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dimanche, 08 octobre 2017

Mons-la-Trivalle : 2e Salon d'Arts Plastiques des trois vallées

mercredi, 30 août 2017

Mons-La-Trivalle : Les associations locales rassemblées ce dimanche

Le comité des fêtes de la commune de Mons-La-Trivalle organise le forum des associations

Vue des vallées depuis les sommets.jpgLe paysage, grandiose vu des sommets, est aussi un lieu de vie foisonnant d'initiatives

Dans un cercle qui rayonne autour de Mons-La-Trivalle au cœur du Caroux, éparpillées dans les villages aux alentours : Olargues, Saint julien, Saint Martin de l’Arçon, Saint Vincent, Colombières sur Orb, Vieussan et leurs hameaux, les associations sont nombreuses et invitées à prendre part à cette fête, afin de présenter leurs activités au public.

Des ateliers se dérouleront toute la journée afin de permettre le contact avec les animations proposées.

Petite restauration et buvette sur place. Habitants et vacanciers sont invités à venir nombreux découvrir les associations locales qui tissent la vie des vallées d'Héric du Jaur et de l'Orb.

Rendez-vous dimanche 3 septembre à la salle polyvalente de Mons-La-Trivalle de 10 h à 18 h non stop.

Renseignements et inscriptions encore possibles au 06 83 02 97 88

mercredi, 12 juillet 2017

Vieussan-hameau de Boissezon : la voiture volée finit en flamme dans un ravin après un rodéo

Mardi 11 juillet peu avant 19 h, une voiture  volée devant la caserne des sapeurs pompiers à Mons La Trivalle finit sa course carbonisée en contrebas d'un talus dans les vignes sur la D177 qui serpente et conduit de Boissezon vers Berlou.
Plusieurs riverains disent avoir assisté de Mons à Vieussan à une course poursuite entre deux voitures roulant à vive allure, à grand renfort d'accélérations, de dérapages et de crissements de pneus. Un passager assis à côté du conducteur prenait place dans chacune d'elles. 

voiture calcinée en contrebas.JPG 

Le jeu a mal finit. Une colonne de fumée noire a été signalée peu après. Les pompiers de Mons sont arrivés pour maîtriser rapidement l'incendie évitant sa propagation.
 
Cependant personne n'a été retrouvé dans la voiture, totalement détruite.

voiture calcinée en contrebas de la route.jpg

Murs de pierres en contrefort de la route endommagés, arbustes arrachés par la chute de la voiture, végétation brûlée, les dégâts sont importants.

plaque (2).jpg

Thibaut, jeune sapeurs pompier déplore le vol et la  perte de sa BMW qui avait peu de Kilomètres au compteur et dont il ne reste que la carcasse calcinée. Une plainte pour vol a été déposée.
 
Les pompiers, le maire et les gendarmes sur les lieux.jpg
 
Chacun émet des suppositions quant à l'état de ceux qui occupaient cette voiture et au devenir des 4 fuyards qui semblent avoir continué leur route ensemble en direction de Mézeille dans la Golf noire.
 
Où se trouve ce deuxième véhicule ? Emporte-t-il des blessés ? Peut-être grièvement ? La chute depuis la route, quelques 10 mètres au dessus, a du être rude... 

IMG_1882.JPG

L'interrogation reste entière. Le maire de la commune de Vieussan et les gendarmes d'Olargues étaient aussi sur les lieux. Une enquête est ouverte.
 
L'entretien en images sur les lieux  avec Christian Cordier,  chef des sapeurs pompiers
 
 
 

mardi, 20 juin 2017

Saint-Martin-de-l'Arçon : le Caroux, emblème local, est mis à l'honneur

Vendredi 23 juin à 10 h 30, la commune de Saint-Martin de l’Arçon invite le public à venir assister dans les locaux de la mairie, à l’inauguration de deux expositions ainsi qu'à la présentation d’une plaque commémorative sur l’escalade.

Le Caroux à l'honneur.JPGEscalade et biodiversité mettent le massif du Caroux à l'honneur (Falaises d’Orques)

Territoire rural habité, reconnu au niveau national pour son exceptionnelle valeur patrimoniale et paysagère, le Parc naturel régional du Haut Languedoc a pour vocation de protéger le patrimoine naturel et culturel en menant une politique d’aménagement et de développement économique, social et culturel.

Dans sa Charte le Parc revendique une vocation de territoire « vivant et animé » et une identité commune « Haut-Languedoc », mettant à la disposition de toute structure qui en fait la demande, douze expositions.

La première de celles présentée ce 23 juin concerne « L’origine des activités d’escalade sur le Caroux ». La seconde, intitulée « On a tous un rôle à jouer » est un outil pédagogique réalisé par le Parc, pour aider à mieux comprendre ce qui se cache derrière le mot « biodiversité ».

Un hommage sera rendu à tous les alpinistes qui ont gravi le Caroux, suivi du dévoilement d’une plaque érigée à leur mémoire. Ces événements sont réalisés en partenariat avec la Commune d’Olargues et l’association Les Plus Beaux Villages de France.

Une collation sera servie à l’issue de la cérémonie.

Plus d’information auprès de la mairie de Saint-Martin-de-l’Arçon au 04 67 95 69 89 du Lundi au Mardi : de 14 h 00 à 17 h 00 et le Jeudi : de 14 h 00 à 17 h 00.

mardi, 25 avril 2017

Hauts Cantons d'Oc : un coup de main pour la taillanderie Galibert

Un projet bien affûté :
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"Bonjour à tous! Notre asso a besoin de votre vote pour obtenir des subventions.

Pour le bon déroulement des activités de notre association, nous serions heureux de vous compter parmi nos partenaires en s’acquittant d’un vote (à partir du 17 Avril ) en vous connectant sur  http://appelaprojets.occistart.fr/projet/les-amis-de-la-taillanderie-d-olargues pour nous soutenir dans nos objectifs à savoir :
· Remettre en état de fonctionnement l’ancien atelier de taillanderie Galibert.
 
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· Organiser des visites, stages et des conférences à but pédagogique autour du métier de forgeron-taillandier
· Organiser des expositions d’objets confectionnés en taillanderie.

Merci pour votre soutien et de faire suivre à vos connaissances via les réseaux sociaux et autres afin de récolter le maximum de soutien."
 
Fabrice
 
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mardi, 14 février 2017

Hauts-Cantons-d'Oc : La pluie continue de tomber ce mardi 14 février

La pluie continue de tomber. Ciel couvert et averses se succèdent. Cet épisode pluvieux place quatre départements en vigilance orange : Aveyron pour inondation, les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Hérault pour pluie-inondation...

DSC00316.JPGL'Orb à Vieussan à 11 h le 14 février l'Orb est presque sur la Départementale 14, la passerelle a disparu
DSC00318.JPGL'Orb a submergé les jardins potagers de Vieussan

 Pour voir la vidéo, clic sur l'image ci dessous :

L'Orb et le Jaur Vieussan et Olargues 14 février 2017 Réalisation Vidéo Cantons d'Oc

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Le Jaur dans les vignes à Ornac Mons 14 février 2017hauts-cantons-d'oc,pluie,14 février 2017,averse,épisode pluvieux,vigilance orange,aveyron,les pyrénées-orientales,aude,hérault,inondation

jeudi, 15 septembre 2016

Vieussan : la chapelle Sainte Madeleine de Mounis ouvrira sa porte

La Journée du Patrimoine sera l'occasion à Vieussan de découvrir la chapelle Sainte Madeleine de Mounis à Plaussenous et d'évoquer la mémoire de Roger Combes, ancien combattant.

Messe de neuvaine tonton_002.jpg

Né à Cambon, Roger Combes était agriculteur avec ses parents. Appelé sous les drapeaux le 2 février 1954 au secteur de la 1/903, il sert dans l’armée de l’air en Algérie.

chapelle de Plaussenous.JPGLa chapelle Sainte Madeleine et son cimetière, remarquable patrimoine enserré dans son muret de pierres

Dès son retour il s’installa viticulteur à Saint Martin de l’Arçon où, resté célibataire il demeura jusqu'en novembre 2014. Des problèmes de santé l'obligèrent à quitter son domicile pour vivre avec sa sœur à Plaussenous où il est décédé à l'âge de 83 ans.

Membre de la section des anciens combattants et des victimes de guerre d’Olargues ainsi que du Souvenir français, lors de ses obsèques il était accompagné par les portes drapeaux. André Avvocato ami de sa sœur Georgette Villebrun et ex président des anciens combattants évoqua sa mémoire et lui fit un bel hommage.

La messe de neuvaine sera célébrée par le père Verlinde dans la chapelle Sainte Madeleine de Mounis. Enclos d'un muret de pierres circulaire ce patrimoine remarquable ouvrira sa porte le samedi 17 septembre 2016 à 14 h 30 à Plaussenous.

Contact auprès de Georgette Villebrun, présidente des Amis de La chapelle Sainte Madeleine au 04 67 95 80 17.

dimanche, 19 juin 2016

Vieussan : « Mon père était cantonnier...»

En ce 19 juin 2016, jour de la Fête des Pères, Brigitte se souvient : « Mon père a été le dernier cantonnier de la commune », elle évoque avec une nostalgie teintée de fierté la mémoire d'André Villebrun qui fut cantonnier à Vieussan.

Laborieusement André entretenait cette portion de départementale qu'il gérait au rythme des saisons. Ce métier rude le comblait de fatigue et de satisfaction.

André Villebrun cantonnier.jpgAndré Villebrun était le dernier cantonnier de la commune de Vieussan

Chaque pierre du chemin lui devait sa place. Chacun de ses  gestes, mètre après mètre donnait valeur à cette voie qui permettait la communication de hameaux en villages. L'œuvre du jour achevée, il pouvait contempler le travail réalisé.

Chaque année, au fil des évolutions technologiques, des métiers disparaissent, semblant, tel l'allumeur de réverbères du Petit Prince tout droit sortis de livres d'histoire. «Les machines outils modernes ont désormais remplacé les cantonniers d'antan* et la rouille a bel et bien eu raison de la traditionnelle faux abandonnée au fond de la remise !»

Certains métiers cependant que l'on croyait disparus à tout jamais redeviennent tendances tels les barbiers qui enregistrent un surcroît d'engouement !

En ce 21e siècle, Le métier de cantonnier est en passe de révéler son utilité : les problématiques environnementales liées aux inondations ou à la sécheresse rappellent la nécessité d'une politique urbaine responsable et de proximité.

cantonnier fauchant.jpg

Tout ce que les anciens avaient imaginé pour canaliser et évacuer les eaux a connu un abandon total : "Aménagement, constructions et bétonnages aggravent les risques et ont rendu fragile des espaces où la gestion de l'entretien des ruisseaux et des fossés, l'évacuation des eaux riveraines, sont diluées entre divers organismes... Gravats et terre amoncelés en bordure des rives pour faire office de digues sont des remblais instables qui créent un double effet d’accumulation de l’eau puis de coulée de boue..."

André Villebrun, le cantonnier de Vieussan, né en décembre 1917, commence à gagner sa vie très tôt. Léopold Villebrun son père, blessé à la guerre de 1914-18 meurt des suites de ses blessures en 1929, laissant veuve Margueritte née Boissezon et leurs 2 enfants, Aimé 9 ans et André 12 ans.

Grâce à son oncle Eugène Boissezon chef cantonnier à Tarassac, André est embauché dans les Ponts et Chaussées. Affecté à Vieussan, il est chargé d'entretenir les abords de la route, faucher l'herbe, couper les branches qui pourraient gêner la circulation, curer les fossés et les aqueducs, enlever les éboulements après orage, etc...

Après sa journée de travail et pendant ses loisirs, il cultive son jardin potager, chasse, pêche, joue aux boules, à la lyonnaise, cueille les asperges sauvages et les champignons.

André VILLEBRUN.jpg

En 1940 André Villebrun épouse Arlette Bessières de Cazouls les Béziers et trois enfants viennent agrandir le foyer. Gérard en 1942, Mauricette en 1946, et Brigitte en 1949. Pendant ses congés, André laisse les enfants à la garde de Margueritte et part souvent en promenade, sur sa moto, avec Arlette à l'arrière sur le tan-sad.

L'été il travaille souvent en équipe avec ses collègues des secteurs voisins, sur des chantiers plus importants nécessitant plus de main d'œuvre, par exemple le goudronnage. L'équipe peut intervenir à Vieussan mais aussi sur des cantonnements voisins. Le travail est moins monotone mais plus contraignant. Souvent il y a peu de volontaire pour tenir la lance de goudronnage, c'est salissant, alors on fait à tour de rôle ou peut-être on tire au sort ? !

« je me rappelle, dit Andrée Calmettes , fille d'Éloi Cros, cantonnier à Colombières, ils étaient 5 et se rencontraient souvent : il y avait Mr Marty d'Olargues, Élie Sigé de Tarrassac, Mr Hortala du Poujols sur Orb et André Villebrun de Vieussan. Quand Mr Villebrun travaillait sur le secteur de mon père, il venait souvent prendre le repas a la maison, et vice versa. Je me souviens aussi qu'ils faisaient un repas ensemble dans l'année...»

«C’est vrai, tous ces noms je les ai entendus, se rappelle Brigitte. On parlait aussi à la maison, du cantonnier de Ceps, Marcel Austruy, le père de Michel, Gérard, Serge, Régine, Marie Claude et Christine. Et aussi du cantonnier d’Escagnès qui venait souvent manger chez nous, Charles Audier, le père de Max...»
Tous ces hommes furent nos anciens “balayeurs” de routes... 

« À cette époque là, le travail de curage des fossés se faisait deux fois par an, je constate, écrit Andrée qu'il n'y avait pas les inondations que nous avons maintenant.... Petite anecdote : mon père ramassait des escargots en curant les fossés, et ma mère les cuisinait. Je pense qu'ils en avaient pour leur repas annuel... 

Il y avait entre eux beaucoup de solidarité et une profonde amitié... Le métier de cantonnier, c'est une belle histoire d'hommes et de fraternité. » 

*Un peu de l'histoire des cantonniers... Du XVIIe au XVIIIe siècle, les routes étaient entretenues par la corvée (obligation faite aux paysans de consacrer plusieurs jours de travail à ces tâches).
Pierre Marie Jérôme Trésaguet, intendant de la généralité de Limoges, a l’idée de mettre en place en 1764 des baux d’entretien de routes, qui sont découpées en cantons. Les ouvriers sont alors appelés des cantonniers : le bail d’entretien des chemins rappelle ses devoirs : « Toutes les parties de routes comprises au présent bail seront entretenues en état de perfection, bien roulantes, sans heurt, flaches, buttes, pierres errantes, dépôts, décombres, boues, immondices, etc. ; et ce par des cantonniers [...] ».

Le cantonnier était préposé à l’entretien des routes ou des voies ferrées et de leurs abords.
Le cantonnier effectue, sous la responsabilité d’un entrepreneur, les travaux manuels d’entretien des chemins
En 1807, le Directeur général des Ponts et Chaussées écrit : « [...] généralement, l’emploi des cantonniers a produit de bons effets, mais il faut qu’ils soient entièrement au compte de l’Administration... »
En 1811, un décret du 16 décembre prévoit de diviser les routes en cantons dont les limites correspondent aux relais de poste. « Les travaux seront confiés à des cantonniers qui seront des maîtres de postes ou des petits entrepreneurs locaux.
En 1816, constatant que des cantonniers à gages (ouvriers permanents de l'Etat) ont été substitués dans beaucoup de départements aux cantonniers adjudicataires, un décret du 11 juin promulgue le »Règlement pour le service des cantonniers salariés chargés de l’entretien des routes en cailloutis.cantonnier chantier mobile (46).jpg

L’appellation de cantonnier est remplacée en 1947 par celle d’agent de travaux, puis en 1991 par celle d’agent d’exploitation. Depuis 2011 on parle aussi d'accoroutiste.
Le travail du cantonnier était un vrai travail de forçat qui consistait essentiellement à casser des cailloux et déblayer les routes de tous détritus et autres encombrants pour un salaire dérisoire.
Avant la Grande Guerre, les usagers ne se bousculaient pas sur les chemins des villages. Le cantonnier transportait ses outils dans une brouette, qu'il garait au bord du talus tant que durait son ouvrage de réfection. [...] Selon la saison, il balayait les mottes laissées par les charrues, étalait les gravillons dans les « nids de poule » ou curait les fossés en prévision des pluies.
L'herbe des accotements était laissée aux paysannes, qui la faucillonnaient pour leurs lapins ou y attachaient leurs chèvres. On disait malicieusement que le cantonnier, qui rempierrait pendant l'hiver mettait « les pièces à côté des trous ». Les pierres étaient fournies par les paysans, comme pendant les corvées du Moyen Age. Les trous rebouchés, le cantonnier tassait les reprises en roulant dessus un cylindre à avoine; le cheval était prêté par un paysan complaisant. 

une petite cabane abris des outils du cantonnier.jpg

Des cabanes, maçonnées ou en pierres sèches, construites çà et là sur l'accotement, permettaient aux cantonniers de s'abriter des intempéries et, la journée terminée, de ranger les outils qu'ils n'auraient pas, de la sorte, à rapporter le lendemain.

Un cantonnier avait la responsabilité d'une portion de grande voirie qui s'étirait sur une douzaine de kilomètres. A l'époque des véhicules à crottin, l'homme se contentait de signaler sa présence en plantant sur l'accotement un écriteau métallique, peint en rouge vif, sur lequel, à la craie, il indiquait le numéro de la route et la désignation du canton. Les ordres qu'il exécutait émanaient d'un supérieur hiérarchique et d'un ingénieur. C'était à bicyclette que le cantonnier chef faisait son inspection.

Des gens prétendent volontiers, sur le ton de la blague, qu'un cantonnier n'a de corne qu'au menton à force de rester arcbouté, des journées complètes, du matin au soir, sur le manche de son outil. Billevesées que ça, évidemment! De la médisance pure et simple. Ceux qui racontent ce genre de sornettes en abattent souvent moins que ceux qu'ils se plaisent tellement à critiquer.

Les axes principaux furent goudronnés dans les années 1920, mais le macadamisage du réseau secondaire ne se fit qu’après la Seconde Guerre. Si les conditions de circulation s'en trouvèrent améliorées, le boulot des cantonniers n'en devint pas moins pénible pour autant. Il fallait toujours rapiécer le revêtement, nettoyer les accotements, faucher les talus, faucarder et curer les fossés, prêter la main aux maçons qui construisaient les ponts d'écoulement. Les cantonniers des nationales se chargeaient, en plus, de l'élagage des alignements d'arbres et des replantations qui s’imposaient. En revanche, l'entretien des chemins vicinaux relevait des municipalités. [...] Les voies empierrées étaient plus éreintantes à entretenir que les routes goudronnées, cela va de soi. Il y avait sans cesse des ornières qui se creusaient, des trous qui s'approfondissaient, des ravinées qui s'aggravaient sous l'orage. Au dégel de chaque hiver rigoureux, les véhicules s'enlisaient dans la gadoue et ne parvenaient plus à se tirer des bourbiers. Parfois, on devait appeler un cultivateur à la rescousse, qui rappliquait avec son cheval. Et c'était le rechargement qu'on entreprenait aussitôt, à la pelle et à la brouette, qu'il pleuve ou qu'il vente, afin que la mésaventure ne se reproduise pas tout de suite. On tassait ensuite le raccord à la demoiselle ou au rouleau. En cas de rempierrement total, on arrosait copieusement le caillou que le cylindre s'apprêtait à compacter...»

«...Les rangées d'arbres, sur le talus des chemins, se composèrent d'abord d'ormeaux, que l'on nommait les « ranis ». Le mot rappelait que ces alignements étaient dus à Sully, baron de Rosny-sur-Seine et ministre aux yeux duquel un supplément de bois d'œuvre ne pouvait qu'enrichir le royaume. Sous l'Empire, les plantations d'accotement se multiplièrent le long des voies fréquentées. Il ne s'agissait plus d'un avantage économique, mais d'une réponse aux impératifs militaires. Les noyers étaient destinés à la fabrication des fûts de fusil ; les pruniers noirs devenaient des crosses de pistolet. Une armée de charrons taillait des afffuts de canon dans les marronniers et débitait les ormes tortillards en moyeux de prolonge d'artillerie. De surcroît, les feuillages de la belle saison dissimulaient le mouvement des troupes, tout en offrant un frais ombrage aux soldats.
Depuis l'avènement de la sacro-sainte automobile, la sécurité routière a tendance à faire table rase de ces arbres qui, sur les bas-côtés, gardent la raideur des sentinelles au garde-à-vous. Les écraseurs de champignons leur reprochent de causer un accident mortel à chaque fois qu'un de leurs bolides, dérapant par vitesse excessive, finit sa course dans le décor.»

lundi, 23 mai 2016

Votre chronique : le mois d'avril de l'Association Hurlevent

Hurlevent Asso propose le compte-rendu de ce mois d'avril à la lecture publique. Parti du constat que beaucoup de gens ignoraient ce qui se passait autour de leur combat contre l'éolien industriel... Publier  régulièrement les infos évite cet écueil et permet de partir sur des bases solides.

"compte-rendu mensuel avril 2016

Beaucoup de choses dans ce mois. Dans l’ordre chronologique : 

  • le 7 avril :: rendez-vous à la Com’com du Saint-Ponais avec son président. Selon lui, l’accord obtenu par les représentantes de Courniou et de Riols permettant à leurs communes d’obtenir 65 % de l’IFER et non pas seulement 20 % pourrait etre appliqué sans difficulté. Mais la question de la légalité de cet accord, selon nous, n’est pas réellement tranchée. Nous avons noté que le président n’est pas persuadé qu’en cas de vote concernant l’éolien, le conseil voterait majoritairement pour…
  • le 13 avril :: visite chez le maire de Saint-Pons, Georges Cèbe : il s’agit de tenter de le convaincre de demander à son conseil municipal de se prononcer contre les projets éoliens de Riols et de Courniou.

A cette occasion, il nous apprend que le 15 avril, lors de la séance du Conseil municipal, il sera question d’un projet sur Saint-Pons : Valorem, opérateur éolien, sollicite l’autorisation de mener une étude pour un parc éolien sur la crête des Trois Boules.

  • le 15 avril, nous assistons au conseil municipal : effectivement, la question est posée, dans les questions diverses. Après un long conseil sur les questions budgétaires, la question est simplement abordée, mais ne fait pas l’objet d’un vote, l’information du conseil étant insuffisante. Nous avons bien fait d’assister à cette séance.
  • le 22 avril : Carton rouge à l’éolien industriel : grande réunion-manifestation au Palais des Congrès de Mazamet.

Mazamet.jpgManifestation réussie au Palais des Congrès de Mazamet avec une participation de 600 à 700 personnes

L’objectif était atteint. Une bonne partie des personnes présentes ont signé un manifeste destiné aux autorités en charge de l’éolien dans la nouvelle région, à savoir Daniel Kruger, directeur de la DREAL à Toulouse et A Langevine, vice-présidente en charge de l’environnement au nouveau conseil régional.

Ces responsables devaient recevoir une délégation de 8 personnes représentant les associations de quatre départements, et cela dans la dernière semaine du mois d’avril. Nous vous donnerons dans notre prochain billet, des nouvelles de ces rencontres aorès la prochaine réunion de TNE (Toutes nos Energies) qui en tirera les conclusions.

  • Olargues: Grande soirée le 30 avril à la salle polyvalente, avec le soutien de Hurlevent, contre l’éolien industriel, mais aussi le gaz de schiste, le compteur Linky… Il est venu du monde, à différents moments de cette manifestation, certains dans l’après-midi, d’autres en début de soirée, d’autres encore en soirée qui se sont longuement attardés.

Hurlevent est intervenu sur plusieurs points : l’absence de fiabilité de l’éolien industriel qui conduit à des pannes gigantesques contre lesquelles de plus en plus de pays cherchent à se protéger en installant à leurs frontières des transformateurs-déphaseurs pour refouler cette électricité fatale, le coût de cette énergie payée plus de trois fois par les usagers et les contribuables et aussi le comportement des opérateurs éoliens qui se conduisent dans nos campagnes comme le faisaient les colonialistes en Afrique et ailleurs (confiscation des richesses de ces pays avec en contrepartie, de la verroterie pour les « indigènes »).

            · Courniou

Après la grande réunion du mois dernier, à laquelle ont participé plus de 120 personnes, Madame Sonzogni avait déclaré qu ‘elle se prononcerait contre le projet. Nous citons notre précédent bulletin : « Très peu de temps après, a eu lieu une réunion entre deux membres des associations et Madame le maire. La discussion a été assez longue. Il en ressort surtout qu’elle avait décidé de dire Non au projet et de demander à ses conseillers de faire de même.

Les associations, et en particulier l’association Protection Somail, se sont déclarées satisfaites et ont demandé la confirmation par écrit de cette décision.».

Il y avait un conseil municipal ce 2 mai 2016. C’était l’occasion d’en terminer avec cette question, mais non…

Pourtant, une déclaration comme ci-dessus en présence de délégués de deux associations dignes de foi, c’est comme une parole donnée. Apparemment, le premier magistrat de Courniou avait envie de revenir sur cette parole. Après le conseil municipal,

elle a mis systématiquement en accusation les opposants. s’est exprimée avec arrogance et agressivité, sans apporter quoi que ce soit de neuf sur le projet d’EDF EN…

A suivre…"

mercredi, 18 mai 2016

Mons-la-Trivalle : "Écarts dans la Vallée" invite à son vernissage au Comptoir Associatif

Les nombreux artistes de la vallée groupés en collectif, ouvrent leurs ateliers pour un long week-end : « Écarts dans la Vallée » permettra de venir à leur rencontre, de mieux les connaître et de découvrir leurs œuvres.

Le Comptoir Associatif accueille les artistes
Le Comptoir Associatif accueille les artistes

« Pourquoi chercher à s'égarer quand les chemins sont balisés ? Parce que il n'y a que là où l'on s'est égaré q'on a une chance de se retrouver.
Mais se retrouver où ? À l'écart des grands axes et des petits trop parcourus, chez des artistes par exemple quand leurs ateliers souvrent. »

Ainsi, Els Knockaert, peinture - portrait et Antonio Sclano peinture à Olargues, Pablo Quedad, ''ferraillogue'' - sculpture sur métal, Marie Hélène Roger peinture - sculpture et Petra Schubert peinture - sculpture - Land-Art à Mons le Trivalle, Yves Alleaume peinture - sculpture, Felip Costes peinture, Karl Michaelis sculpture et Pascale Soulas peinture - sculpture à Colombières sur Orb, seront heureux d'accueillir le public dans leurs ateliers respectifs, le samedi 21 et le dimanche 22 mai.

Les visites se dérouleront de 11 h à 19 h.

Cet événement itinérant « Écarts dans la Vallée » permettra de découvrir pour l'occasion les paysages printaniers de la vallée, d’Olargues à Colombières sur Orb.

Le vendredi 20 mai à 18 h 30, les artistes vous invitent au vernissage qui aura lieu au Comptoir Associatif, place du platane à Mons la Trivalle.
Contact tel : 06 73 19 57 47