compteur internet
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

vendredi, 04 décembre 2015

Hauts Cantons : Ciné-Débat proposé par la CNT ce 4 décembre à Saint Pons

Ce vendredi 4 décembre à 20 h 30 à la Salle sous la mairie de Saint Pons de Thomières, la CNT, attachée à la lutte contre l'éolien industriel, propose le film documentaire : Somos viento (Nous sommes le vent, la mer et l’air, notre vie et notre lutte) Film réalisé par Kolectivo Kolibri au Mexique.

Afficher l'image d'origine

L’isthme de Tehuantepec dans l'État d’Oaxaca, Mexique) est une des régions les plus venteuses du monde. Pour cette raison, depuis 1994 se construisent beaucoup de parcs éoliens, promettant le développement mais en réalité trompant les propriétaires terriens.

En 2012, un des nombreux conflits s’intensifia par la tentative de construction du parc éolien de San Dionisio del Mar. Plusieurs communautés issues de différents villages indigènes s’unissent alors pour résister au mégaprojet.

"Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend"

"Le documentaire Somos viento (Nous sommes le vent) se concentre sur les réalités et opinions des habitants de cette région, donnant la parole à ceux qui n’apparaissent pas dans les médias de masse. De plus, il montre le discours de l’« énergie verte » et du « développement propre », offrant un panorama plus large pour nous aider à comprendre la logique et le fonctionnement de ce genre de méga projets.

Du 28 Novembre au 12 Décembre 2015, à Paris, se déroulera la COP 21, « conférence des Nations Unies sur les changements climatiques ». Présentée comme celle de la dernière chance, elle n’a qu’un seul objectif : permettre à 195 chefs d’État et des milliers d’industriels de reverdir leur image.

Même officiellement, il n’est pas question de mettre fin à la pollution qui rend ce monde chaque jour plus invivable, mais de « maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C »Il s’agit en fait de statuer sur la quantité de pollution acceptable... La dégradation de l’environnement n’est qu’une variable économique. On ne s’en préoccupe que lorsque elle compromet de futurs profits économiques, ou mieux : si elle ouvre de nouvelles perspectives de "croissance".

Contact : UNION LOCALE – CNT des Haut Cantons 11 rue de la Rampe _ St-Pons de Thomières - Permance tous les mercredis de 10 h à 13 h contact : unionlocalecnt@laposte.fr.

Commentaires

Naomi Klein à Paris le 1er décembre 2015 :
"Quels seront les moyens réellement affectés à la lutte contre le réchauffement pour les pays en développement ? L'enjeu est crucial. Si ces financements sont à la hauteur, si des décisions sont vraiment prises pour permettre les transferts de technologie, cela permettrait aux pays du Sud de franchir à saute-mouton l'étape des énergies fossiles et de passer directement aux énergies renouvelables. Ce serait une manière bien plus équitable de créer de l'énergie, dans la mesure où il s'agit de systèmes décentralisés et citoyens, où les communautés peuvent garder la main sur la production d'énergie. Cela peut changer la donne. A partir du moment où nous avons des modèles qui sont meilleurs que le modèle actuel, ils peuvent se répandre très vite. Mais nous avons pour l'instant écouté de magnifiques discours. Et juste des discours…"
http://www.telerama.fr/monde/naomi-klein-nous-n-avons-pas-besoin-d-un-miracle-energetique-nous-avons-besoin-de-democratie,135101.php

Écrit par : Voltaire | vendredi, 04 décembre 2015

Etats, diplomates, industriels, banquiers... Ils ne sont pas la solution mais le problème

Une ouvrière morte d’un cancer lié à l’amiante, un viticulteur ayant une maladie causée par les pesticides, une famille obligée de stopper son activité de petite-pêche à cause d’une modification de l’écosystème, des enfants nés avec des déformations physiques liées à Tchernobyl... Voici quelques exemples de ce que produisent les pollutions et changements climatiques liés aux activités de production du système industriel et capitaliste.
Le monde du travail en première ligne

Les enjeux environnementaux et climatiques touchent directement les classes populaires, en France et à travers le monde. En effet, elles sont les premières à être au contact des substances polluantes et dangereuses pour la santé. La mondialisation capitaliste fait davantage peser les risques sur les populations des pays les plus pauvres où les réglementations du travail et environnementales sont quasi-inexistantes. Les mineurs de Bolivie, du Pérou, les ouvrières et ouvriers du textile en Inde en sont des symboles. Mais les pays occidentaux, eux aussi, laissent leur population mourir des suites de maladies professionnelles directement liées à un environnement de travail pollué.
Toute la population concernée

Au delà des populations en première ligne face à la pollution, de Paris à Pékin, de Los Angeles au Caire, les habitants des grandes villes suffoquent. Si les paysans du monde souffrent du diktat de Monsanto et autres producteurs de pesticides et OGM, c’est l’ensemble des individus qui est victime d’une gestion agricole désastreuse qui se fait au détriment des intérêts du monde paysan et de la santé du peuple. Les classes sociales les plus aisées peuvent se permettre de sélectionner les produits qu’ils mangent car ils en ont les moyens et le temps. Mais ce privilège n’est pas accessible à la majorité qui doit se contenter des produits plein de pesticides. Face à la pollution, les inégalités de classes sont marquantes.
Les populations du Sud, encore victimes du capitalisme occidental

La question des migrations climatiques sera de plus en plus importante et nous voyons déjà la répression qui s’abat en ce moment en Europe. Les frontières se ferment et les mers deviennent des cimetières que ce soit en Méditerranée ou à Mayotte. L’Europe, peuplée d’environ 740 millions d’habitants, se dit en crise parce qu’environ 700 000 personnes sont venues se réfugier depuis le début de l’année. Quelle blague quand le Liban (4,5 millions d’habitants) se démène pour la survie de presque 1,5 millions de réfugiés syriens ! Or le réchauffement climatique risque de pousser des centaines de millions de personnes à quitter leur terre. Des zones entières comme le Sahel ou les archipels du Pacifique sont déjà sous une menace grave ...

En outre, les dérèglements climatiques et les pollutions multiples sont directement liés à l’exploitation capitaliste des ressources naturelles et à la recherche des plus grands profits pour une extrême minorité. Ces bénéfices se font, à l’échelle planétaire, le plus souvent dans le mépris total de la moindre norme environnementale et dans le mépris de la santé des travailleurs.
Ils nous polluent l’air avec leur COP21

Face à cette situation gravissime, la COP21 est une véritable provocation. Elle réunit les États responsables des activités polluantes et criminelles qui ont construit leurs économies sur l’exploitation de la planète et des travailleurs. Les négociations ne peuvent pas être à la hauteur de ce qui est indispensable pour la planète et le genre humain. Les représentants du patronat mondial et des États ont un seul souci : maintenir leur puissance économique et leur domination. D’ailleurs les engagements pour les réductions d’émission de gaz à effet de serre n’ont jamais été tenus. Mais, en plus d’être inutiles, leur déplacement et leur présence nous polluent l’atmosphère. Le déploiement sécuritaire et le gaspillage d’argent public sont inadmissibles quand la population de Seine-Saint-Denis, et plus largement les classes populaires, souffrent du chômage et de la destruction des services publics.
Sortir du capitalisme ou mourir

Face aux enjeux climatiques des solutions existent pourtant : résoudre le chômage par le partage du temps de travail et non par la relance de la production
- détruire le diktat de Monsanto et des producteurs de pesticides permettre la production autogérée des énergies renouvelables et vertes appliquer des normes environnementales et de droit du travail partout sur la planète. contrôle en démocratie directe des projets d’aménagements

Et bien sûr, mettre fin au capitalisme et à ses conséquences barbares pour les peuples !

http://www.cnt-f.org/etats-diplomates-industriels-banquiers-ils-ne-sont-pas-la-solution-mais-le-probleme.html?utm_source=fil-actus&utm_medium=link&utm_campaign=home&utm_content=article-1

Écrit par : Union Locale CNT | mardi, 15 décembre 2015

Pour ceux qui ont raté la rencontre, le documentaire est visible sur le lien: https://www.youtube.com/watch?v=JaV56DYy1NU

Écrit par : René | vendredi, 18 décembre 2015

Les commentaires sont fermés.