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dimanche, 15 octobre 2017

Hérault : Procès des Faucheurs Volontaires d'OGM à Béziers ce mercredi 18 octobre

Faucheurs Volontaires d'OGM pour dénoncer publiquement les effets nocifs du Roundup

"Les Faucheurs Volontaires d'OGM se sont mobilisés le 19 mars 2016 sur tout le territoire français pour dénoncer la vente des pesticides et notamment du Roundup contenant du glyphosate et des co-formulants hautement toxiques. Ils se sont introduits dans 34 magasins et ont peint les bidons concernés.

12 Faucheurs (-ses) Volontaires sont en procès à Béziers le mercredi 18 octobre pour être intervenus dans un magasin de Pézenas.

La région du Languedoc Roussillon est largement utilisatrice de Roundup ou d'herbicides à base de glyphosate (plus de 4000 tonnes annuelles). Selon la direction de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse  sa concentration peut dépasser localement 200 fois la norme.

Les Faucheurs Volontaires mènent un combat contre les OGM et l'agriculture industrielle qui les utilise. Il y a un lien direct entre les herbicides et les OGM : en effet la majorité de ceux-ci sont des OGM rendus tolérants aux
herbicides, que ce soit par la méthode de la transgenèse, mise en place à la fin des années 90, ou par les méthodes de mutagenèse plus récentes.
Les OGM transgéniques ne sont plus cultivés en France, mais le sont ailleurs et sont importés massivement pour nourrir nos animaux d'élevage. Dans les pays où ils sont cultivés, les épandages d'herbicides sont la cause de morts, de malformations et de maladies intolérables.
Des OGM mutés sont cultivés en France ce sont essentiellement du tournesol et du colza (150 000 ha environ) : ce sont des éponges à pesticides et les résidus d'herbicides se retrouvent dans les huiles alimentaires et dans l'eau potable, c'est à dire dans nos assiettes et dans nos verres.

Alerter sur un problème majeur de santé publique 

     "Les Faucheurs Volontaires, par cette action du 19 mars 2016, ont voulu alerter sur : 

    - le problème majeur de santé publique que provoque l'utilisation des herbicides et en particulier du                glyphosate classé en 2015 comme « cancérogène probable » par le CIRC, centre de Recherche sur le Cancer

     - les dangers liés à la dispersion du glyphosate (ou de son métabolite l'AMPA) et de ses co-formulants             hautement toxiques 

     - la soumission des pouvoirs publics aux lobbies agro-alimentaires et leur irresponsabilité face aux                   problèmes des pesticides et des OGM, 

      - l'absence de transparence concernant la culture dans notre pays d'OGM mutés tolérants aux herbicides. 

      Les Faucheurs Volontaires demandent

     - le retrait immédiat du Roundup et autres herbicides contenant du glyphosate

      - la levée du secret industriel sur les co-formulants du Roundup et autres herbicides à base de glyphosate. En effet ces herbicides sont constitués de 30 à 40 pour cent de glyphosate, le reste étant des co-formulants toxiques échappant à toute évaluation

      - un moratoire sur la culture en France des OGM mutés tolérants aux herbicides

      - un moratoire sur les importations d'OGM."   Le Collectif des Faucheurs d'OGM

"Le glyphosate empoisonne à petit feu : maladies chroniques, Parkinson, cancers, malformation, dérèglement génétique, problème de fertilité, de comportement, autisme... Perturbateur endocrinien le Roundup entraîne malformations génitales et pubertés précoces (Pr Sultan*, Montpellier)"

En Argentine les champs d'OGM sont traités au glyphosate par avion²"Aux USA, la moitié des enfants seront autistes d’ici 2025" met en garde la chercheuse principale du Massachussetts Institute of Technology**.

Pour les nombreux témoins, spécialistes reconnus, le glyphosate n'est pas la seule matière active du round up. Les co-formulants, poisons très corrosifs issus du pétrole, de l'arsenic, etc., sont 1000 fois plus efficaces et toxiques, ils ne sont jamais testés, ni énoncés, protégés par le secret industriel.

Plusieurs procès ont eu lieu dans différentes régions de France "Nous provoquons délibérément les jugementsUn procès local porterait ces méfaits sur la place publique et sensibiliserait aussi les viticulteurs de la région."

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Les Faucheurs Volontaires d'OGM ont un objectif précis

"Nous souhaitons aboutir ainsi à la Saisine de la Cour de Justice Européenne pour dénoncer publiquement les effets nocifs, les évaluations biaisées et incomplètes du glyphosate et de ses co-formulants."

Les procès se multiplient et les militants de l'Hérault attendent leur convocation au tribunal correctionnel de Béziers, ce 18 octobre prochain. 

Une "Touche d'espoir" : Le glyphosate convoqué à Bruxelles

   - Lors du délibéré de ce 12 octobre 2017, le tribunal de Foix a suivi la requête du Parquet et décidé de saisir la Cour européenne de justice sur cette question. Pour les Faucheurs, c’est « une excellente victoire ».

     https://www.infogm.org/6352-foix-evaluation-herbicide-devant-cour-europeenne?lang=fr

   - et en images :

     http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/ariege/foix/glyphosate-juge-du-tribunal-foix-saisit-europe-dangerosite-pesticides-1346687.html

autre liens :

http://www.midilibre.fr/2014/09/13/les-pesticides-plaie-d...

*Le professeur Charles Sultan alertait déjà en 2013

**http://www.northeastern.edu/nejrc/wp-content/uploads/NPAC...

²cf - http://www.midilibre.fr/2012/04/16/la-pulverisation-aerie...

Dossier_Presse_Beziers.doc

06:05 Publié dans abeilles, Actualités, agriculture, amérique, Associations, biodiversité, culture, deuil, développement durable, eau, écologie, Economie, France, Haut Languedoc, Hauts Cantons d'Oc, Hérault, information, jardin, mobilisation populaire, monde, Nature/Environnement, Occitanie, patrimoine, Politique, pollution, santé, société, solidarité, vin, viticulture | Tags : législation européenne sur les pesticides, cour de justice européenne, tribunal de foix, occitanie, faucheurs d'ogm, faucheurs volontaires d'ogm, le larzac, variétés mutées tolérantes aux herbicides, destructions de parcelles d’essai de colza génétiquement modifié, mutagénèse, herbicides, plantes génétiquement modifiées (pgm), plantes transgéniques, roundup de monsanto, glyphosate, composants toxiques, université de caen, criigen, association le chabot surveillance du réseau hydraulique local, comité Écologique ariègeois, alain moles agriculteur victime des pesticides, sofia gatica militante argentine contre ogm et pesticides, nina holland, corporate europe observatory, paul bousquet, médecin ardéchois membre d'alerte médecins pesticides, leïla jenkins, militante argentine contre les ogm et les pesticides, frédéric jacquemart, biologiste, joël spiroux de vendômois, gilles-eric séralini chercheur et professeur en biologie molécul, faucheurs et faucheuses volontaires d'ogm devant le tribunal de, comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie, cécile stratonovitch pédiatre et pédopsychiatre alerte médecins, président de la frapna ardèche et ancien membre du haut conseil | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |

samedi, 30 septembre 2017

Votre chronique : Communiqué de presse de Générations Futures

 

Perturbateurs endrocriniens: une analyse juridique de la proposition de la Commission européenne montre que celle-ci est illégale

Alors que le parlement européen s’apprête à voter en Commission Environnement (COM ENVI) le 28 septembre puis le 3 octobre en plénière pour ou contre la proposition de la Commission européenne portant sur les critères définissant les perturbateurs endocriniens, les associations européennes CIEL et ClientEarth révèlent, dans une analyse juridique de la proposition, que celle-ci est illégale !

Deux analyses juridiques d'experts publiées hier par le Centre pour le droit international de l'environnement (CIEL) et ClientEarth montrent que la Commission européenne a dépassé son pouvoir, en agissant en contradiction de la décision adoptée en 2009 par le Parlement et le Conseil de l'UE, d'interdire les produits chimiques pesticides suspectés être perturbateurs endocriniens (PE).

Rappel : En 2009, le Parlement européen et le Conseil ont interdit les pesticides PE dans le cadre du Règlement 1107/2009, mais ils manquaient les critères pour identifier ce que sont les PE. La Commission a été chargée de combler ce manque. La proposition de la Commission, avec 3 ans de retard, a été adoptée début juillet par les Etats-membres. Fin septembre et début octobre le parlement européen devra lui aussi voter pour (ou contre) l'approbation des critères proposés par la Commission.

C’est dans ce contexte que sont publiées ces analyses juridiques qui concluent que les critères proposés par la Commission vont bien au-delà du pouvoir accordé à cette dernière et menacent l'interdiction prévue initialement des PE.

En résumé pour les avocats, cette proposition de la Commission européenne est

1)      une violation de l'interdiction fixée par les co-législateurs

2)      un dépassement de ses prérogatives

"La Commission a clairement dépassé les limites de son pouvoir ", a déclaré l'avocat spécialiste des produits chimiques de ClientEarth, Apolline Roger. " la Commission tente d’autoriser l'utilisation de certains pesticides PE, or cette dérogation est contraire à la volonté du Parlement élu démocratiquement et du Conseil".

"La réglementation sur les pesticides interdisant les perturbateurs endocriniens vise à protéger la santé et l'environnement des générations actuelles et futures ", a déclaré Giulia Carlini, avocate au CIEL. "La proposition de la Commission d'exonérer certains PE est une faveur illégale faite à l'industrie des pesticides qui sacrifie la santé publique et permet une exposition continue de l'environnement aux perturbateurs endocriniens".

« Le vote imminent du Parlement européen est la dernière étape avant que les critères d'identification des PE ne puissent être adoptés et mis en œuvre dans le cadre du Règlement pesticides. Nos organisations exhortent les députés européens à opposer leur veto à la proposition de la Commission afin de protéger leur pouvoir démocratique, la santé publique et notre environnement. » conclut F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Lire l’analyse juridique de CIEL et de ClientEarth (eng)

 

Générations Futures

Contact presse:

Nadine Lauverjat - Coordinatrice

François Veillerette - Porte-parole et Directeur

 

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jeudi, 28 septembre 2017

Alerte santé : "Le glyphosate est un scandale sanitaire", Pr Charles Sultan

L'invité de 7h50 France Bleu Hérault

"Le glyphosate est un scandale sanitaire", Pr Charles Sultan, pédiatre en endocrinologie à Montpellier

clic sur ce lien pour écouter  :        L'invité de 7h50 France Bleu Hérault

6min

"Le glyphosate est un scandale sanitaire", Pr Charles Sultan, pédiatre en endocrinologie à Montpellier

Par Claire Moutardele mercredi 27 septembre 2017
Podcasts : iTunes RSS 
PR Charles Sultan, pédiatre en endocrinologie au CHU de Montpellier
PR Charles Sultan, pédiatre en endocrinologie au CHU de Montpellier © Radio France - Claire Moutarde

Le Pr Charles Sultan dénonce la non interdiction du glyphosate.

Pédiatre en endocrinologie, consultant au CHU de Montpellier, le Pr Charles Sultan qui se bat depuis 30 ans sur les effets des pesticides sur la santé des enfants.

Déjà en 2013 :

http://www.midilibre.fr/2013/11/15/alerte-aux-pesticides-...

mardi, 12 septembre 2017

Votre chronique : Collision mortelle d’un AIGLE ROYAL avec une éolienne

FNE Languedoc Roussillon

Collision mortelle d’un AIGLE ROYAL avec une éolienne du plateau de l’Escandorgue dans l’Hérault 

Au début du mois d’août, le cadavre d’un Aigle royal équipé d’un GPS a été retrouvé à proximité d’une éolienne exploitée par EDF Énergies Nouvelles sur la commune de JONCELS (34) au lieu-dit Combe Caude dans le massif de l’Escandorgue.

Aigle royal (Aquila chrysaetos)

Alors que plusieurs associations et spécialistes avaient averti des risques pour les Aigles royaux qui fréquentent le massif de l’Escandorgue, FNE regrette que ces alertes n’aient pas été entendues et porte plainte aujourd’hui pour destruction d’espèce protégée.

FNE Languedoc-Roussillon soutient le développement de l’énergie éolienne parce qu’elle est incontournable pour la réussite de la transition énergétique, mais considère qu’elle doit passer par une bien meilleure prise en compte de ses impacts sur la biodiversité par les exploitants, et en particulier EDF Énergies Nouvelles (1).

Les impacts prévisibles des parcs éoliens du massif de l’Escandorgue sur l’Aigle royal

Six parcs éoliens sont construits (51 éoliennes) et 5 autres en projet (38 éoliennes) dans le domaine vital du couple d’Aigles royaux de l’Escandorgue, ce qui représente une pression très forte pour ce couple de grands rapaces. Malgré cette évidence, les études d’impacts n’ont pas suffisamment pris en compte l’impact cumulé sur ces derniers (2).

L’aménagement du parc éolien de Combe Caude, comprenant 7 éoliennes au sein d’un ensemble de 17 éoliennes, a été autorisé suite à un permis de construire accordé le 1er septembre 2005 à la société EDF EN France.

Alors que le risque de collision mortelle d’un Aigle royal avec une éolienne en fonctionnement apparaissait probable, EDF EN n’a pas cru utile de demander une dérogation pour la destruction d’espèce protégée, qui est la procédure conseillée par le ministère de l’environnement en présence d’enjeux importants.
Ce type d’autorisation constitue une garantie pour l’exploitant dont la responsabilité ne peut être engagée dès lors qu’il détient une telle autorisation. Elle est aussi une garantie d’une meilleure prise en compte des impacts sur la biodiversité puisqu’elle implique la réalisation d’une étude approfondie et, surtout, la mise en œuvre de mesures destinées à éviter, réduire et le cas échéant compenser les impacts résiduels sur les populations d’oiseaux concernées.

Pour limiter les impacts potentiels sur les Aigles royaux fréquentant le massif de l’Escandorgue, le préfet de l’Hérault a cependant pris un arrêté réglementant l’exploitation de ces éoliennes en 2015, imposant la mise en place d’un système d’avertissement anti-collision. Des dispositifs DT Bird – critiqués pour leur efficacité aléatoire – ont été mis en place sur les éoliennes.

La première fois qu’une collision mortelle d’un Aigle royal avec une éolienne est avérée en France

L’Aigle royal fait partie des plus grands rapaces. Tantôt admiré, tantôt persécuté, il a survécu au 20ème siècle après avoir frôlé la disparition et présente un fort caractère patrimonial. Aujourd’hui il fait l’objet de nombreuses protections (3) et il est inscrit sur la liste rouge de la faune menacée de France, dans la catégorie « rare ».

Si l’impact des éoliennes implantées dans le domaine de chasse des Aigles royaux était prévisible, c’est la première fois en France qu’une collision mortelle entre un Aigle royal et une éolienne est avérée. La détection de cette collision a été possible grâce au programme de suivi GPS porté par l’association BECOT depuis 1 an sur 9 jeunes Aigles royaux dans le sud du Massif Central. Le cadavre ayant été caché par un charognard, il n’aurait selon toute vraisemblance pas été retrouvé sans la puce GPS.

Cette mortalité démontre, une fois de plus et de manière incontestable que l’impact de l’éolien sur la faune volante (oiseaux et chauves-souris) existe et peut concerner des espèces protégées et menacées. Elle confirme, par ailleurs, que l’impact observé est probablement bien en deçà de la réalité, et que les dispositifs anti-collision ne sont pas une garantie d’absence d’impact pour les oiseaux, même de grande dimension (plus faciles à détecter).

En dehors de cette mortalité directe, un impact fort sur la fragmentation et la perte d’habitat

Si la rencontre d’un jeune aigle avec une pale d’éolienne revêt un caractère spectaculaire, le suivi GPS mis en place depuis 2014 sur un des Aigles royaux adultes du massif de l’Escandorgue montre surtout une forte fragmentation et une modification importante du cœur de leur domaine vital suite à la construction des premiers parcs éoliens. L’impact du développement éolien sur les aigles est donc multiple (destruction d’individu occasionnelle, mais aussi et surtout perte d’habitats), ce qui n’a jamais été mis en évidence ni appréhendé correctement par les études pré-implantation.

Concilier développement de l’énergie éolienne et protection de la biodiversité

Le développement d’éoliennes en Occitanie revêt un intérêt public certain. Il est incontestable que la région est peu autonome en matière d’alimentation électrique, et qu’un rééquilibrage de la production électrique est utile à cette région. Pour FNE LR, il est impératif de développer des énergies renouvelables (ENR) faiblement émettrices de gaz à effet de serre afin de protéger l’environnement sur le long terme.
Mais l’objectif de développement de l’énergie éolienne ne doit pas constituer un blanc seing au détriment des autres intérêts environnementaux et, tout particulièrement, la protection de la biodiversité. Cet enjeu est particulièrement fort dans notre région, qui contrairement à bien d’autres, a la chance d’accueillir des aigles.

Pour concilier ces enjeux environnementaux qui se heurtent au développement éolien avec une intensité particulière dans notre région, le développement de l’énergie éolienne doit être planifié de manière courageuse et les développeurs éoliens doivent se montrer exemplaires.

Comme le souligne Simon Popy, Président de FNE Languedoc-Roussillon : « Les exploitants éoliens et tout particulièrement EDF EN, doivent reconnaître les conséquences des éoliennes sur la faune volante pour mieux la protéger. Il en va de l’acceptation même des éoliennes et donc de leur bon développement. Que cela soit dans le cas du massif de l’Escandorgue ou dans celui du parc d’Aumelas dans l’Hérault, nous constatons que certains exploitants refusent de demander des dérogations à la destruction d’espèces protégées. FNE LR demande avec insistance que ces dérogations pour destructions d’espèces protégées soient mises en place pour les espèces patrimoniales. Bien que nous regrettions d’en arriver là, nous sommes prêts à recourir au juge si cela s’avère nécessaire pour y parvenir. »

(1) : EDF EN est une filiale d’EDF, détenue à 85,6% par l’Etat français fin 2016

(2) : Ainsi le permis d’aménager du parc de Bernagues (construit) a été annulé par la cour administrative d’appel de Marseille (arrêt du 26/01/2017) pour ce motif

(3) : désigné espèce protégées, inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux, à l’annexe II de la convention de Berne et à la convention de Bonn qui lui accorde un statut de protection à l’échelle mondiale ou encore protégé par la convention de Washington sur le trafic d’espèce protégées.

samedi, 19 août 2017

Votre chronique : message de Toutes Nos Energies, transmis par Hurlevent Asso

"Voici un message de TNE sur le maximum de 300 éolienne dans le Parc Naturel, maximum que nous entendions bien faire respecter. A bientôt pour d'autres nouvelles."

Hurlevent

Toutes nos énergies

4 août
 
MPièces jointesessage adressé aux associations du Haut Languedoc et à toutes celles d'Occitanie qui ont soutenu leur action

"Vous avez sans doute déjà appris par votre maire, qui a reçu les courriers ci-joints : les préfets 34 et 81 n'autoriseront pas une éolienne de plus que les 300 fixées par la charte du Parc naturel régional du Haut-Languedoc. On aurait apprécié que le président du Parc nous tienne directement informés, en tant qu'associations et collectifs citoyens qui nous battons depuis des mois pour que soit respecté, à tout le moins, ce plafond des 300 éoliennes industrielles, déjà scandaleux au cœur d'un parc naturel. Qu'on se souvienne des propos tenus par divers responsables régionaux ou départementaux rencontrés depuis un an, laissant entendre que la charte ne serait pas vraiment opposable. On n'a jamais voulu nous communiquer l'expertise juridique sur laquelle s'appuient aujourd'hui les préfets. Sur ce point comme sur tant d'autres, tant que nos élus et nos fonctionnaires nous traiterons comme des administrés (passifs, irresponsables) et non comme des citoyens, la démocratie a encore de tristes jours devant elle... Si nous n'avions pas agi collectivement - pensons en particulier à la magnifique conférence citoyenne de Mazamet, où nous étions plusieurs centaines à brandir le fameux carton rouge, soutenus par les associations de toute la grande région -, les préfets 34 et 81 auraient-ils consenti à réfréner l’appétit indécent des promoteurs éoliens et le zèle de certains élus disposés à brader notre patrimoine naturel, culturel et paysager, à bouleverser les fragiles équilibres socio-économiques de nos territoires ruraux pour une portion de manne éolienne ? Réjouissons nous  de cette petite victoire et restons lucides et résolus. Il reste beaucoup à faire pour obtenir une politique énergétique respectueuse de la vie des habitants !

N'hésitez pas à faire circuler ce message et les courriers joints"

dimanche, 30 mars 2014

Mons-la-Trivalle : associés pour préserver la biodiversité, une alternative aux herbicides en viticulture biologique

C'est avec humour que Sylvaine présente ses « tondeuses écologiques », à découvrir à l'extrémité du village, où, au dessus du Jaur, 3 hectares sont cultivés.

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Dans les vignes de Yannick, vigneron indépendant labellisé bio, sur le tènement dit Campescal, le petit troupeau a élu domicile.

«Les moutons d'Ouessant, race très rustique, ont failli disparaître. Ce sont maintenant de très populaires moutons d'agréments : de petite taille, demandant peu de soins,  appréciés des particuliers qui veulent entretenir un petit bout de terrain.»

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Sylvaine terminé ses études d'élevage. Son amour des animaux et de la nature ont dicté son retour sur la commune où elle envisage une installation prochaine. « Yannick m'a proposé de mettre mes 5 petits moutons dans ses vignes bio afin de les entretenir. » 

Yannick, après 4 ans de conversion, a eu sa première récolte bio en 2012. « J'ai choisi ce mode de culture, d'abord parce que je bois mon vin et puis, j'aime prendre plaisir à mon travail

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Le respect de l'environnement, l'air, l'eau, et tous les êtres vivants, autant de préoccupations actuelles qui ne laissent personne, et ni Sylvaine, ni Yannick indifférents, engageant leur responsabilité.

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Les "tondeuses écologiques" de Sylvaine dans les vignes bio de Yannick

« Près du terroir, on découvre «l'équilibre de la vie». De nombreuses pratiques abandonnées avec le « développement » sont remises au goût du jour par des études scientifiques très sérieuses qui attestent leur bien fondé.» dit Yannick

«J'utilise à titre préventif du sulfate de cuivre contre le mildiou et du soufre contre l'oïdium.

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Contre la ciccadelle de la flavescence dorée, le traitement est obligatoire, même en bio, je fais 2 à 3 traitements par an avec du Pyrèvert. C'est un insecticide de contact, précise Yannick, toxique puissant, mais il n'a pas de rémanence.

Pour le vin bio, les teneurs maximales en  SO2 sont de 30 mg/L inférieure à la réglementation.

Le surcoût, c'est le travail manuel. La certification bio me coûte environ 800 € par an. Mais c'est la seule garantie qu'on a. Au niveau de la "réussite économique" c'est pas forcément mieux, mais il y a la satisfaction personnelle.»

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Voir les images sur Vidéo Cantons d'Oc

Pour lire la vidéo clic sur le lien ci-dessous :

« Une alternative aux désherbants chimiques, ... »

Oliviers et fruitiers avoisinent les souches. « L'utilisation des plantes en lutte biologique, c'est important dit Yannick. On trouve de l'inule visqueuse sur ce terrain, elle fleurit en septembre et combat la Mouche de l'Olive.»

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On  trouvait  l'inule visqueuse spontanément dans les oliveraies avant qu'elle ne soit arrachée,  « mauvaise herbe » dite envahissante comme beaucoup d'autres alors qu'utile aux pollinisateurs, dont l'abeille.

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« Les moutons sont totalement autonomes et mangent là toute l'année. Le terrain étant sain (comprendre sans pesticides), ils peuvent manger feuilles et herbe sans problème. dans la partie prairie et bois le printemps et l'été, dans les vignes dès l'automne et l'hiver, ajoute Sylvaine. Petits, ils déambulent facilement dans la vigne, passent sous les fils.

 

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La principale charge de travail ? C'est la surveillance journalière. Peu de contrainte donc si ce n'est la clôture pour empêcher les fugues des moutons et les chiens divaguant d'entrer. »

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Le 23 mars 2014, à Campescal, est née Citoyenne, une petite brebis noire qui promet un bel avenir pour des terres avec zéro herbicide, grâce à ses petites dents actives. 

dimanche, 17 novembre 2013

Votre chronique : Alerte aux pesticides avec l’Appel de Montpellier

Charles Sultan, endocrinologue au CHU, et Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, fédèrent un collectif inquiet des risques pour la santé.

Alerte aux pesticides avec l’Appel de MontpellierA Montpellier, Charles Sultan étudie les perturbations endocriniennes. F. VALENTIN

Vous êtes initiateur de l'Appel de Montpellier, lancé samedi dernier. De quoi s'agit-il ?

C'est un appel aux autorités de sécurité sanitaire et alimentaire et aux autorités politiques à lutter contre les pesticides, compte tenu de leur risque potentiel pour la santé. Ce sont des perturbateurs endocriniens.

Pétition en ligne

"L’effet cocktail de ces substances est encore insuffisamment documenté, mais pourrait s’avérer majeur pour un certain nombre d’associations avec des pathologies endocriniennes ou cancéreuses", écrivent les signataires de l’appel de Montpellier, qui interpellent
le public via une pétition accessible au public sur le site du député Gérard Bapt.

Parmi les premiers signataires figurent une cinquantaine de parlementaires et d’élus, dont le maire de Montpellier et 2 ex ministres de l’Ecologie 

Vous-même, endocrinologue au CHU de Montpellier, êtes un spécialiste de ces questions.

Gérard Bapt m'a sollicité il y a quelques mois parce que mon équipe travaille* depuis des années sur l'impact ** des pesticides qui peuvent être à l'origine de malformations génitales chez les bébés ou de l'épidémie actuelle de pubertés de plus en plus précoces. Aujourd'hui, on sait que la problématique est beaucoup plus large : les pesticides sont aussi en cause dans les retards de croissance intra-utérins, ils ont un rôle dans les pathologies dégénératives, mais aussi le cancer, l'obésité, le diabète...

Qu'attendez-vous de l'appel de Montpellier ?

Le Grenelle de l'environnement prévoit de réduire de 50 % l'utilisation de pesticides à l'horizon 2018. Pourtant, la vente de pesticides ne baisse pas depuis trois ans. Il ne faut pas qu'un engagement devienne un vœu pieux. Il faut une mobilisation nationale pour mettre en adéquation les grands principes et la réalité. La situation est alarmante : 95 % des cours d'eau et 70 % des nappes phréatiques sont contaminées selon le commissariat général au développement durable. Où allons-nous ? Que faisons-nous, nous, les lanceurs d'alerte ?

Concrètement, que demandez-vous ?

C'est peut-être utopique mais on milite pour l'abolition de l'utilisation des pesticides en trouvant des solutions alternatives. Elles existent : le Cirad développe par exemple des méthodes alternatives en Indonésie, pour se passer de pesticides dans les cultures.

La société vous semble-t-elle prête à se mobiliser ? Quand on voit les réactions violentes à l'écotaxe...

Il faut expliquer. Je constate que je suis de plus en plus sollicité par des parents inquiets et sensibles à ces problématiques. Il y a une prise de conscience. Maintenant, il faut que les politiques soient plus actifs, qu'ils assurent le relais.

Pourquoi “l'appel de Montpellier” ?

Parce que tout part d'une première réunion organisée le 26 août dernier à Montpellier, avec des élus, les autorités sanitaires avec l'Agence régionale de santé, les chercheurs du Cirad et de l'Inserm, l'Inra, les apiculteurs... Montpellier a une légitimité dans la mesure où il y a une conjonction d'experts sur un même territoire. De nombreuses équipes travaillent sur le sujet, elles sont sollicitées dans le monde entier. Le Languedoc-Roussillon est un territoire remarquable sur ces questions parce qu'il y a aussi beaucoup d'agriculteurs, et une prise de conscience sur ces problématiques. Reportage Sophie Guiraud Midi Libre  11/15/2013 

liens :

*http://www.midilibre.fr/2012/04/16/la-pulverisation-aerie...

**http://www.midilibre.fr/2013/04/19/de-troublantes-anomali...