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mercredi, 15 août 2018

Rosis : Le nom de René Magnaldi gravé sur le gite communal de Douch

Pour que la mémoire de René Magnaldi ne soit jamais oubliée, la commune de Rosis lui dédie son gite

La cérémonie inaugurale, avec le dévoilement de la plaque du gite au nom de René Magnaldi, s'est déroulée en présence de son épouse, de sa fille Laura, de son fils Jérôme, des membres de sa famille et de ses amis.

Cérémonie Gite René Magnaldi.jpegAdossé au Gite dédié à René Magnaldi le maire a rappelé les nombreux mérites de son premier adjoint

Jacques Mendes, maire de Rosis, a exprimé avec émotion combien était grande pour lui la perte de ce premier adjoint trop tôt disparu en décembre 2017 et apprécié par toute la communauté pour son investissement dans leur patrimoine.

"René avait une âme de bâtisseurs. Amoureux des vieilles pierres il a tout fait pour les préserver. Il connaissait tout de ce mythique Caroux, il en a escaladé toutes les falaises à titre privé ou public avec le centre de secours des sapeurs-pompiers de Combes."

Le premier magistrat a insisté sur l'implication quotidienne de René Magnaldi dans la vie communale et le mérite de chacune de ses multiples actions.

"Il a permis grâce à sa pugnacité, à ses compétences et à ses qualités d’enseignants au sein du Greta, les installations du gite Marcel Cèbe dont il a été l’artisan dés le début, lors de l’acquisition, jusqu’à la fin. Aujourd'hui les annuités d’emprunts réglées et plus de 800 nuitées par an enregistrées, cette opération s'avère exemplaire."

Jacques Mendes rappela l'engagement de son adjoint dans le renouveau du hameau de Douch qu’il affectionnait particulièrement pour le préserver, rendre son environnement agréable à tous.

"J’ai personnellement tenu à ce que ce gîte que nous avons inauguré, il y a maintenant près de 20 ans, se nomme René Magnaldi. Au-delà de la plaque, c’est aussi l’évocation de son nom lors de l’enregistrement de plus de 1500 réservations par an."

Le maire souligne aussi que, sur le site internet de Rosis, près de 2000 visiteurs par mois pourront lire le nom de René Magnaldi.

"Je suis fier que l'empreinte de René reste à jamais imprégnée dans ce hameau qu’il aimait tant" termina Jacques Mendes avant de convier l'assemblée à l'apéritif partagé en l'honneur de René Magnaldi.

dimanche, 12 août 2018

Votre chronique : « Monsanto coupable... mais qui sont les responsables ?»

Communiqué de Agir pour l'Environnement

Glyphosate : Monsanto coupable mais qui sont les responsables ?

"Chère amie, cher ami,

Vendredi 10 août, Monsanto a été condamnée, par un tribunal américain, à verser 289 millions de dollars à un jardinier atteint d’un cancer incurable et ce, après avoir utilisé du round up et sa fameuse substance active le glyphosate.

Cette condamnation est l’occasion de rappeler que les parlementaires français ont eu l’occasion d’interdire cette substance classée potentiellement cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé. La pression du lobby a été la plus forte… Après un débat nocturne, 63 députés français ont refusé d’interdire le glyphosate."
 
 
RETROUVEZ LA LISTE DES 63 PARLEMENTAIRES
OPPOSES A L’INTERDICTION DU GLYPHOSATE
 
 
ou
 
 
"À la suite de cette condamnation, nous nous devons de ne pas avoir la mémoire courte. Ces 63 députés doivent assumer leur vote et encore et toujours s’expliquer. La société du spectacle est ainsi faite que certains parlementaires espèrent qu’une fois le vote passé, nous passerons à autre chose et nous oublierons ce vote scandaleux.

Monsanto est donc condamnée pour avoir intoxiqué un jardinier. Mais cette multinationale est-elle la seule responsable ? Les parlementaires refusant d’interdire cette substance ne sont-ils pas eux aussi responsables ?

En juin dernier, Agir pour l’Environnement a mis en ligne un trombinoscope permettant de visualiser les parlementaires s’étant opposés à l’interdiction du glyphosate. Ce site a été partagé plus de 150 000 fois !
N’hésitez pas à réagir à la condamnation de Monsanto en adressant un courriel ou en postant un message sur les pages facebook ou twitter de ces parlementaires.
 
 
AIDEZ NOUS A INTERDIRE
LE GLYPHOSATE
 
 
ou
 

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Plus nous avons de soutiens, plus nous pouvons multiplier nos actions pour une planète vivable.

En 2017, 10545 personnes ont adhéré à Agir pour l'Environnement.

 
 
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mardi, 07 août 2018

Votre chronique : « La nouvelle route de la soie et son impact sur la planète »

Communiqué de Sauvons la forêt

" Chers amis des forêts tropicales,

800 orangs-outans Tapanuli, les derniers de leur espèce, s'accrochent à la vie sur une minuscule parcelle de forêt tropicale au nord de Sumatra. 

Découverts l'année dernière seulement par des scientifiques, ils sont instantanément devenus les grands singes les plus dangereusement menacés d'extinction.

Bulldozers et tronçonneuses se préparent à entrer en action. L'Indonésie projette de construire un barrage hydroélectrique qui inonderait l'unique habitat des Tapanuli et le transpercerait de routes et de lignes électriques. Ce barrage fait partie des mégas-projets d'infrastructures de la « nouvelle route de la soie » que la Chine s'efforce de mettre en œuvre.

Si ce projet va de l'avant, il décimera à jamais nos plus proches parents.

Dans quelques jours, des experts de la faune rencontreront le président indonésien Joko Widodo dans l'espoir de le convaincre d'annuler le barrage. 

Plus de 200 000 personnes ont déjà signé notre pétition : merci de la signer vous aussi et de la diffuser !

PÉTITION  

En vous remerciant pour votre engagement,"

Reinhard Behrend
Sauvons la forêt (Rettet den Regenwald e.V.)

"Les orangs-outans ou l'énergie hydraulique ? Explications sur l'initiative colossale de la Chine de « nouvelle route de la soie » et de son impact sur les dernières régions sauvages de l'Asie du Sud-Est et ailleurs.

Orang-outan de TapanuliL'orang-outan de Tapanuli : juste découvert et bientôt disparu ? (© Tim Laman/CC BY 4.0)

Dans un podcast récent, l'écologiste Bill Laurance jette un regard incisif sur le projet « Belt & Road » (ou « nouvelle route de la soie ») de la Chine et la lourde menace qu'il fait peser sur l'environnement : près de 7000 projets d'infrastructure, d'extraction minière, d'énergie fossile, de coupe de bois et autres liés à l'industrie extractive sur une vaste partie du globe.

Initialement, l'initiative Belt & Road devait englober la moitié de la planète : le Pacifique Sud, l'Asie du Sud-Est, l'Indochine, l'Asie de l'Est, l'Asie centrale, le Moyen-Orient, l'Europe et l'Afrique.

Elle vient d'être élargie démesurément et inclut désormais l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale et les Caraïbes.

Il s'agit donc sans doute de la plus grande crise environnementale de notre époque. Tandis que le président chinois Xi Jinping avance le caractère « écologique », « durable » et « circulaire » du projet, Laurance dénonce des propos gravement mensongers.

Cet entretien aborde notamment la question de l'orang-outan de Tapanuli, l'espèce de grand singe la plus rare au monde et dont l'un des principaux projets financés et menés par la Chine dans le cadre de la Belt & Road pourrait bientôt sonner le glas.

Écoutez le podcast (en anglais) et décidez vous-même si le projet Belt & Road est réellement « durable ».

Laurance et ses collègues chercheurs à ALERT sont des penseurs éminents sur la biodiversité et les activités humaines qui la menace." https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_route_de_la_soie

Signez maintenant : les bulldozers arrivent !

PÉTITION  

https://www.sauvonslaforet.org/

AFFICHER LA LETTRE DE PÉTITION

Urgence en Indonésie : l'orang-outan de Tapanuli, dont l’espèce vient juste d’être découverte, pourrait déjà bientôt disparaître avec la mise en œuvre par la Chine des mégas-projets d'infrastructures de « nouvelle route de la soie »…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_route_de_la_soie

Résultat de recherche d'images pour "nouvelle route de la soie chine"

mercredi, 01 août 2018

Votre chronique : « La santé des enfants NON vaccinés - Dr Berthoud »

"Juger avec TOUTES les données plutôt que de se laisser embobiner"

samedi, 28 juillet 2018

Rosis : À Douch, La Maison du Mouflon et du Caroux accueille les visiteurs

Sur la commune de Rosis, les amateurs de pleine nature venus parcourir le massif où planent l'aigle royal et le circaète Jean-le-Blanc, s'attardent à Douch, dans les ruelles au charme d'antan.

douch,maison du mouflon,rosis,circaète jean le blanc,mouflon,aigle royalLa Maison du mouflon et du Caroux accueille les visiteurs jusqu'à la fin du mois de septembre

Au cœur du petit hameau, La Maison du Mouflon et du Caroux est une vitrine présentant l'espace privilégié du Caroux et propose une intéressante documentation pour connaître l'histoire détaillée de l'introduction de la population du mouflon de Corse sur le massif. Elle dispose de nombreuses informations et de renseignements essentiels aux touristes et aux randonneurs curieux de nature. Cartes postales et topos guides, cartes IGN et souvenirs, les promeneurs s'y arrêtent nombreux pour déguster aussi les produits du terroir.

rosis,rosis : à douch,la maison du mouflon et du caroux ouvre ses portes pour la saison 2017,douch,maison du mouflon,circaète jean le blanc,mouflon,aigle royalTablette interactive pour la découverte de la faune à La Maison du Mouflon et du Caroux

La Maison du Mouflon et du Caroux a une importante vocation pédagogique. Elle sensibilise à la vie des écosystèmes et au respect de l'environnement. La tablette interactive permet la découverte d'empreintes de l'avifaune locale, et de superbes photos sont exposées.

L'entrée à La Maison du Mouflon et du Caroux est gratuite, elle est ouverte du lundi au dimanche, de 14 H à 18 H jusqu'au 30 septembre. Fermeture hebdomadaire le mardi et le mercredi.

Contact tel au 07 87 30 17 19.

Souvenir d'une balade à la découverte de mouflons sur le caroux  Réalisation :  Vidéo Cantons d'Oc

Balade aux Mouflons sur le Caroux

Vidéo Cantons d'Oc Images à retrouver sur le blog de vidéo cantons d'Oc 

mercredi, 25 juillet 2018

Votre chronique : l'Union Locale CNT des Hauts Cantons appelle à se rassembler

ANTIFASCIME: Rassemblement antifasciste à La Salvetat sur Agout

"Nous relayons cette info"
Union Locale CNT des Hauts Cantons

Réunion des antifascistes à La Salvetat-sur-Agout

On nous informe : appel à tous les collectifs antifas à une grande réunion des antifas à La Salvetat sur Agout.

Les samedi 4 et dimanche 5 août 2018.

Rassemblement antifasciste (les collectifs antifas mais pas que) à La Salvetat sur Agout (Hérault). Rendez-vous le samedi matin sur la plage des Bouldouïres, au bord du lac de La Raviège.

Occasion de se rencontrer, de confronter les diverses situations locales, et puis nos expériences, nos activités, nos solutions et absences de solution. Occasion aussi de découvrir La Salvetat-sur-Agout, petite commune des Hauts-Cantons, avec ses lacs et sa bruyère, et puis aussi sa secte fascisante des Brigandes.

Amenez tentes, matériel de camping et vêtements chauds, c’est en altitude.

Et : merci de faire circuler l’info, faites-le savoir autour de vous.

samedi, 21 juillet 2018

Votre chronique : « Demande de stage en "Gestion/Protection des Zones Humides" »

Aurore et Gaby recherchent un stage de 2 ° année de BTS à faire à l'automne 2018 en zones humides. Leurs contacts sont dans les pièces jointes ci-dessous :

IMG_20170726_190355641.jpg Aurore Bascoul RoubeauFB_IMG_1528675489081.jpg Gabriel Gay

Demande de stage de 8 semaines en « Gestion/Protection des Zones Humides » du 08 octobre au 02 novembre 2018, du 26 novembre au 07 décembre 2018 et du 21 janvier au 01 février 2019

 

Madame, Monsieur,

               Nous sommes en formation de Brevet de Technicien Supérieur Agricole Gestion et Protection de la Nature à la Maison Familiale Rurale Valrance de Saint-Sernin sur Rance en Aveyron. Nous comptons nous spécialiser dans le domaine de la Nature, et plus précisément dans tout ce qui touche à son aménagement et à l’environnement. Dans ce cadre,  nous avons un stage de quelques semaines à faire dans un  organisme reliant gestion et protection des  Zones Humides  (Protection des Sources / Syndicats de Rivières / Littoraux / Voix fluviales  : rivières et canaux / Lacs de montagnes et barrages électriques artificiels / Salins…) qui nous aidera à en comprendre et analyser cette gestion et cette protection ainsi que d'en connaître les acteurs. Nous devrons acquérir une expérience en gestion des espaces "naturels" et/ou en éducation à l’environnement et ainsi concevoir et réaliser un projet en adoptant une démarche cohérente. Les fonctions qui nous seront confiées nous permettront d'affiner nos sens des réalités et de développer un véritable sens de l'initiative, de l'observation et un sens critique qui sont les qualités requises pour tout professionnel. 

Nous demandons ce stage à titre individuel mais nous pouvons venir à deux si votre structure peut nous recevoir ensemble. En fait peu nous importe. Nous faisons juste une démarche commune car nous sommes tous deux actuellement en stage ensemble en Gestion & Animation Nature au Québec, qu’il nous est plus pratique, de si loin, de faire nos démarches en commun, et que nous avons donc acquis l’habitude de travailler ensemble. Nous disposons tous deux de la capacité d'adaptation nécessaire pour bien nous intégrer au sein de votre organisme, car, comme vous pourrez le remarquer à la lecture de nos Curriculum Vitae, nos précédents stages et nos diverses activités extrascolaires nous ont permis de développer un bon sens du contact, de l'organisation et des responsabilités. 

Nous sommes tous deux très proches de la Nature, Gaby pour être un passionné de chasse et de pêche, et moi pour être issus du monde agricole. Nous vivons tous deux en pleine campagne depuis toujours. Nous connaissons bien les départements du Tarn, de l’Hérault et de l’Aveyron. Nous y connaissons bien les rivières, Gaby pour y pêcher régulièrement, et moi pour y pratiquer le canyoning et le canoé. (Je suis pour ma part en train de préparer un BE Canyoning).

Nous sommes véhiculés et autonomes pour le logement.

Ayant déjà découvert les métiers qui se rapportent à la Gestion des Forêts, à l’Agriculture, à l’Animation Nature, à la Protection des espèces, nous sommes particulièrement motivés pour découvrir les divers métiers qui se rapportent à la biodiversité des zones humides. Lors de ce stage, nous vous apporterons notre sérieux, notre dynamisme, notre curiosité et surtout, nos divers questionnements. Vous l’aurez peut-être compris à la lecture de cette demande de stage, nous sommes tous deux très motivés pour découvrir d’autres horizons, d’autres métiers. Étant donc actuellement en stage au Québec, nous ne serons disponibles que début septembre pour vous rencontrer, nous présenter et pour vous énoncer les motivations qui nous animent.

                 En attendant cette rencontre, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en notre réel engagement et en nos remerciements les plus sincères pour une réponse favorable de votre part.

                                                                                                    Aurore Bascoul Roubeau & Gabriel Gay

Pour plus d'information voir les documents ci-dessous 

Lettre de demande de stage zones humides Aurore & Gaby Juillet 2018.pdf

BASCOUL ROUBEAU Aurore Gestion Animation Nature Juillet 2018.pdf

GAY Gabriel Gestion Aménagement Protection Nature juillet 2018.pdf 

samedi, 30 juin 2018

Votre chronique : Défense du professeur Belpomme... pour "la santé durable"

ENEDIS a saisi le Conseil de l’Ordre des Médecins d’une plainte contre le Professeur BELPOMME en raison de certificats délivrés à des personnes électrosensibles (intolérantes à la pollution électromagnétique) pour leur éviter l’installation de compteurs Linky.

Action pour la relaxe du professeur Belpomme : https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/larelaxepourlep...

10 juin 2015 010.JPGLe professeur Dominique Belpomme défend la notion de Santé Durable (rencontre de juin 2016 dans sa maison à Saint Julien)

- Le cancérologue met en cause la dégradation de l’environnement : pollutions chimiques et champs magnétiques. "La pollution, par quelques-un, de l'environnement qui est le bien commun de tous, devrait être reconnu comme un crime de santé" assure Dominique Belpomme. ( Rencontre de juin 2016)

Plus d'infos :

Robin des Toits qui est à l'origine de la médiatisation de l'électrosensibilité en 2008 et qui souhaite la reconnaissance de cette affection a pu interroger le Pr Belpomme.

Le Pr Belpomme a simplement tenu à confirmer la pleine validité scientifique de tout ce qu'il a fait concernant l’Électro-Hypersensibilité (EHS). Pour le reste, il s'en remet à l'impartialité du Conseil de l'Ordre.

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/larelaxepourlep...

samedi, 23 juin 2018

Occitanie : OC’VIA à nouveau condamnée pour destruction d'espèce protégée

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNE LR - NACICCA

FNE

Montpellier, le 21 juin 2018
TRAVAUX DU CONTOURNEMENT NÎMES-MONTPELLIER : OC’VIA À NOUVEAU CONDAMNÉE POUR DESTRUCTION D'ESPÈCE PROTÉGÉE

La société Oc'Via, chargée de la construction de la LGV Nîmes-Montpellier, a été condamnée par le tribunal correctionnel de Nîmes, le 18 juin 2018, pour avoir détruit certains des meilleurs sites à Outardes canepetière des Costières Nîmoises, sans autorisation. Elle écope d’une sanction alourdie s’élevant à un total de 42 000 euros.

L’Outarde canepetière est une espèce menacée d’extinction en France. Autrefois présente dans tout l’hexagone, il n’en reste que des populations relictuelles et les Costières du Gard ont le privilège d’abriter le quart de la population française survivante. Bien que l’espèce soit protégée, 14 % de cette population ont été sacrifiés pour réaliser le Contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier entre 2012 et 2016.

Alors qu’OC’VIA avait été autorisée à amputer l’habitat et l’effectif d’une espèce en voie d’extinction de manière très conséquente, la société s’est malgré tout autorisée des débordements supplémentaires dans les zones à préserver, et ce à plusieurs reprises.

En 2016, OC’VIA avait ainsi été condamnée à 7000 euros d’amende (dont 3 000 avec sursis) et à verser 9000 euros aux parties civiles, pour avoir réalisé en 2013 des travaux en pleine période de reproduction de l'espèce, alors que l'autorisation ne lui avait pas encore été accordée.

Cette fois-ci, la société est reconnue coupable du décapage, en 2014, de 11 hectares au sein du site Natura 2000 des Costières Nîmoises, sans dérogation accordée pour enfreindre la loi sur les espèces protégées.

OC’VIA a cette fois été condamnée à 20 000 euros d’amende, et à verser 22000 € aux parties civiles : la fédération France Nature Environnement (FNE) et l’association Nature & Citoyenneté Camargue Crau Alpilles (NACICCA), l’association lanceuse d’alerte, TGV CNM Respectez-nous, ayant été jugée irrecevable.

Malgré les mesures compensatoires, la population d’Outardes n’a à ce jour pas retrouvé son niveau de 2012, et de nouveaux dégâts deviennent impossibles à compenser par manque de foncier approprié. C’est pourquoi nous demandons un moratoire sur les projets qui impactent le site Natura 2000 des Costières Nîmoises. Le grignotage sans fin doit cesser sous peine de remettre en question l’objectif-même de cette zone de protection d’importance européenne.

Pour Simon Popy, président de FNE LR :

« Au delà de l’Outarde, cette condamnation met en évidence la nécessité de prévenir certaines dérives liées aux activités d’extraction de matériaux, qui ne sont pas toujours aussi propres qu’elles le prétendent. Cette vigilance est d’autant plus importante que le projet de Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan va provoquer une explosion des besoins en matériaux le long de son tracé, et que démarre en ce moment l’écriture du nouveau Schéma Régional des Carrières pour une durée de 12 ans. »

Contacts presse :

FNE LR : Olivier Gourbinot : tél : 06 89 56 04 84

NACICCA : Anthony Olivier : 06 49 20 24 85

A diffuser largement, merci.

PIERRE BALZERGUE

ANIMATEUR DU RESEAU REGIONAL – CHARGE DE RELATIONS PUBLIQUES
18 RUE DES HOSPICES – 34090 MONTPELLIER
09 72 62 18 15 - 06 72 57 40 77
pierre.balzergue@fne-languedoc-roussillon.fr www.fne-languedoc-roussillon.fr
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jeudi, 07 juin 2018

BÉZIERS : "Douze prévenus à la barre, vent debout contre le glyphosate"

Tribunal. Compte Rendu d’Audience Annick Koscielniak

"Le 19 mars 2016, ils avaient investi le magasin Bricomarché de Pézenas et dégradé des bidons de désherbants.

Résultat de recherche d'images pour "Les prévenus, avant leur procès, se sont servis du palais de justice comme tribune contre les pesticides"Les prévenus, avant leur procès, se sont servis du palais de justice comme tribune contre les pesticides A.K. 

Sur la vidéo surveillance du magasin, diffusée dans la salle d’audience du tribunal correctionnel de Béziers, on assiste à toute la scène. Le 19 mars 2016, des hommes et des femmes arrivent en ordre dispersé, se fondent parmi la clientèle du Bricomarché de Pézenas. On voit ensuite l’un d’eux étendre une bâche bleue au sol, au rayon fleurs et tout commence. Pendant dix minutes, les douze prévenus viennent y déverser le contenu de leurs chariots de courses. Les boîtes et les bidons d’un puissant herbicide s’amoncellent, bombés à la peinture.

Ce jour-là, un collectif sous la bannière des Faucheurs volontaires participe à l’une des trente actions programmées en France contre les enseignes commercialisant des produits au glyphosate.

Des tee-shirts avec des taux d’intoxication

Ce mercredi, ils comparaissent pour dégradation volontaire. Tandis que leurs soutiens campent aux portes du palais de justice, ils s’alignent sur le banc, la plupart porte un tee-shirt blanc avec un chiffre placardé en noir.

« Cela représente le taux de glyphosate retrouvé dans nos urines. Avec 3,50 microgrammes par litre, je suis la championne des empoisonnés, sachant que le taux autorisé est de 0,1. Je n’en ai jamais acheté et pourtant, j’en ai plein mon corps, explique une retraitée. J’ai signé des pétitions, j’ai voté pour des gens à qui j’ai eu la faiblesse de faire confiance. Cela n’a servi à rien. Cette action non violente est une réponse à la violence extrême de produits en vente libre.»

Tour à tour, ils viennent à la barre, reconnaissent et même revendiquent leur présence sur la vidéo. Quant à la cible. « Nous avons choisi cette grande surface car elle a une quantité astronomique de ces produits, présentés en tête de gondole. Ce magasin fait marcher le tiroir-caisse autour de leur produit phare, en promotion », insiste Julien. Il a filmé lui aussi l’opération. L’enregistrement rejoindra ceux des autres opérations, aux fins de communication.

Le 19 mars, ils ont distribué des tracts, discuté avec la clientèle et les employés. « Ces actions visent à avertir les gens, montrer qu’il y a de la résistance. En 2010, il y avait danger imminent. Aujourd’hui, c’est la catastrophe. Et cela concerne le monde entier.» Une ancienne infirmière a « vu de ses yeux en Colombie des bébés avec des difformités horribles, une recrudescence de cancers lors de mes dix dernières années d’activité. C’est un problème politique. Il est inadmissible de renouveler l’autorisation du glyphosate et de ses coformulants obligatoires, aussi toxiques. Nous avons juste peinturluré des bidons, à défaut de pouvoir les détruire. J’ai la rage et je suis malheureuse de ne pas avoir pu faire d’action plus forte ».

Catherine parle de droit à la « désobéissance civile ». Anne dénonce la chaîne des responsabilités : « Les firmes évidemment, les politiques, les utilisateurs, les agriculteurs formatés par les syndicats ou les chambres d’agriculture qui nient la toxicité des produits, les commerçants, pas toujours au courant de ce qu’ils vendent par ailleurs.»

Le tribunal correctionnel devient une tribune contre l’ennemi juré, le géant Monsanto, fabricant du glyphosate. Le vice-procureur Samuel Serre recadre les débats : « On ne fait pas ici le procès de Monsanto. Vous avez terrorisé des clients, agressé une employée qui filmait, vandalisé un supermarché, cela fait de vous des délinquants de droit commun. Il y a d’autres moyens de faire passer un message. Il existe des associations, des lobbyings européens. Vous avez opté pour la violence, c’est ce que vous voulez montrer à vos enfants et petitsenfants ?». Il requiert un mois de prison avec sursis pour chacun des prévenus.

Le gérant de la grande surface s’est constitué partie civile et réclame 9 500 € de préjudice matériel, et 3 000 € de perte commerciale.

Délibéré le 4 juillet

Me Nicolas Gallon qui avait soulevé le moyen de nullité au nom du principe de précaution, des droits fondamentaux de vivre dans un environnement préservé et garant de la santé, plaide la relaxe au nom de « l’état de nécessité. Les trois conditions sont réunies, le danger imminent, l’intérêt supérieur et la proportion de la riposte par rapport à l’atteinte. Cette action est symbolique, non violente. À défaut de relaxe, requalifions la en contravention. »

L’avocat n’hésite pas à pourfendre Monsanto, « sa rétention d’informations, son lobbying à Bruxelles, ces scientifiques à sa solde qui démontent les études osant démontrer la nocivité du glyphosate, le Monsanto papers… ».

Et d’en appeler au tribunal : « Mes clients s’en sont pris au seigneur des pesticides ! La parole du citoyen n’arrive pas à émerger. Vous êtes le dernier rempart dont on ne peut influencer les décisions.» Il se demande aussi que sont devenus les bidons peinturlurés : « On n’a présenté aucun bon de destruction, un témoin affirme les avoir vus en promo avec les indications noircies de peinture donc illisibles ! 

Le tribunal a renvoyé son délibéré au 4 juillet.»

midilibre.fr : jeudi 7 juin 2018 COMPTE RENDU D’AUDIENCE ANNICK KOSCIELNIAK

Témoins. Ils ont alerté à la barre

Alain, viticulteur : « Ma maladie est un enfer »

Il consulte en Ardèche, Guy est membre d’un réseau d’alerte des médecins sur les pesticides : « Les cancers de la prostate ont été multipliés par dix chez les quinquagénaires. Les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, les autismes, ont explosé en parallèle de l’utilisation accrue du glyphosate. On voit de plus en plus d’anomalies génitales chez les enfants de viticulteurs, avec des micropénis, des pubertés précoces, des problèmes de fertilité. Le glyphosate est un grave perturbateur endocrinien ! Pourquoi est-il encore sur le marché ? Il y a omerta sur les études. Les chercheurs qui parlent des méfaits voient leurs crédits coupés, l’industrie les diffame et inonde avec de fausses recherches.»

Alain, 67 ans, ancien viticulteur, atteint de la maladie de Parkinson, s’avance avec difficulté à la barre : « Ma maladie a été reconnue professionnelle par la Mutuelle Sociale Agricole. Elle est due aux pesticides que j’ai utilisés dans ma vigne. Je n’ai jamais été informé des dangers. Je suis passé au bio en 2005. Ma maladie est un enfer.»

Arnaud représente l’association Justice-pesticide : « J’ai été coordinateur du tribunal citoyen international Monsanto. Cinq questions ont été posées. Monsanto at-il enfreint les droits fondamentaux à la santé, à un environnement sain, à l’alimentation, à la recherche académique libre, estil complice de crime de guerre avec l’agent orange et de crime d’écocide ? Cinq juges ont auditionné une trentaine de personnes venues du monde entier .» A.K.