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lundi, 26 septembre 2016

Votre chronique : "Soyons heureux !"

"Qu’est-ce qui assure notre bonheur et notre bien-être tout au long de l’existence ?

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Si vous estimez que ce sont la gloire et l’argent, vous n’êtes pas le seul. Mais regardez un peu cette vidéo..."

- Merci à J P pour le transfert !

http://share2give.eu/harvard-a-etudie-gens-pendant-75-ans...

dimanche, 03 juillet 2016

Info...du reste du monde : Elie Wiesel, la mort d'une mémoire

Rescapé des camps nazis et prix Nobel de la paix, l'écrivain juif américain Elie Wiesel s'est éteint samedi à 87 ans, après une vie à perpétuer la mémoire de l'Holocauste.
 
 
"La paix n'est pas un don de Dieu à ses créatures.
C'est un don que nous nous faisons les uns aux autres."
Elie Wiesel
 
... Né en 1928 à Sighet, petite ville des montagnes carpates de Roumanie, Elie Wiesel est déporté à quinze ans à Auschwitz-Birkenau, où sa mère et sa plus jeune sœur périssent dans les chambres à gaz. Transféré à Buchenwald avec son père, il assiste en janvier 1945 à la mort de ce dernier, achevé par un gardien SS. A la libération du camp, quelques mois plus tard, Elie Wiesel, orphelin et apatride, est recueilli en France par l’OSE (Œuvre juive de secours aux enfants)... 

samedi, 28 mai 2016

Vieussan : Percuté de plein fouet sur la D14 qui traverse Le village

"Mon chien Wolf, à presque 14 ans ne méritait pas de finir comme çà..."

Le courrier adressé à Luc Guiraud, maire de Vieussan, est écrit vivement, sous le coup de l'émotion. Il attire l'attention sur un accident, souvent classé dans les "faits divers", et bien trop fréquent dans les agglomérations rurales traversées par les routes départementales.

"Samedi 21 Mai 2016 aux environs de 19 h, un conducteur que je qualifierais de « chauffard » d'à peine 18 ans ...  percute de plein fouet, mon chien Wolf, qui allait bientôt avoir 14 ans, il décédera un quart d'heure, plus tard..." 

route D 14 au pied de Vieussan.jpgLa route Dpartementale 14 trace une longue ligne droite au pied de Vieussan-village

Lionel, riverain de la D 14, témoin quotidien des excès de vitesse, interpelle le Premier Magistrat de la Commune : "Je suis en colère, Luc, je suis vraiment très en colère... Aujourd'hui c'est mon chien et le bilan aurait pu être plus lourd... le chauffard a déclaré qu'il n'avait rien vu..."

Malgré la signalisation, les 3 ralentisseurs que la Commune a récemment mis en place : coussins berlinois aux entrée et sortie du village, chicane face à La Grangette, "cela ne sert à rien, assure Lionel, les automobilistes continuent à rouler comme des fous furieux dans la ligne droite entre le Lézard Bleu et la mairie... Personne ne respecte les vitesses..."

Tous les matins, les enfants du village empruntent la Route Départementale 14 pour prendre le bus ou en rentrant à 17 h 30 après l'école.

Lionel interroge : "Faut il qu'un des enfants subisse le même sort ... pour vous faire prendre conscience des choses et agir en conséquence ?"

Aussi, appelle-t-il l'ensemble du conseil municipal à "faire voter un autre ralentisseur devant le terrain de tennis ou bien devant le terrain de la Mairie et pas du style « chicane » comme l'actuel en place qui ne sert à rien, plutôt un « bon dos d'âne » " . Il incite aussi à faire pratiquer "des contrôles radar de vitesse régulièrement sur Vieussan"... souhaitant que son courrier " soit lu devant le Conseil Municipal..."

Le "coup de gueule" de ce citoyen qui a vu son chien périr aussi stupidement est plus que compréhensible. Il permettra peut-être une meilleure prise de conscience.

La recherche d’un usage harmonieux et d’un maximum de sécurité pour tous impose à l'urbanisation la limitation de la vitesse des véhicules en agglomération. Le rythme paisible de la vie rurale : promenade bucolique, simple cheminement ou causette en bordure de route, échanges de voisinages conviviaux, ... est souvent contrarié par des axes routiers toujours "mieux" adaptés, dédiés à des "exigences" plus modernes, sans aucun espace de circulation existant pour les piétons.

Outre la signalisation et les adaptations du tracé qui sont de la responsabilité des élus, un comportement citoyen, respectueux de la vie d'autrui, reste avant tout à parfaire et à espérer, avant la crainte des radars.

vendredi, 08 janvier 2016

Les belles résolutions sont de saison !

dimanche, 04 octobre 2015

Votre chronique : Fatigué ? ...« Fatigué » de Renaud Séchan... et... C'est quand qu'on va où ?

 

Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés

Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
J'échangerais la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d'être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué 

Fatigué d'habiter sur la planète terre
Sur ce grain de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal

Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant quand on viole sa mère
Quand la moitié des foules en assassine un tiers
Fatigué, fatigué

Fatigué de ces hommes qui ont tué les Indiens
Massacré les baleines et bâillonné la vie,
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie

La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatigué, fatigué
Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué

Je voudrais être un arbre, boire l'eau des orages
Me nourrir de la terre, être ami des oiseaux,
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau

Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ce putain d'homme chaque jour assassine
Je voudrais le silence enfin, et puis le vent...

Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées
Fatigué, fatigué

Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée
Fatigué, fatigué

                                                                Renaud Séchan

                                                               Compositeurs : Franck Langolff  

                                                               Editeurs: Warner Chappell Music France, Mino Music

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... C'est quand qu'on va où ?   Renaud   - Live 1995 -

 

J'me suis chopé cinq cent lignes :
"Je n'dois pas parler en classe"
Ras l'bol de la discipline !
Y'en a marre, c'est digoulasse !
C'est même pas moi qui parlais,
Moi j'répondais à Arthur
Qui me demandait, en anglais,
Comment s'écrit No Future

Si on est puni pour ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

C'est quand même un peu galère
D'aller chaque jour au chagrin
Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre
Qui vont pointer chez "fout-rien"
'Vec les d'voirs à la maison
J'fais ma s'maine de soixante heures,
Non seul'ment pour pas un rond,
Mais en plus pour finir chômeur !

Veulent me gaver comme une oie
Avec des matières indigestes,
J'aurai oublié tout ça
Quand j'aurai appris tout l'reste,
Soulève un peu mon cartable,
L'est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d'indispensables
Théorèmes de Pythagore !

Si j'dois m'avaler tout ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?

L'essentiel à nous apprendre
C'est l'amour des livres qui fait
Qu'tu peux voyager d'ta chambre
Autour de l'humanité,
C'est l'amour de ton prochain,
Même si c'est un beau salaud,
La haine ça n'apporte rien,
Puis elle viendra bien assez tôt

Si on nous apprend pas ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?

Quand j's'rai grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
À faire tomber tous les murs !

Si l'école permet pas ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?

Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y'a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots !

Si tu penses un peu comme moi
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?

Auteurs : Renaud SECHAN - Compositeurs : Julien CLERC - Adaptation : C'EST QUAND QU'ON VA OU ?

jeudi, 19 février 2015

C'est votre chronique : une belle amitié, qui prouve que tout est possible

" Inattendu et rare " commente Jean Paul qui transmet cette vidéo...

chien,oiseau,amitié,jeu,respect

Découvrir ce moment de complicité et de jeu entre 2 êtres si différents, un bel exemple. 

Merci pour ce partage.

samedi, 10 janvier 2015

Mons-La-Trivalle : réunion au Comptoir Associatif pour clamer l'exigence de liberté

La réunion au Comptoir Associatif, a rassemblé dans l'urgence. Ils ont voulu dire leur soutien et leur révolte face à l'attentat du siège de Charlie Hebdo, tuant ceux qui portaient haut et fort la liberté d'expression et pointaient d'un humour corrosif les dissonances de notre société. Le constat d'horreur pour la barbarie qui s'installe se double de révolte.

mons-la-trivalle,comptoir associatif,"clamer l'exigence de liberté"

L'insolence des dessinateurs, qui ont souvent prit le crayon quand d'autre ont préféré se taire, imprègne les esprits, les mots manquent pour écrire l'émotion de tous les amis de Charlie.

Affichage de Je suis Charlie par Andru00E9_034.jpg en cours...

« De cette tuerie, les grands responsables sont ceux qui ont ouvert la porte à ce monde de violence. Sous le bourbier des 3 guerres entreprises au nom de la liberté, des peuples croulent sous les bombes et le désespoir.»

Affichage de Je suis Charlie par Andru00E9_037.jpg en cours...

Comment ne pas s'interroger en écoutant les discours de ceux qui, aujourd'hui, se réclament de Charlie, oubliant leurs paroles stigmatisant, il y a peu, exclusion et rejet ?

Affichage de Je suis Charlie par Andru00E9_036.jpg en cours...

L'amalgame à craindre, face à ce drame, est celui du regain de nationalisme, qui prône la fermeture sous couvert d'unité, oubliant que la religion, comme la politique pose des règles factices, souvent perverses, sur l'élan de vie, d'amour de non-violence et de liberté qui fonde et construit l'humanisme.

Illustrations en réaction à l'attentat au Charlie Hebdo à Paris, de Tiffany Cooper 8 janvier 2015

«Montrer aux jeunes un avenir fermé, construire une société sécuritaire, poster des hommes armés dans les lieux publics, encadrer le quotidien de contrôle, cela vise-t-il l'épanouissement ? »

mons-la-trivalle,comptoir associatif,"clamer l'exigence de liberté"Au Comptoir Associatif Marie Hélène Roger invite à partager des liens fraternels

Que deviennent-ils ceux que l'on veut ignorer ? « La violence appelle la violence ». La France des droits de l'homme, de la culture et du bel art de vivre n'offre plus qu'un visage alarmiste sur fond d'austérité, sourd à ses jeunes, à leur enthousiasme, à leur rêve d'action et d'engagement.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, le deuil de ces consciences graves et espiègles permettra la renaissance d'un élan joyeux d'ouverture.

crayonjesuischarlie_les_morts_b

Parce que le crayon sera toujours au dessus de la barbarie...Parce que la liberté est un droit universel..

La haine ne parviendra pas à museler la liberté. La liberté de penser, le pouvoir de s'exprimer, le droit de vivre tout simplement doivent s'épanouir joyeusement, irrévérencieusement et sans violence dans le cœur des enfants. 

Rassemblement devant le Comptoir Associatif dimanche 11 janvier à partir de 11 h.

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vendredi, 09 janvier 2015

Poèmes à partager... Pour un peu de douceur dans ce monde...

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 Liberté

 

Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J’écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre sang papier ou cendre

J’écris ton nom

 

Sur les images dorées

Sur les armes des guerriers

Sur la couronne des rois

J’écris ton nom

 

Sur la jungle et le désert

Sur les nids sur les genêts

Sur l’écho de mon enfance

J’écris ton nom

 

Sur les merveilles des nuits

Sur le pain blanc des journées

Sur les saisons fiancées

J’écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d’azur

Sur l’étang soleil moisi

Sur le lac lune vivante

J’écris ton nom

 

Sur les champs sur l’horizon

Sur les ailes des oiseaux

Et sur le moulin des ombres

J’écris ton nom

 

Sur chaque bouffée d’aurore

Sur la mer sur les bateaux

Sur la montagne démente

J’écris ton nom

 

Sur la mousse des nuages

Sur les sueurs de l’orage

Sur la pluie épaisse et fade

J’écris ton nom

 

Sur les formes scintillantes

Sur les cloches des couleurs

Sur la vérité physique

J’écris ton nom

 

Sur les sentiers éveillés

Sur les routes déployées

Sur les places qui débordent

J’écris ton nom

 

Sur la lampe qui s’allume

Sur la lampe qui s’éteint

Sur mes maisons réunies

J’écris ton nom

 

Sur le fruit coupé en deux

Du miroir et de ma chambre

Sur mon lit coquille vide

J’écris ton nom

 

Sur mon chien gourmand et tendre

Sur ses oreilles dressées

Sur sa patte maladroite

J’écris ton nom

 

Sur le tremplin de ma porte

Sur les objets familiers

Sur le flot du feu béni

J’écris ton nom

 

Sur toute chair accordée

Sur le front de mes amis

Sur chaque main qui se tend

J’écris ton nom

 

Sur la vitre des surprises

Sur les lèvres attentives

Bien au-dessus du silence

J’écris ton nom

 

Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés

Sur les murs de mon ennui

J’écris ton nom

 

Sur l’absence sans désir

Sur la solitude nue

Sur les marches de la mort

J’écris ton nom

 

Sur la santé revenue

Sur le risque disparu

Sur l’espoir sans souvenir

J’écris ton nom

 

Et par le pouvoir d’un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

 Liberté.

 

Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, 1945, Les Editions de Minuit

dimanche, 09 novembre 2014

Votre Chronique : « J'étais à la manif samedi à Toulouse et c'était vraiment l’horreur... »

Rappel des faits : La mort à Sivens du jeune écologiste Rémi Fraisse, a suscité une vague d'émotion en France. Plusieurs manifestations ont été organisées en sa mémoire, donnant lieu à débordements et heurts avec les forces de l'ordre, comme celles de Nantes et Toulouse ce samedi 8 novembre où la manifestation, interdite par la préfecture de Haute-Garonne, avait pour mot d’ordre « halte aux violences policières »...

« Bonjour,

J'étais à la manif samedi à Toulouse et c'était vraiment l’horreur. J'ai eu peur.
Pourtant je n'avais pas eu peur à Albi le lundi 27 octobre alors que je me suis fais plaquer sur un capot de voiture à coups de matraque dans le dos par un CRS et gazée lorsqu'ils ont chargés, mais là, à Toulouse, il y avait une réelle volonté de coincer les manifestants et de leur en faire baver pour les dissuader de revenir manifester.
La manifestation avait été interdite la veille au soir, mais le NPA nous a assuré qu'il avait négocié avec la police la possibilité de défiler sur l'avenue Jean-Jaures, jusqu'à la médiathèque. En fait c'était un piège car au bout d'1km environ, nous nous sommes retrouvés bloqués face à des grilles accrochées à des camions de flics. La plupart des rues adjacentes étaient aussi bloquées par des CRS et finalement quand on a voulu s’échapper, on s'est aperçu qu'à l'arrière de la manif ils avaient aussi bloqué tout échappatoire. Sur les côtés de l'avenue, partout des groupes de CRS et de la BAC. 
Puis ils ont commencé à balancer lacrymos et autres grenades (1) et à avancer avec les grilles accrochées aux camions pour resserrer petit à petit la nasse.

D'un côté du boulevard, il y avait une ou deux rues, je ne sais pas, qui n'étaient pas bloquées et certains manifestants se sont échappés par là, mais comme par hasard, c'est la BAC (c'est la BAC la pire) qui les attendait et les a poursuivis jusque dans les immeubles, elle a poursuivi les gens jusque dans les appartements de personnes qui avaient bien voulu les protéger. J'ai un copain qui a réussi à se réfugier avec sa femme chez une vieille dame qui a refusée de laisser entrer les flics en faisant celle qui était au courant de rien. Il n'a rien d'un casseur. Comme moi il ne voulait pas prendre de risque et surveillait la tension qui montait et voulait sortir de la manif avant que le piège se referme complètement, on sentait que la situation allait dégénérer et que les flics attendaient pour charger et balancer les lacrymos. Mais il a eu 3 secondes de retard par rapport à moi. J'ai réussi à passer le cordon de CRS à l'arrière de la manif, en disant que je voulais juste rentrer chez moi. Je dois être la dernière à être passée. Pendant plus de deux heures on a crié en vain "laisser les sortir" (2). Hélico, cars de CRS en pagaille, canon à eau, lacrymos, grenades, coups de matraque et arrestations... état de guerre. 

Témoignage d'une amie avec qui j'étais :
J'étais à la manif de Toulouse hier, j'étais vachement motivée, je m'étais bien préparée psychologiquement, je m’étais dit, si ils veulent la guerre, ils vont l'avoir, je voulais prendre une bat de baseball , et puis je me suis dit que c'était débile, j'ai préféré mettre les baskets de ma fille , j'ai bien fait, on s'est fait chargé, gazé, j'avais pas pensé à un truc, qu'on se serait retrouvé dans un guet apens ,la gestapo nous avait enfermé dans une avenue, aucun moyen de se barrer , elle était partout, avait bouché toutes les issus de secours, elle chargeait sur nous, balançait des lacrymos , arrêtait des personnes,on a essayé de se barrer pour échapper au gaz, à la violence de l'état, impossible de partir, tout le monde criait laissez nous passer, on leurs a demandé où ils voulaient en venir, on avait bravé l'interdiction, alors on devait payer? et puis, il s'est passé quelque chose, un homme est venu nous aider, il nous a fait traverser une résidence qui donnait sur une avenue beaucoup plus calme, on est passé, mais d'autres personnes étaient toujours de l'autre coté, alors j'ai attendu qu'elles sortent, quelque unes ont pu passer, mais quand la gestapo c'est rendu compte qu'on se barrait par là, elle est venue, a balancé des lacrymos dans la résidence pour empecher les gens de sortir, j'ai cru que j'allais peter un cable,par la suite j'ai appris que des copains étaient passés et qu'ils s étaient refugiés dans un appartement, une vielle dame leur avait ouvert sa porte, la gestapo faisait tous les étages, frappait à toutes les portes pour arreter les personnes qui avaient pu fuir. Voilà, faudrait peut être se lever le cul, maintenant il faut prendre la rue! 

Pourtant la manif était vraiment calme, les gens applaudissaient les clowns qui essayaient de détendre l'atmosphère et dansaient sur leur musique.
Beaucoup se sont assis par terre, beaucoup criaient "nous sommes pacifistes", ce qui ne leur a pas empêcher d'être gazés et matraqués à bout portant.
A l'évidence, il s'agit de dissuader les gens d'aller manifester en leur faisant peur.
Sans compter les condamnations avec de la prison ferme déjà tombées.
Il semble que cette stratégie fonctionne puisque nous n'étions environ que 1 500, enfin certainement moins de 2 000, ce qui n'est pas beaucoup pour Toulouse. Combien la prochaine fois ? Et pour quel sujet de manif ?
Ania
 
22 novembre : appel des zad NDDL / Testet à une journée contre les violences policières : que fait-on ?http://iaata.info/Appel-a-participer-a-la-journee-du.html
 
(1) voir les photos avec commentaires ici : 
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2014...
Comme il est dit exceptionnellement par ce média, c'est une grenade tirée par les flics qui a mis le feu à la voiture rouge. Il n'y avait pas de cocktail molotov.
"Moins de deux heures après le début de la manifestation en hommage à Rémi Fraisse et contre le barrage de Sivens, les forces de l'ordre ont lancé les premières offensives.
Les CRS ont été les premiers a lancé l'offensive contre les manifestants, ayant eu pour ordre de disperser les manifestants."
 http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2014...
Comment peut-on se disperser quand on est dans une nasse ?

(2) http://www.youtube.com/watch?v=_FqYgD2wstg

voir la video de 4mn de la Dépêche du midi :
https://api.dmcloud.net/player/embed/50bf573b94a6f617e702...

 
Autres témoignages à lire absolument (ci-dessous) :
 
http://kayou.over-blog.com/2014/11/manifestation-du-08-no...

Témoignage de Valentin, présent à la manifestation du 08 Novembre à Toulouse.

"Que c'est il passé le 08 novembre à Toulouse ?
Je m'appelle Valentin, j'ai 17 ans, et je suis pacifiste.
Nous nous sommes tous réunis comme prévu à 14 h place Jean Jaurès.
Nous avions appris la veille au soir -via les médias- qu'elle était interdite.
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire de Rémi, nous nous sommes concertés afin de savoir ce qu'on allait entreprendre. Un membre du NPA a négocié avec la police et 30 minutes après, il nous a appris que la police -via le préfet- nous proposait un nouveau parcours : traverser les allées Jean Jaurès. Premier piège de la journée mais nous ne le savions pas encore. Dans une ambiance bonne enfant, la manifestation avançait dans le boulevard Jean Jaurès, encadrée par des policiers. Second piège. 
Et tout à coup, en plein milieu du boulevard, des camions anti émeute (avec de grandes grilles devant le capot) arrivent et bloquent la manif au milieu du boulevard. C'est là que le piège s'est refermé sur nous : nous nous sommes aperçus que nous étions totalement encerclés. Les CRS et les GM bloquaient le boulevard derrière, devant et sur les côtés. Impossible donc d'en sortir. Alors on s'est tous couchés par terre en signe d'indignation et de non violence. Et là c'est le drame : les CRS lancent une sommation pour que l'on se disperse (alors que le boulevard était ENCERCLE et que l'on ne pouvait PAS partir).
Puis ils chargent sur les manifestants couchés en première ligne : gaz lacrymogènes en pleine face, grenades assourdissantes, coups de pieds, coups de matraques. Nous sommes tous restés couchés en nous tenant les uns les autres mais la douleur était telle que tout le monde a fini partir en courant petit à petit. Pour ma part, j'étais couché devant, en première ligne. J'ai reçu coups de pieds, de matraques, de boucliers, et je ne sais combien de gaz dirigés vers le sol par les CRS. Je suffoquais tellement qu'au bout de 5 minutes j'ai du sortir en courant. La jeune fille à côté de moi est restée 30 secondes de plus et un CRS lui a ATTRAPE LA TÊTE PAR LES CHEVEUX AFIN DE LA GAZER EN PLEIN VISAGE. Pour ma part j'ai couru pour me réfugier loin des gaz dans un coin du boulevard. 
J'ai observé une super solidarité, les gens me croisaient et me donnaient du sérum pour les yeux. Au bout de 10 minutes ça allait (un peu) mieux. J'avais encore les yeux qui pleuraient mais je suis revenu sur les lieux. 
Là, j'ai vu une scène de massacre : des policiers frappaient des manifestants partout, c'était la chasse, le boulevard était bloqué et personne ne pouvait s'enfuir.
J'étais hors de moi et j'ai commis une erreur : je me suis avancé vers un chef des CRS et je lui ai dit toute ma colère, sans violence mais avec beaucoup d'entrain dans la voix.  Il m'a poussé, et j'ai vu son regard vide, sans âme, une seconde. Puis il a levé son aérosol et m'a gazé au visage, j'étais en face de lui, à trois centimètres de son visage. Puis j'ai entendu des gens lui crier dessus et je suis parti car j'avais vraiment mal, j'avais du gaz partout, nez, bouches, yeux, oreilles, cheveux, vêtements... La peau me brûlait, je n'y voyais rien, je me suis effondré. Heureusement des gens m'ont attrapé et m'ont porté jusqu'à chez eux pour que je me rince le visage. La douleur était telle que je voulais qu'on m'assome ! Sur le chemin, j'ai observé une magnifique solidarité. Tout le monde me proposait du Maalox, du sérum pour les yeux, à manger, à boire... J'étais complètement sonné par la douleur.
On a voulu sortir du boulevard mais impossible, j'ai dit que je voulais me soigner, que je ne pouvais plus respirer, et la réponse que l'on a eue c'est : "bien fait pour vous, vous y étiez c'est que vous le méritez, vous y rester maintenant"
On a mis une bonne 1/2 heure a atteindre l'appartement de ceux qui m'ont aidé en passant par des rues dérobées. J'ai mis au moins 45 minutes à m'en remettre. 
Hier soir en rentrant chez moi j'ai voulu me doucher mais tous les gazs qui étaient restés dans mes cheveux ont dégouliné sur mon corps et ça m'a horriblement brûlé. 
La personne qui est venue me chercher à Toulouse avait même du mal à respirer et toussait dans la voiture car j'avais plein de gaz sur moi, on a dû s'arrêter plusieurs fois sur l'autoroute pour aérer la voiture cas il ne pouvait pas conduire !

Bravo à ceux qui sont restés coincés dans le boulevard pendant plusieurs heures dans les gazs et les tirs de flashball.
Cette manif était un piège : les policiers nous ont menti (ce trajet n'a en réalité jamais été autorisé) et en ont profité pour tous nous bloquer dans un espace restreint et nous faire mal. Ils ont attisé la haine en chargeant les manifestants pacifiques couchés par terre. 

Les policiers sont à l'origine des débordements qu'ils ont volontairement provoqués !!

Il faut savoir qu'au début de la manif des gens arrivaient et venaient parler avec les policiers, puis se joignaient à eux afin de "faire régner l'ordre" et ce n'était en aucun cas des policiers. 
Des policiers de la BAC se sont déguisés en casseurs et ont chassé des gens, cassé des vitrines...
Les policiers se sont joints à des inconnus et leur ont prété des casques afin qu'ils tapent dans le tas !! Et ça, je l'ai vu de mes propres yeux !!

Je tiens à remercier les personnes qui m'ont tiré de là car sans elles je ne sais pas ce que je serais devenu...

Si quelqu'un a une vidéo ou des photos de ce qu'il s'est passé, que ce soit au début quand on étaient couchés ou à la fin quand le CRS m'a gazé en face de moi, je suis preneur car des journalistes les voudraient.

La peau me brûle encore et ma maison et la salle de bain puent le gaz. Je viens de lancer une troisième machine pour laver mes affaires car le gaz ne part pas. J'ai peur de prendre une nouvelle douche, c'est dire !
Vous pouvez chercher sur youtube des vidéos de ce massacre car il y en a surement.
Merci d'avoir pris la peine de lire. J'espère qu'il y a de quoi prendre conscience de la barbarie des policiers.
Je porte plainte mardi."
Val

Un autre témoignage, même manifestation.

"Bonjour à tous, 
Je suis allés à la manifestation à Toulouse avec des amis et ma copine. Nous avons rejoint toutes les personnes déjà sur place, le point de RDV était à Jean Jaurès à 14 h.
Une personne a pris la parole, un membre du NPA nous expliquait les conditions de la manifestation comme quoi tout d'abord, la manifestation était interdite mais que finalement, nous avions eu l'autorisation d'aller jusqu'à la Médiathèque (moins d'un km plus haut). Nous avons donc commencé la manifestation dans le calme, en marchant, les gens chantaient, les slogans à coups de "police partout justice nulle part", et autres. 
Avant d'arriver à la médiathèque, il y a eu un gros cordon de CRS qui nous a bloqué le passage. La manifestation n'avançait plus. Les gens ont commencé à s'assoir, à chanter, à danser, nous attendions dans le plus grand calme et un pacifisme exemplaire.
(1ère sommation) - (2ème sommation)
Boum, en un rien de temps, les lacrymogènes étaient en l'air, retombant sur nous tous alors qu'il n'y avait eu aucune violence auparavant !

Le début de l'enfer.

Nous avons tous commencé à reculer, pour pouvoir repartir de là où nous venions afin de nous disperser. Et là, surprise, cordon de CRS de l'autre côté, avec les gros camions avec les grilles (anti émeute), chaque ruelle était bloquée par le PSIG et les CRS. Nous étions pris au piège !! Impossible de sortir de cet enfer !! Le gaz flottait dans l'air et nous brûlait à tous les yeux, la gorge, le visage, les poumons... Nous avons été bloqués ainsi pendant plus d'une heure !! Les CRS bloquaient la sortie, et empêchaient quiconque de rejoindre la manifestation. La violence était terrible, les grenades pétaient dans tous les sens... j'ai essayé de discuter avec un CRS en lui demandant de nous laisser passer parce qu'on voulait partir et ne pas subir cet enfer, il m'a répondu "j'ai des ordres"... 
C'est une HONTE !! Le gaz flottait dans l'air, et les CRS ont commencé a avancer des deux côtés afin de nous resserrer et de nous isoler encore plus. Nous ne savions plus quoi faire, c'était horrible.
Des gens ont commencé à courir vers une ruelle ! OUF, enfin une sortie !
Nous avons pu rejoindre cette ruelle, libérée des forces de "l'ordre"...

Enfer !! Partie 2 !

Nous avons donc commencé à emprunter cette ruelle pour pouvoir enfin quitter ce chaos... Certains de mes amis étaient devant, à une dizaine de mètres de moi, courant pour échapper au désastre. 
Et là, à la sortie de la ruelle, le PSIG a débarqué à une vitesse incroyable en courant et en frappant les personnes qui essayaient de s'échapper de cet enfer, à grands coups de matraques. Mes amis se sont fait matraquer dans le dos, sur le bras, et il y en a un qui s'est pris un grand coup de pieds dans les parties intimes !!
De là, notre groupe était séparé, trois ont disparu derrière tout ça et le PSIG nous a dit de faire demi tour "CASSEZ VOUS ! DEGAGEZ !" en frappant leurs matraques contre une grille en métal.
C'était terrifiant !! Heureusement, un habitant de la ruelle nous a sauvés et nous a fait rentrer chez lui, on a attendu que les choses se calment, et nous sommes sortis une demi heure après. 
Plus de policiers (à moins de 500m de nous) mais le gaz lacrymogène flottait dans l'air des rues avoisinantes. un de nos amis s'est fait arrêter. IL N'AVAIT RIEN FAIT !!
Résultat ? Comparution immédiate, on attend des nouvelles...

C'EST UNE HONTE !! LA VIOLENCE POLICIERE EST DE PLUS EN PLUS FORTE ! C'EST SCANDALEUX ET TERRIBLE !

Je ne trouve plus les mots pour continuer... Merci à ceux qui auront pris le temps de lire mon témoignage..."

Alors maintenant, que choisissez vous de croire ? Que choisissez vous de soutenir ?
Est-ce bien le monde dans lequel nous voulons vivre ??
Je me radicalise peut être un peu trop, je ne sais pas, mais je ne comprend pas comment on peu encore oser allumer sa télé, et rester devant dans le confort de ses pantoufles... Je comprend encore moins que l'on puisse continuer à vivre comme si de rien n'était, comme si tout cela était normal. 
CE N'EST PAS NORMAL !! 
A la lecture de ces témoignages, j'ai les larmes aux yeux, de peine et de rage...
Comment peut on rester insensible et cautionner les agissements d'un Etat policier plus proche de la dictature que d'une supposée démocratie ?
Comment quand vos enfants, vos frères et vos soeurs, vos ami-e-s, ou même de vagues connaissances, vous témoignent les violences subies, comment pouvez vous encore vous laisser leurrer par ce qui ne porte même plus de masque ??
Comment peut on encore se satisfaire de son petit confort (qui ne durera pas soyez en certain-ne-s) et fermer les yeux sur l'évidence pour conserver ce qu'on croit être nos libertés, mais qui n'est qu'une longueur de laisse supplémentaire accordée à celles et ceux qui acceptent de jouer le jeu d'un gouvernement vil et avide??
Ne rien dire, ne rien vouloir savoir, c'est se rendre complice.
A bon entendeur !

kayou

Si malgré cela vous restez sceptiques, je vous en prie, lisez donc cet article transmis par Théo Klast : 

"Scènes de guerilla urbaine à Toulouse. Des manifestants lancent des ‪#‎confettis‬ sur les ‪#‎CRS‬."
Voilà ce que j'ai entendu cet après midi sur ‪#‎BFMTV‬. Les médias ont touché le fond, pour sombrer dans une propagande encore plus ridicule, ils vont devoir creuser profond...

AUTOPSIE D'UNE MANIPULATION MEDIATIQUE

L'opération médiatique avait pourtant commencé avec les grands moyens : 2 correspondants sur place, plus les caméramens, camion-régie pour les retransmissions par satellite, et vocabulaire incendiaire, tout y était pour foutre la trouille du peuple...au peuple.

14 heures : les manifs de protestation contre les violences policières de ‪#‎Nantes‬ ‪#‎Paris‬ et  ‪#‎Toulouse se passent "bien", c'est à dire mal pour les propagandistes du pouvoir en mal de "guerilla urbaine" pour faire oublier le meurtre de #‎Rémi‬ : pas le plus petit incident à se mettre sous la caméra ! Hommage digne, minute de silence pour Rémi Fraisse, mort pour que vive la nature, manifestant-e-s de tous âges ayant bravé l'oukase du préfet pour venir dire "STOP AUX VIOLENCES POLICIERES" et stop aux grands projets inutiles et imposés, on ne peut plus pacifiquement. 

15 heures : BFMTV commence à parler de scènes de "guerilla urbaine".
Le seul problème, c'est que les images ne sont pas "raccord" : on voit des CRS gazer des manifestants pacifiquement assis par terre ...

16 heures : les gazs lacrymogènes envahissent les rues de la ville.
Chouette, la télé peut enfin montrer des images de "manifestant cagoulés" puisque tout le monde, manifestants ou pas, se couvre la bouche et le nez pour tenter vaille que vaille de respirer dans les nuages de gazs lacrymogènes répandus par les robocops !

17 heures : là, ça commence à tourner en boucle, l'expression "scènes de guerillas urbaines" ...mais les images ne sont toujours pas en phase avec les commentaires guerriers de BFMTV, on y voit guère que des clowns aux nez rouges, à visage découvert, qui essaient par tous les moyens de montrer leur pacifisme !
Et puis les premiers témoignages arrivent : les CRS ont gazé tout le monde dés 14 h 45, et bloqué la manif entre deux cordons de robocops.
Celles et ceux qui tentaient d'échapper à cette souricière furent frappé-e-s.

Des flics en civil, déguisés en casseurs mais reconnaissables à leurs brassards rouge "police" agressent brutalement des jeunes, on ne comprendra pas pourquoi car BFMTV n'a trouvé aucune violence à montrer !
Ca y est, les "scènes de guérilla urbaine", les "scènes de violences", sont dans la boîte, et peu importe pour les commentateurs parisiens si LEURS IMAGES NE MONTRENT QUE DES VIOLENCES POLICIERES ! (et une voiture ayant pris feu, sans lien évident avec la manifestation pacifique, mais systématiquement associée ! D'après plusieurs témoignages, c'est une grenade lancée par les gendarmes mobiles qui a mis le feu à cette voiture : 

https://www.facebook.com/ripremifraisse/photos/a.87334406...

autre témoignage :Manuel Valls, la droite et le café du commerce - Bernard Viguié, ancien avocat au barreau de Toulouse  https://tantquilyauradesbouilles.files.wordpress.com/2014/11/manuel-valls.pdf
 

Antécédents :http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/06/1986180-avant-...

Conséquences : http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/10/sivens-peines-de-prison-apres-la-manifestation-interdite-de-toulouse_4521495_3244.html

Conseils : http://la-commune.over-blog.com/article-conseils-juridiqu...

dimanche, 05 octobre 2014

Hauts Cantons : "Wadjda", au Ciné-club de Bédarieux

Christine Janin a le plaisir de transmettre l'information : 

« Bonjour, le  deuxième film de notre saison sera projeté le jeudi 9 octobre à 20 h30  au Ciné3.

Il s'agit de  Wadjda", film saoudien d'Haaïfa Al Mansour. »

Ce film a obtenu le prix du meilleur film Art & Essai au Festival de Venise 2012.

Bédarieux,ciné-club,wadja,Haïfaa Al Mansour,ciné 3Haaïfa Al-Mansour -photo Haylie Niemann-

Haïfaa Al-Mansour a réalisé un des premiers films tournés en Arabie Saoudite, première réalisatrice dans ce pays qui ne reconnait même pas le droit de conduire aux femmes.

Bédarieux,ciné-club,wadja,Haïfaa Al Mansour,ciné 3

 "Wadjda" est l’histoire d’une fille de 12 ans qui voudrait tout simplement dévaler les rues à vélo, avec son ami Abdallah. Mais voilà, cette activité, comme tant d’autres, est réservée aux garçons...

« Wadjda » raconte comment une adolescente utilise le Coran pour obtenir ce que «  l'islam interdit aux filles ».

Les cartes d'adhérent seront en vente à l'entrée  au tarif mentionnés sur le blog : "cineclubbedarieux.wordpress.com".

Et pour toute question, n'hésitez pas à contacter les organisateurs à l'adresse mail : cineclub.bedarieux@gmail.com 

Voir la bande-annonce ci-dessous


Wadjda Bande-annonce VO