler et de limiter la génération de drosophiles suivante.

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