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vendredi, 20 janvier 2017

Minervois, St -Ponais, Orb-Jaur : un goût d’amertume

L’élection de l’exécutif ne passe vraiment pas chez certains...

« Je ne supporte pas la malhonnêteté intellectuelle. Je ne fonctionne pas comme ça. » Une semaine après l’élection du bureau exécutif de la nouvelle communauté de communes Minervois, SaintPonais, Orb-Jaur, Gérard Marcouïre, maire d’Olonzac et ancien président du Minervois, n’a toujours pas digéré l’élection de l’exécutif de la nouvelle entité.

S’il avait accepté de ne pas se présenter à la présidence pour laisser le fauteuil à Josian Cabrol, élu d’opposition à Saint-Pons, il ne s’attendait pas à se voir exclu du bureau constitué par les représentants des trois territoires (quatre vice-présidences chacun). Résultat : les premiers magistrats d’Olonzac et de Saint-Pons (le maire, Georges Cèbe, a subi le même sort), qui repré- sentent 25 % des 14 706 habitants de la nouvelle intercommunalité, n’auront pas voix au chapitre.

Alors, Gérard Marcouïre pose une double question : « Estce que c’est parce que je me suis opposé à cette fusion qui n’a pas de sens territorialement, ou parce que j’ai mis mon nez dans les finances d’Orb-Jaur, jusqu’alors présidée par Jean Arcas, qu’il en a été ainsi ? » Peut- être un peu pour les deux raisons... «Toujours est-il qu’il y a quelqu’un qui tire les ficelles derrière », insiste le premier magistrat d’Olonzac, suggérant, à mots à peine couverts, le nom du président du Département, Kléber Mesquida.

Le conseil municipal d’Olonzac s’interroge Jean-Luc Barthès, ancien maire de Colombières, qui dit se réclamer « de nombreux maires qui, pour préserver les intérêts de leurs communes, ne veulent pas s’exprimer » et qui a siégé au sein de la communauté Orb-Jaur, va plus loin. Dans un communiqué adressé à notre rédaction, l’ancien élu estime que Kléber Mesquida, après avoir « choisi son fidèle, parmi les fidèles compagnons de route », Josian Cabrol, « devait régler ses comptes ». Alors, toujours selon lui, si la désignation de Jean Arcas au poste de premier vice-président n’a été qu’une formalité « toutes les exigences du pré- sident du Département allaient être satisfaites puisque Gérard Marcouïre, qui s’était présenté contre lui aux élections départementales et Georges Cèbe, qui l’avait battu aux dernières municipales, ne disposent d’aucun mandat (...).

C’est une grande première que les deux maires des deux plus grandes villes de la communauté soient écartés des responsabilités. Josian Cabrol, élu d’opposition à SaintPons, a moins de légitimité que Georges Cèbe ».

En attendant, Gérard Marcouïre ne s’en cache pas : il a beau être simple délégué au sein de la communauté, il sera « vigilant, très vigilant même, sur chaque point inscrit à l’ordre du jour des conseils communautaires, à commencer par les finances ». Déjà, le conseil municipal d’Olonzac s’est interrogé sur les conventions relatives à la mise à disposition de locaux (crèche, centre de loisirs...) à la nouvelle intercommunalité : la voix prépondé- rante du maire a fait la diffé- rence « dans l’intérêt des enfants ». « Mais une convention se renouvelle tous les trois mois », préviennent plusieurs adjoints de Gérard Marcouïre. La vie n’est décidément pas un long fleuve tranquille dans l’ouest Hérault... ARNAUD CHABÉ achabe@midilibre.com

RÉACTION Kléber Mesquida nie toute pression sur les élus « Significatif d’un manque de confiance »

Mis en cause, le président du Département, Kléber Mesquida, nie farouchement une quelconque intervention dans l’élection du bureau exécutif de la communauté de communes. Pour lui, « l’ancien maire de Colombières ne fait plus partie du jeu et veut régler ses comptes politiquement. Quant à Gérard Marcouïre, je le mets au défi de trouver un maire qui ait reçu un coup de fil de ma part ». Pour le député, le maire d’Olonzac n’a pas été élu à la vice-présidence pour une seule raison : « Il s’est opposé jusqu’au bout à cette fusion. Aussi, les élus se sont dit : “Tu t’es opposé au projet de territoire et maintenant tu veux la vice-présidence ?”. C’est significatif d’un manque de confiance. Probablement qu’il n’était pas dans la construction... » Le président du département insiste : « Rien n’empê- chait Jean Arcas ou Gérard Marcouïre à se présenter à la présidence : ils se sont désistés. Après, c’est le jeu démocratique. Depuis un an, les élus travaillent pour leur projet : je pense que Gérard Marcouïre est dans la rancœur. Quant à moi, même si ce territoire me tient à cœur, j’ai beaucoup à faire au Département ».

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