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dimanche, 18 février 2018

Saint-Martin-de-l'Arçon : 75 personnes se sont élancées pour le premier crapahut du club Caroux Montagne

Pouvoir se bouger en famille, en groupe ou en individuel, chacun à son niveau et faire découvrir un Caroux inédit, tels étaient les objectifs de ce crapahut organisé par le club Caroux Montagne.

L'idée était de lancer à l'assaut des arêtes un maximum de monde, des petits de 4 ans aux adultes entraînés. Ce dimanche 11 février les bénévoles du club Caroux Montagne étaient à la manœuvre. Le crapahut, mi-marche mi-escalade avec casques, baudriers et cordes a rassemblé grands et petits. L'arête de La Coste et celle de Saint Martin ont été retenues car elles ont peu de passages exposés au vide.

saint-martin-de-l'arçon,club caroux montagne,caroux,olargues,crapahut,arêtes de saint-martin de l'arçonLes jeunes ont découvert le crapahut, mi-marche mi-escalade avec les éléments de sécurité : casques, baudriers et cordes

75 personnes se sont élancées sur 4 parcours différents : le petit parcours pour les enfants de 4 à 7 ans encordés à des adultes réunit 10 participants sur ses 250 m de dénivelé. Les enfants et certains adultes découvrent la technique de progression en montagne à corde tendue.

Parcours moyen sur 500 m de dénivelé pour 21 personnes : jeunes de 8 à 14 ans et adultes néophytes, casqués avec baudriers plus longes pour les cordes fixes.

Grand parcours classique de l'arête de Saint-Martin, avec 800 m de dénivelé pour 12 participants, il finit sur le plateau du Caroux avec 10 cm de neige.

Le très grand parcours, suivi par 15 personnes, enchaîne l'arête de La Coste puis celle de Saint-Martin sur 1200 m de dénivelé.

"Les adultes ont pu s'amuser sans contrainte et les plus rapides ont enchaîné les 2 arêtes en 2 h. La météo s'est améliorée, la neige était présente sur les 200 m derniers mètres de dénivelé de l'arête de Saint-Martin. 11 de nos amis du club de randonnée RPS de Bédarieux ont inventé leur parcours sur l'arête de La Coste puis le tour de Bartouyre. 6 des participants ont fini pieds dans la neige au plus haut, confie Robert adhérent de l’association."

Objectif atteints, tous se sont retrouvés pour partager les crêpes, chaleureux moment organisé par les bénévoles dans la salle de la mairie presque trop petite pour l'occasion. Une rencontre conviviale sur les arêtes à reconduire l'an prochain.

vendredi, 16 février 2018

Hauts Cantons d'Oc : les parents d'élèves bloquent l'école d'Olargues

Ce matin, dès 8 h 30, les parents d'élèves appelaient au blocage de l'école d'Olargues
Devant le portail d'entrée cadenassé, tous, parents, instituteurs et enfants étaient présents pour exprimer leur colère quant au projet de suppression de classe.

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"Les effectifs sont constants et même plutôt en augmentation. Si on a une fermeture, on a tout de suite des classes chargées à 3 niveaux. On veut obtenir le maintient de ce poste. Ils retirent des postes en milieu rural pour en créer dans les villes, déclare Olivia présidente de l'APE.

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Les parents bougent et montrent qu'ils sont là. Les manifestations prévues se font à Montpellier. Il faut agir au niveau local, faire valoir la loi montagne et la zone de revitalisation rurale seule chose qui puisse avoir un poids avec les actions des élus qui nous accordent leur soutien total."
 
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Les parents d'élèves agissent sur le terrain et restent mobilisés. Ils font circuler une pétition en cours de signatures et en ligne sur change.org contre la fermeture de la classe. La pétition sera adressée au rectorat de Montpellier.

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"Les ajustements de la carte scolaire prévoient des fermetures dans le rural, à  Olargues mais aussi dans toute la vallée comme à Hérépian et au Poujol-sur-Orb. Nous considérons que la décision de l'académie est inadmissible. À la veille des vacances, ça passe mal. 

école 16 février 022.JPG

Au cas où une décision définitive de suppression serait prise, affirme Jean Pierre Berraud, président du syndicat intercommunal des écoles d'Olargues, notre intention est de porter cette affaire devant le tribunal administratif pour non respect de la loi."

école 16 février 025.JPG

"L'école a mis en place des projets pédagogiques communs pour favoriser l'apprentissage à la lecture et  à l’écriture, déclare l'une des enseignantes, cette décision ferait échec à  tout le travail entrepris pour le projet de classe".
 
Voir ci-dessous le reportage réalisé par vidéo cantons d'oc
 
 
Dans l'attente d'une réponse administrative positive à leur réclamation les parents d'élèves annoncent que le blocage de l'école sera maintenu à la rentrée.

dimanche, 08 octobre 2017

Mons-la-Trivalle : 2e Salon d'Arts Plastiques des trois vallées

mercredi, 30 août 2017

Mons-La-Trivalle : Les associations locales rassemblées ce dimanche

Le comité des fêtes de la commune de Mons-La-Trivalle organise le forum des associations

Vue des vallées depuis les sommets.jpgLe paysage, grandiose vu des sommets, est aussi un lieu de vie foisonnant d'initiatives

Dans un cercle qui rayonne autour de Mons-La-Trivalle au cœur du Caroux, éparpillées dans les villages aux alentours : Olargues, Saint julien, Saint Martin de l’Arçon, Saint Vincent, Colombières sur Orb, Vieussan et leurs hameaux, les associations sont nombreuses et invitées à prendre part à cette fête, afin de présenter leurs activités au public.

Des ateliers se dérouleront toute la journée afin de permettre le contact avec les animations proposées.

Petite restauration et buvette sur place. Habitants et vacanciers sont invités à venir nombreux découvrir les associations locales qui tissent la vie des vallées d'Héric du Jaur et de l'Orb.

Rendez-vous dimanche 3 septembre à la salle polyvalente de Mons-La-Trivalle de 10 h à 18 h non stop.

Renseignements et inscriptions encore possibles au 06 83 02 97 88

mercredi, 12 juillet 2017

Vieussan-hameau de Boissezon : la voiture volée finit en flamme dans un ravin après un rodéo

Mardi 11 juillet peu avant 19 h, une voiture  volée devant la caserne des sapeurs pompiers à Mons La Trivalle finit sa course carbonisée en contrebas d'un talus dans les vignes sur la D177 qui serpente et conduit de Boissezon vers Berlou.
Plusieurs riverains disent avoir assisté de Mons à Vieussan à une course poursuite entre deux voitures roulant à vive allure, à grand renfort d'accélérations, de dérapages et de crissements de pneus. Un passager assis à côté du conducteur prenait place dans chacune d'elles. 

voiture calcinée en contrebas.JPG 

Le jeu a mal finit. Une colonne de fumée noire a été signalée peu après. Les pompiers de Mons sont arrivés pour maîtriser rapidement l'incendie évitant sa propagation.
 
Cependant personne n'a été retrouvé dans la voiture, totalement détruite.

voiture calcinée en contrebas de la route.jpg

Murs de pierres en contrefort de la route endommagés, arbustes arrachés par la chute de la voiture, végétation brûlée, les dégâts sont importants.

plaque (2).jpg

Thibaut, jeune sapeurs pompier déplore le vol et la  perte de sa BMW qui avait peu de Kilomètres au compteur et dont il ne reste que la carcasse calcinée. Une plainte pour vol a été déposée.
 
Les pompiers, le maire et les gendarmes sur les lieux.jpg
 
Chacun émet des suppositions quant à l'état de ceux qui occupaient cette voiture et au devenir des 4 fuyards qui semblent avoir continué leur route ensemble en direction de Mézeille dans la Golf noire.
 
Où se trouve ce deuxième véhicule ? Emporte-t-il des blessés ? Peut-être grièvement ? La chute depuis la route, quelques 10 mètres au dessus, a du être rude... 

IMG_1882.JPG

L'interrogation reste entière. Le maire de la commune de Vieussan et les gendarmes d'Olargues étaient aussi sur les lieux. Une enquête est ouverte.
 
L'entretien en images sur les lieux  avec Christian Cordier,  chef des sapeurs pompiers
 
 
 

mardi, 20 juin 2017

Saint-Martin-de-l'Arçon : le Caroux, emblème local, est mis à l'honneur

Vendredi 23 juin à 10 h 30, la commune de Saint-Martin de l’Arçon invite le public à venir assister dans les locaux de la mairie, à l’inauguration de deux expositions ainsi qu'à la présentation d’une plaque commémorative sur l’escalade.

Le Caroux à l'honneur.JPGEscalade et biodiversité mettent le massif du Caroux à l'honneur (Falaises d’Orques)

Territoire rural habité, reconnu au niveau national pour son exceptionnelle valeur patrimoniale et paysagère, le Parc naturel régional du Haut Languedoc a pour vocation de protéger le patrimoine naturel et culturel en menant une politique d’aménagement et de développement économique, social et culturel.

Dans sa Charte le Parc revendique une vocation de territoire « vivant et animé » et une identité commune « Haut-Languedoc », mettant à la disposition de toute structure qui en fait la demande, douze expositions.

La première de celles présentée ce 23 juin concerne « L’origine des activités d’escalade sur le Caroux ». La seconde, intitulée « On a tous un rôle à jouer » est un outil pédagogique réalisé par le Parc, pour aider à mieux comprendre ce qui se cache derrière le mot « biodiversité ».

Un hommage sera rendu à tous les alpinistes qui ont gravi le Caroux, suivi du dévoilement d’une plaque érigée à leur mémoire. Ces événements sont réalisés en partenariat avec la Commune d’Olargues et l’association Les Plus Beaux Villages de France.

Une collation sera servie à l’issue de la cérémonie.

Plus d’information auprès de la mairie de Saint-Martin-de-l’Arçon au 04 67 95 69 89 du Lundi au Mardi : de 14 h 00 à 17 h 00 et le Jeudi : de 14 h 00 à 17 h 00.

mardi, 25 avril 2017

Hauts Cantons d'Oc : un coup de main pour la taillanderie Galibert

Un projet bien affûté :
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"Bonjour à tous! Notre asso a besoin de votre vote pour obtenir des subventions.

Pour le bon déroulement des activités de notre association, nous serions heureux de vous compter parmi nos partenaires en s’acquittant d’un vote (à partir du 17 Avril ) en vous connectant sur  http://appelaprojets.occistart.fr/projet/les-amis-de-la-taillanderie-d-olargues pour nous soutenir dans nos objectifs à savoir :
· Remettre en état de fonctionnement l’ancien atelier de taillanderie Galibert.
 
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· Organiser des visites, stages et des conférences à but pédagogique autour du métier de forgeron-taillandier
· Organiser des expositions d’objets confectionnés en taillanderie.

Merci pour votre soutien et de faire suivre à vos connaissances via les réseaux sociaux et autres afin de récolter le maximum de soutien."
 
Fabrice
 
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mardi, 14 février 2017

Hauts-Cantons-d'Oc : La pluie continue de tomber ce mardi 14 février

La pluie continue de tomber. Ciel couvert et averses se succèdent. Cet épisode pluvieux place quatre départements en vigilance orange : Aveyron pour inondation, les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Hérault pour pluie-inondation...

DSC00316.JPGL'Orb à Vieussan à 11 h le 14 février l'Orb est presque sur la Départementale 14, la passerelle a disparu
DSC00318.JPGL'Orb a submergé les jardins potagers de Vieussan

 Pour voir la vidéo, clic sur l'image ci dessous :

L'Orb et le Jaur Vieussan et Olargues 14 février 2017 Réalisation Vidéo Cantons d'Oc

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Le Jaur dans les vignes à Ornac Mons 14 février 2017hauts-cantons-d'oc,pluie,14 février 2017,averse,épisode pluvieux,vigilance orange,aveyron,les pyrénées-orientales,aude,hérault,inondation

jeudi, 15 septembre 2016

Vieussan : la chapelle Sainte Madeleine de Mounis ouvrira sa porte

La Journée du Patrimoine sera l'occasion à Vieussan de découvrir la chapelle Sainte Madeleine de Mounis à Plaussenous et d'évoquer la mémoire de Roger Combes, ancien combattant.

Messe de neuvaine tonton_002.jpg

Né à Cambon, Roger Combes était agriculteur avec ses parents. Appelé sous les drapeaux le 2 février 1954 au secteur de la 1/903, il sert dans l’armée de l’air en Algérie.

chapelle de Plaussenous.JPGLa chapelle Sainte Madeleine et son cimetière, remarquable patrimoine enserré dans son muret de pierres

Dès son retour il s’installa viticulteur à Saint Martin de l’Arçon où, resté célibataire il demeura jusqu'en novembre 2014. Des problèmes de santé l'obligèrent à quitter son domicile pour vivre avec sa sœur à Plaussenous où il est décédé à l'âge de 83 ans.

Membre de la section des anciens combattants et des victimes de guerre d’Olargues ainsi que du Souvenir français, lors de ses obsèques il était accompagné par les portes drapeaux. André Avvocato ami de sa sœur Georgette Villebrun et ex président des anciens combattants évoqua sa mémoire et lui fit un bel hommage.

La messe de neuvaine sera célébrée par le père Verlinde dans la chapelle Sainte Madeleine de Mounis. Enclos d'un muret de pierres circulaire ce patrimoine remarquable ouvrira sa porte le samedi 17 septembre 2016 à 14 h 30 à Plaussenous.

Contact auprès de Georgette Villebrun, présidente des Amis de La chapelle Sainte Madeleine au 04 67 95 80 17.

dimanche, 19 juin 2016

Vieussan : « Mon père était cantonnier...»

En ce 19 juin 2016, jour de la Fête des Pères, Brigitte se souvient : « Mon père a été le dernier cantonnier de la commune », elle évoque avec une nostalgie teintée de fierté la mémoire d'André Villebrun qui fut cantonnier à Vieussan.

Laborieusement André entretenait cette portion de départementale qu'il gérait au rythme des saisons. Ce métier rude le comblait de fatigue et de satisfaction.

André Villebrun cantonnier.jpgAndré Villebrun était le dernier cantonnier de la commune de Vieussan

Chaque pierre du chemin lui devait sa place. Chacun de ses  gestes, mètre après mètre donnait valeur à cette voie qui permettait la communication de hameaux en villages. L'œuvre du jour achevée, il pouvait contempler le travail réalisé.

Chaque année, au fil des évolutions technologiques, des métiers disparaissent, semblant, tel l'allumeur de réverbères du Petit Prince tout droit sortis de livres d'histoire. «Les machines outils modernes ont désormais remplacé les cantonniers d'antan* et la rouille a bel et bien eu raison de la traditionnelle faux abandonnée au fond de la remise !»

Certains métiers cependant que l'on croyait disparus à tout jamais redeviennent tendances tels les barbiers qui enregistrent un surcroît d'engouement !

En ce 21e siècle, Le métier de cantonnier est en passe de révéler son utilité : les problématiques environnementales liées aux inondations ou à la sécheresse rappellent la nécessité d'une politique urbaine responsable et de proximité.

cantonnier fauchant.jpg

Tout ce que les anciens avaient imaginé pour canaliser et évacuer les eaux a connu un abandon total : "Aménagement, constructions et bétonnages aggravent les risques et ont rendu fragile des espaces où la gestion de l'entretien des ruisseaux et des fossés, l'évacuation des eaux riveraines, sont diluées entre divers organismes... Gravats et terre amoncelés en bordure des rives pour faire office de digues sont des remblais instables qui créent un double effet d’accumulation de l’eau puis de coulée de boue..."

André Villebrun, le cantonnier de Vieussan, né en décembre 1917, commence à gagner sa vie très tôt. Léopold Villebrun son père, blessé à la guerre de 1914-18 meurt des suites de ses blessures en 1929, laissant veuve Margueritte née Boissezon et leurs 2 enfants, Aimé 9 ans et André 12 ans.

Grâce à son oncle Eugène Boissezon chef cantonnier à Tarassac, André est embauché dans les Ponts et Chaussées. Affecté à Vieussan, il est chargé d'entretenir les abords de la route, faucher l'herbe, couper les branches qui pourraient gêner la circulation, curer les fossés et les aqueducs, enlever les éboulements après orage, etc...

Après sa journée de travail et pendant ses loisirs, il cultive son jardin potager, chasse, pêche, joue aux boules, à la lyonnaise, cueille les asperges sauvages et les champignons.

André VILLEBRUN.jpg

En 1940 André Villebrun épouse Arlette Bessières de Cazouls les Béziers et trois enfants viennent agrandir le foyer. Gérard en 1942, Mauricette en 1946, et Brigitte en 1949. Pendant ses congés, André laisse les enfants à la garde de Margueritte et part souvent en promenade, sur sa moto, avec Arlette à l'arrière sur le tan-sad.

L'été il travaille souvent en équipe avec ses collègues des secteurs voisins, sur des chantiers plus importants nécessitant plus de main d'œuvre, par exemple le goudronnage. L'équipe peut intervenir à Vieussan mais aussi sur des cantonnements voisins. Le travail est moins monotone mais plus contraignant. Souvent il y a peu de volontaire pour tenir la lance de goudronnage, c'est salissant, alors on fait à tour de rôle ou peut-être on tire au sort ? !

« je me rappelle, dit Andrée Calmettes , fille d'Éloi Cros, cantonnier à Colombières, ils étaient 5 et se rencontraient souvent : il y avait Mr Marty d'Olargues, Élie Sigé de Tarrassac, Mr Hortala du Poujols sur Orb et André Villebrun de Vieussan. Quand Mr Villebrun travaillait sur le secteur de mon père, il venait souvent prendre le repas a la maison, et vice versa. Je me souviens aussi qu'ils faisaient un repas ensemble dans l'année...»

«C’est vrai, tous ces noms je les ai entendus, se rappelle Brigitte. On parlait aussi à la maison, du cantonnier de Ceps, Marcel Austruy, le père de Michel, Gérard, Serge, Régine, Marie Claude et Christine. Et aussi du cantonnier d’Escagnès qui venait souvent manger chez nous, Charles Audier, le père de Max...»
Tous ces hommes furent nos anciens “balayeurs” de routes... 

« À cette époque là, le travail de curage des fossés se faisait deux fois par an, je constate, écrit Andrée qu'il n'y avait pas les inondations que nous avons maintenant.... Petite anecdote : mon père ramassait des escargots en curant les fossés, et ma mère les cuisinait. Je pense qu'ils en avaient pour leur repas annuel... 

Il y avait entre eux beaucoup de solidarité et une profonde amitié... Le métier de cantonnier, c'est une belle histoire d'hommes et de fraternité. » 

*Un peu de l'histoire des cantonniers... Du XVIIe au XVIIIe siècle, les routes étaient entretenues par la corvée (obligation faite aux paysans de consacrer plusieurs jours de travail à ces tâches).
Pierre Marie Jérôme Trésaguet, intendant de la généralité de Limoges, a l’idée de mettre en place en 1764 des baux d’entretien de routes, qui sont découpées en cantons. Les ouvriers sont alors appelés des cantonniers : le bail d’entretien des chemins rappelle ses devoirs : « Toutes les parties de routes comprises au présent bail seront entretenues en état de perfection, bien roulantes, sans heurt, flaches, buttes, pierres errantes, dépôts, décombres, boues, immondices, etc. ; et ce par des cantonniers [...] ».

Le cantonnier était préposé à l’entretien des routes ou des voies ferrées et de leurs abords.
Le cantonnier effectue, sous la responsabilité d’un entrepreneur, les travaux manuels d’entretien des chemins
En 1807, le Directeur général des Ponts et Chaussées écrit : « [...] généralement, l’emploi des cantonniers a produit de bons effets, mais il faut qu’ils soient entièrement au compte de l’Administration... »
En 1811, un décret du 16 décembre prévoit de diviser les routes en cantons dont les limites correspondent aux relais de poste. « Les travaux seront confiés à des cantonniers qui seront des maîtres de postes ou des petits entrepreneurs locaux.
En 1816, constatant que des cantonniers à gages (ouvriers permanents de l'Etat) ont été substitués dans beaucoup de départements aux cantonniers adjudicataires, un décret du 11 juin promulgue le »Règlement pour le service des cantonniers salariés chargés de l’entretien des routes en cailloutis.cantonnier chantier mobile (46).jpg

L’appellation de cantonnier est remplacée en 1947 par celle d’agent de travaux, puis en 1991 par celle d’agent d’exploitation. Depuis 2011 on parle aussi d'accoroutiste.
Le travail du cantonnier était un vrai travail de forçat qui consistait essentiellement à casser des cailloux et déblayer les routes de tous détritus et autres encombrants pour un salaire dérisoire.
Avant la Grande Guerre, les usagers ne se bousculaient pas sur les chemins des villages. Le cantonnier transportait ses outils dans une brouette, qu'il garait au bord du talus tant que durait son ouvrage de réfection. [...] Selon la saison, il balayait les mottes laissées par les charrues, étalait les gravillons dans les « nids de poule » ou curait les fossés en prévision des pluies.
L'herbe des accotements était laissée aux paysannes, qui la faucillonnaient pour leurs lapins ou y attachaient leurs chèvres. On disait malicieusement que le cantonnier, qui rempierrait pendant l'hiver mettait « les pièces à côté des trous ». Les pierres étaient fournies par les paysans, comme pendant les corvées du Moyen Age. Les trous rebouchés, le cantonnier tassait les reprises en roulant dessus un cylindre à avoine; le cheval était prêté par un paysan complaisant. 

une petite cabane abris des outils du cantonnier.jpg

Des cabanes, maçonnées ou en pierres sèches, construites çà et là sur l'accotement, permettaient aux cantonniers de s'abriter des intempéries et, la journée terminée, de ranger les outils qu'ils n'auraient pas, de la sorte, à rapporter le lendemain.

Un cantonnier avait la responsabilité d'une portion de grande voirie qui s'étirait sur une douzaine de kilomètres. A l'époque des véhicules à crottin, l'homme se contentait de signaler sa présence en plantant sur l'accotement un écriteau métallique, peint en rouge vif, sur lequel, à la craie, il indiquait le numéro de la route et la désignation du canton. Les ordres qu'il exécutait émanaient d'un supérieur hiérarchique et d'un ingénieur. C'était à bicyclette que le cantonnier chef faisait son inspection.

Des gens prétendent volontiers, sur le ton de la blague, qu'un cantonnier n'a de corne qu'au menton à force de rester arcbouté, des journées complètes, du matin au soir, sur le manche de son outil. Billevesées que ça, évidemment! De la médisance pure et simple. Ceux qui racontent ce genre de sornettes en abattent souvent moins que ceux qu'ils se plaisent tellement à critiquer.

Les axes principaux furent goudronnés dans les années 1920, mais le macadamisage du réseau secondaire ne se fit qu’après la Seconde Guerre. Si les conditions de circulation s'en trouvèrent améliorées, le boulot des cantonniers n'en devint pas moins pénible pour autant. Il fallait toujours rapiécer le revêtement, nettoyer les accotements, faucher les talus, faucarder et curer les fossés, prêter la main aux maçons qui construisaient les ponts d'écoulement. Les cantonniers des nationales se chargeaient, en plus, de l'élagage des alignements d'arbres et des replantations qui s’imposaient. En revanche, l'entretien des chemins vicinaux relevait des municipalités. [...] Les voies empierrées étaient plus éreintantes à entretenir que les routes goudronnées, cela va de soi. Il y avait sans cesse des ornières qui se creusaient, des trous qui s'approfondissaient, des ravinées qui s'aggravaient sous l'orage. Au dégel de chaque hiver rigoureux, les véhicules s'enlisaient dans la gadoue et ne parvenaient plus à se tirer des bourbiers. Parfois, on devait appeler un cultivateur à la rescousse, qui rappliquait avec son cheval. Et c'était le rechargement qu'on entreprenait aussitôt, à la pelle et à la brouette, qu'il pleuve ou qu'il vente, afin que la mésaventure ne se reproduise pas tout de suite. On tassait ensuite le raccord à la demoiselle ou au rouleau. En cas de rempierrement total, on arrosait copieusement le caillou que le cylindre s'apprêtait à compacter...»

«...Les rangées d'arbres, sur le talus des chemins, se composèrent d'abord d'ormeaux, que l'on nommait les « ranis ». Le mot rappelait que ces alignements étaient dus à Sully, baron de Rosny-sur-Seine et ministre aux yeux duquel un supplément de bois d'œuvre ne pouvait qu'enrichir le royaume. Sous l'Empire, les plantations d'accotement se multiplièrent le long des voies fréquentées. Il ne s'agissait plus d'un avantage économique, mais d'une réponse aux impératifs militaires. Les noyers étaient destinés à la fabrication des fûts de fusil ; les pruniers noirs devenaient des crosses de pistolet. Une armée de charrons taillait des afffuts de canon dans les marronniers et débitait les ormes tortillards en moyeux de prolonge d'artillerie. De surcroît, les feuillages de la belle saison dissimulaient le mouvement des troupes, tout en offrant un frais ombrage aux soldats.
Depuis l'avènement de la sacro-sainte automobile, la sécurité routière a tendance à faire table rase de ces arbres qui, sur les bas-côtés, gardent la raideur des sentinelles au garde-à-vous. Les écraseurs de champignons leur reprochent de causer un accident mortel à chaque fois qu'un de leurs bolides, dérapant par vitesse excessive, finit sa course dans le décor.»