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dimanche, 26 août 2018

Mons-la-Trivalle : une séance offerte ce mardi pour découvrir le yoga

Une séance de pratique du yoga ouverte à tous est proposée à Mons-La-Trivalle pour permettre à chacun de découvrir la technique

Daniela Corti l'animatrice, est diplômée depuis 2012 de l'Institut Français de Yoga après avoir suivi les cours du formateur Martyn Neal à Narbonne.

"Toujours membre de l'IFY, je pratique régulièrement. Toujours élève, je suis régulièrement des cours, des séminaires de post formation."

SAM_3095 Daniela.JPGPassionnée de Yoga, Daniela Corti s'efforce d'en transmettre la pratique

Depuis 3 ans, elle participe à des post-formations de "Yoga avec approche Ayurvédique dans les pathologies courantes" dans une école de professeurs en Bretagne.

"L'association que j'ai créée s'appelle La part du Colibri. Le yoga que je m'efforce de transmettre est issu de la tradition de Desikachar qui s'adresse et s'adapte à tout pratiquant".

Daniela a commencé à enseigner voilà 8 ans et propose des cours de yoga réguliers. À Mons-La-Trivalle : cours collectifs le mardi, cours senior de 17 h à 18 h 15, pour tous de 18 h 30 à 20 h, des matinées d’approfondissement et des cours individuels donnés à la demande, sur rendez-vous.

mons-la-trivalle, daniela corti, institut français de yoga (ify), yoga, développement personnelL'autonomie de chacun des élèves est un des objectifs de la pratique du Yoga

"Avant la reprise fixée à Mons le 18 septembre, je vous invite mardi 28 août de 9 h 30 à 11 h 30 et vous propose une petite matinée de pratique gratuite salle polyvalente de la mairie.

"Aucune participation financière n'est demandée, je souhaite seulement être prévenue de votre présence à cette séance pour faciliter l'organisation précise Daniela. J'ai un certain nombre de tapis et de briques, mais si vous avez un tapis et coussin personnel apportez-les ainsi qu'une couverture."

Contact : Lapartducolibri34@gmail.com

tel. 04 67 97 34 00 ou 06 24 01 74 01

vendredi, 24 août 2018

Mons-la-Trivalle : Ibrahima Soumaré expose au Comptoir associatif

Ibrahima Soumaré artiste fétiche de l’Association Teranga Jappalante

L’association mettra en place des ateliers d’initiation pour les plus jeunes au Maroc et de formation au Sénégal afin de favoriser l’accès à l’autonomie des personnes pour qu’elles puissent s’assurer un minimum de revenu. Ces ateliers sont à destination de populations vulnérables : enfants des rues, handicapés, jeunes en difficultés...

Des artistes d’Occitanie, autour de Marie-Hélène Roger, ont soutenu l’initiative en s’engageant dans ces expositions.

Tous se retrouveront le samedi 25 août, à 18 h, au Comptoir lors du vernissage de l’artiste Ibrahima Soumaré, peintre, illustrateur et décorateur, né en 1964, à Kaolack au Sénégal.

"À 9 ans, il découvre le peintre français Degas, un rêve pour ce gamin qui réussit à monter de justesse sur le ferry qui mène au monde de l'art", précise Jean Pierre Mine.

Ibrahima Soumaré devient, en 2000, membre de l'A.I.A.P. (Association Internationale des Arts Plastiques) auprès de l'UNESCO. Il reçoit en 2002 le Prix du salon de Versailles et arpente les rues de Paris ou de Londres avec son appareil photo.

À partir de ses images, il construit sur la toile des scènes de vie où le spectateur a le sentiment de redécouvrir la réalité qui l'entoure. Une rencontre à ne pas manquer ce samedi 25 août.

mercredi, 15 août 2018

Rosis : Le nom de René Magnaldi gravé sur le gite communal de Douch

Pour que la mémoire de René Magnaldi ne soit jamais oubliée, la commune de Rosis lui dédie son gite

La cérémonie inaugurale, avec le dévoilement de la plaque du gite au nom de René Magnaldi, s'est déroulée en présence de son épouse, de sa fille Laura, de son fils Jérôme, des membres de sa famille et de ses amis.

Cérémonie Gite René Magnaldi.jpegAdossé au Gite dédié à René Magnaldi le maire a rappelé les nombreux mérites de son premier adjoint

Jacques Mendes, maire de Rosis, a exprimé avec émotion combien était grande pour lui la perte de ce premier adjoint trop tôt disparu en décembre 2017 et apprécié par toute la communauté pour son investissement dans leur patrimoine.

"René avait une âme de bâtisseurs. Amoureux des vieilles pierres il a tout fait pour les préserver. Il connaissait tout de ce mythique Caroux, il en a escaladé toutes les falaises à titre privé ou public avec le centre de secours des sapeurs-pompiers de Combes."

Le premier magistrat a insisté sur l'implication quotidienne de René Magnaldi dans la vie communale et le mérite de chacune de ses multiples actions.

"Il a permis grâce à sa pugnacité, à ses compétences et à ses qualités d’enseignants au sein du Greta, les installations du gite Marcel Cèbe dont il a été l’artisan dés le début, lors de l’acquisition, jusqu’à la fin. Aujourd'hui les annuités d’emprunts réglées et plus de 800 nuitées par an enregistrées, cette opération s'avère exemplaire."

Jacques Mendes rappela l'engagement de son adjoint dans le renouveau du hameau de Douch qu’il affectionnait particulièrement pour le préserver, rendre son environnement agréable à tous.

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"J’ai personnellement tenu à ce que ce gîte que nous avons inauguré, il y a maintenant près de 20 ans, se nomme René Magnaldi. Au-delà de la plaque, c’est aussi l’évocation de son nom lors de l’enregistrement de plus de 1500 réservations par an."

Le maire souligne aussi que, sur le site internet de Rosis, près de 2000 visiteurs par mois pourront lire le nom de René Magnaldi.

"Je suis fier que l'empreinte de René reste à jamais imprégnée dans ce hameau qu’il aimait tant" termina Jacques Mendes avant de convier l'assemblée à l'apéritif partagé en l'honneur de René Magnaldi.

mardi, 14 août 2018

Mons-la-Trivalle : Fête de Saint-Roch à La Voulte

La Fête annuelle de Saint-Roch rassemble le 16 août, sur la commune de Mons-la-Trivalle, à la chapelle de La Voulte, lieu de culte, de culture et d'histoire.

mons-la-trivalle,chapelle saint roch de la voulte,la voulte,la vie des hauts cantons d'oc,culte,fête de saint roch,abeille,pélerin,saint rochles habitants des trois vallées perpétuent la tradition à la chapelle Saint-Roch de La Voulte

Pour l'Association Saint-Roch-La Voulte, ce traditionnel 16 août dédié au Saint Patron de la chapelle poursuit l'engagement fraternel du pèlerin* protecteur des animaux.

En matinée à 11 h la Messe sera célébrée, suivie à 12 h de l'apéritif et du pique-nique sous les arbres avec saucisses grillées (portez couverts, sièges, etc.) Participation 5 €.

À 15 h 30, au cœur du programme de la journée, la Causerie-Projection par Jean Sabench "Les abeilles meurent, le miel se tarit", dira l'étroite et nécessaire allégeance, chère à Saint-Roch*, qui unit les êtres.

À 17 h 30, Concert : Eunsley Park au violon interprétera des œuvres de Bach, Paganini...

Cette manifestation perpétue le souvenir du pèlerinage qui rassemblait autrefois les habitants des trois vallées.

L'Association Saint-Roch-La Voulte continue à promouvoir la rénovation de l'ensemble castral autour de la chapelle.

Engagée pour la sauvegarde et la valorisation du site, elle dit sa reconnaissance à ceux qui partagent ces objectifs et remercie adhérents et sympathisants pour leur aide participative.

St. Roch prayer card, date and artist unknownSt. Roch prayer card, date and artist unknown

*Saint Roch, né en 1295 à Montpellier est un pèlerin et thaumaturge (qui fait de faire un miracle, notamment de guérison) français, honoré le 16 août, jour de sa mort en 1327 à Voghera, Italie.

mardi, 31 juillet 2018

Votre chronique : hommage à Jaurès, "l’infatigable militant de la paix"

Patrick Le Hyaric, directeur du quotidien l’Humanité, a rendu hommage à Jean Jaurès, fondateur du journal, devant le Café du Croissant à Paris, où il fût assassiné le 31 juillet 1914.

 Patrick Le Hyaric, directeur du Journal l'Humanité

lundi, 09 avril 2018

Votre chronique : « Triste nouvelle : Jeannot nous a quitté... » Les Mutins de Pangée

«Triste nouvelle : Jeannot nous a quitté... » Les Mutins de Pangée 
" Jeannot s’est fait la malle. Jeannot le Suisse, Jeannot La brocante, Jeannot Le fugitif, le renard argenté s’est barré, par surprise, ce mardi 3 avril, autour de minuit. « Diabolique », comme il aurait dit. La cigale est en pleurs, le drapeau rouge est en berne.
Ses amis et camarades de La Cigale et du village, où il était une figure incontournable, lui rendront un dernier hommage le MARDI 10 AVRIL à 11 h à la cathédrale de Saint-Pons-de-Thomières.
 
Jeannot était une vedette de notre film La cigale, le corbeau et les poulets. A l’occasion des tournées beaucoup d’entre vous avaient eu l’occasion d’apprécier son humour et son sens du spectacle. Il faisait plier de rire des salles entières et pleurer parfois aussi quand il parlait des effets douloureux de l’affaire du corbeau. Certains d’entre vous ont eu l’occasion de le connaître un peu plus longtemps, de percevoir sa sensibilité profonde, son sens de l’autodérision exemplaire, sa vision du monde souvent très perspicace.
 
Jeannot, nous l’avions rencontré en 2009 lors de l’affaire du corbeau de l’Hérault et nous étions devenus bons copains. Nous ne nous sommes plus lâchés. Tous les ans à la fête de l’Huma, Jeannot était là avec nous à rigoler et à observer l’humanité. Il fut un formidable compagnon de voyage sur le chemin de nos tournées de débats.
Depuis la tournée en salles de La cigale, le corbeau et les poulets, nous tournions secrètement un nouveau film sur sa vie rocambolesque. Il y jouait son propre rôle avec talent et un goût pour la comédie chaque jour grandissant. Au fil du temps, nous avons découvert peu à peu l’incroyable aventure qui lui avait fait gagner tous ses surnoms et le secret de ses longs cheveux.
 
Jeannot était un révolté au grand cœur, il aimait les gens et rendait beaucoup de services dans le village, du repère de subversion de La Cigale à la Cathédrale dont il gérait la fermeture et les cloches pour rendre service.
Jeannot aimait jouer, jouer la comédie, jouer aux cartes, au Tiercé… jouer à tout propos, il a joué jusqu’au bout.
Il ne fermera plus les portes de la cathédrale au chœur inversé.
La fête de l’Huma ne sera plus jamais comme avant.
Nous n’oublierons jamais notre ami.
Il s’appelait Jean Oréglia."
Olivier Azam, Laure Guillot
Les Mutins de Pangée
 
PARTICIPER AUX OBSÈQUES DE JEAN ORÉGLIA
Rendez-vous le mardi 10 avril à 11h à la Cathédrale de Saint-Pons pour un dernier hommage. A la fin de la cérémonie, un pot sera organisé à la Cigale. Le corps sera ensuite transporté à Tarascon pour y reposer auprès de sa mère, selon sa volonté.
Les dernières volontés de Jeannot : Ni fleurs, ni couronnes, mais gros apéro à La Cigale.
Jeannot n’avait bien sûr pas un rond ni assurance vie. Ses amis ont décidé de prendre en charge ses obsèques dans le respect de ses volontés.
Celles et ceux qui souhaitent participer à la collecte organisée à La Cigale par Pierre Blondeau, peuvent effectuer un virement (même une petite somme bien sûr) sur ce compte ouvert par Pierre :
Etablissement : 20041
Guichet : 01012
N° de compte : 0167905W033 Clef : 33
IBAN : FR88 2004 1010 1201 6790 5W03 333
Titulaire du compte : Pierre Blondeau
ou par chèque à envoyer à l’ordre de Pierre Blondeau,
La Cigale, 3 route de Castres, 34220, St-Pons-de-Thomières
Les frais des obsèques est de 3000 €. Si la collecte venait à dépasser cette somme, le surplus sera reversé au Secours Populaire.

jeudi, 05 avril 2018

Rosis : Denise Faliu a quitté les siens, honorée par ses anciens élèves

Denise Faliu récemment décédée est partie accompagnée par sa famille, ses amis, ses collègues et ses anciens élèves qui honoraient de leur présence un parcours méritoire.

Mme Falliu 001 - Copie.jpgDenise Faliu était une enseignante à l'esprit profondément engagée dans l'idéal laïque

Son idéal laïque jalonne son engagement depuis Pézènes les Mines où elle fut jeune enseignante sous l'occupation, puis à Saint Gervais et à Olonzac, devenue directrice d'école.

Son fils Christian a rendu un hommage ému à la mémoire de sa mère : "Sa perte douloureuse alimente notre chagrin pour l'être aimant et compétent que nous avons longtemps côtoyé. Institutrice respectée, maman est restée le fruit de l’École Normale de Montpellier qui l'a guidée pendant toute sa vie, en compagnie de mon père lui aussi enseignant et Principal de Collège à Olonzac."

Denise à ses côtés Robert Faliu initia en 1974 la création de l'APAJH CAT-ESAT à Plaisance, désormais APSH34 "foyers Robert-Faliu" dont il est toujours Membre Administrateur. Portée par le même engagement, Denise était comme son époux membre d'honneur du Conseil d'Administration. Ensemble ils ont œuvré dans l'intérêt des personnes en situation de handicap.

avec-ma-femme-denise-on-a-eu-une-vie-heureuse.jpg"Avec ma femme, Denise, on a eu une vie heureuse" déclare Robert Faliu 

"Leur long itinéraire constructif et leur amour sans entrave justifie la fière admiration que nous leur portons, ma sœur Mireille, mon fils Pascal et sa compagne Cécile ainsi que tous les membres de notre famille, conclut Christian Faliu. Que son esprit, attaché aux valeurs de l'enseignement public perdure sans faille."

À l'équipe des Treilles la famille adresse ses remerciements pour les bons soins apportés à Denise Faliu, décédée à 94 ans. Jean Luc Phalip, maire de Saint Gervais, prononça un hommage à celle qui fut son institutrice.

D'Olonzac à Rosis tous partagent la tristesse de ce deuil. À ses proches, Midi Libre présente ses sincères condoléances.

vendredi, 09 février 2018

Mons-la-Trivalle : Julia Vidal a quitté les siens

Julia était née en 1922, à la Matte, une ferme proche de Cambon, elle était la 2e au sein d'une fratrie de 5 enfants.

La vie était rude, peu de confort, l'école à plusieurs kilomètres, à pieds par tous les temps, la neige n'était pas rare. Elle a obtenu son certificat d'étude en 1934.

Julia.jpgJulia était toujours contente de voir les jeunes franchir le seuil de sa maison

Julia épouse Marius en 1946, une nouvelle vie commence. Elle partage les travaux agricoles de la commune. Deux filles Maryse et Eliane sont nées. Les années passent, 3 petits-enfants, Cristel, Eric et Marie sont venus.
L'âge de la retraite de Marius arrive en 1982, ils profitent de leur temps et voyagent. Les jours et les saisons s'écoulent, rythmées par les travaux du jardin et la vie du village.

Julia est une ancienne, une "figure" pour la région. Elle a fait découvrir la nature à ses petits-enfants par de longues promenades sur le sentier des Mines ou vers les cabanes de Lutte, leur a enseigné le tricot et le plaisir des pâtisseries.

Toujours contente de voir l'un des jeunes franchir le seuil, Julia les accueillait d'un radieux sourire, leur prenant les mains dans une affection tactile. Ensemble ils participaient à l'entretien des vignes et du jardin, à la récolte des légumes et leur mise en bocaux dans la grande lessiveuse. Les vendanges, la cueillette des cerises ou des poires étaient des moments importants partagés en famille.

Voir la vidéo souvenir, réalisée par vidéo cantons d'oc en 2012

Marius Vidal fête ses 92 ans à Mons La Trivalle

Veuve depuis 5 ans Julia aurait fêté ses 96 ans le 18 février. Elle a aujourd'hui 6 arrières petits-enfants, Eddy, Valentine, Ari, Timo, Léa et le 6e Robin, né la veille de ses obsèques.

Le souvenir de Julia restera dans la mémoire du village, nos sincères condoléances vont à toute sa famille.

lundi, 05 février 2018

Mons-la-Trivalle : Francine Fromage prend sa retraite

Pour remercier tous les usagers de leur fidélité à l'épicerie du village, Francine Fromage a organisé une soirée festive dans la salle polyvalente de la commune

Ils étaient très nombreux a répondre à l'invitation, la soirée débutait par une pièce de théâtre surprise  "comptant" la vie de l'épicerie.

Une heure durant laquelle tous ont pu assister à ces croquantes anecdotes qui ont émaillé le quotidien de Francine. Défilé multiple et varié, quelquefois cocasse de clients mis en scène devant l'épicière, partagée entre émotion et amusement.

mons-la-trivalle,francine fromage,théâtre,escalier b,épicerieFrancine Fromage, émue, remercia tous ses clients

" Je suis bluffé dit-elle, tout est vrai, j'ai l'impression de revivre onze ans de ma vie." Pendant cette période la petite épicerie a fait le bonheur des habitants et celui de Francine Fromage qui a réalisé à la fois son rêve de vivre à Mons la Trivalle et celui de maintenir ce commerce ouvert au cœur du village. Dans ce lieu plein de ressources chacun trouve tout ce qui permet de vivre, sans se déplacer vers les centres commerciaux. Tout est là et la promenade vers l'épicerie permet de rencontrer voisins et connaissances.

Voir ci dessous le reportage souvenir "l'épicerie de Francine Fromage" réalisé par vidéo cantons d'oc... en 2011 

 


Dans l'épicerie de Dame Francine les producteurs du coin sont à l'honneur : vins, fruits et légumes, produits du terroir, charcuteries, produits bio, presse "et un rayon de fromages bien sûr !" sourit Francine.

La bonne humeur est un trait de caractère attaché à son personnage. Marie, première embauchée le confirme : « Une patronne comme Francine, il y en a pas 50 ! » Commerçante avisée, l'épicière est aussi douée pour harmoniser les liens sociaux et au fil des années Francine a créé quatre emplois. Ensemble ils vont désormais continuer à pérenniser son œuvre.

"J'arrive à soixante ans, c'était une période très agréable, je pense que les gens vont continuer à leur faire confiance et il le faut pour que l'épicerie reste vivante."

Le sourire de Francine répond à celui de ses clients qui sont devenus ses amis, ravis comme elle de partager ce moment joyeux.

jeudi, 25 janvier 2018

À la rencontre de Gilles Rochier, auteur de BD

En décembre 2009, dans le cadre du deuxième festival de la BD à  Vieussan au Café de Pays, Gilles Rochier présentait son album TEMPS MORT

En janvier 2018, il expose à Angoulême. Interview de Marius Chapuis dans Libération :

GILLES ROCHIER : «LE DESSIN, ON S’EN BAT LES COUILLES» Par Marius Chapuis— 

"Auteur de BD sur le tard, Gilles Rochier, exposé à Angoulême, raconte la banlieue, ses grands ensembles, son quotidien à lui et son histoire avec elle. Dans «la Petite Couronne», il écrit comme il parle, des bancs, des potes, des gosses et de sa peur de virer «réac».

Gilles Rochier : «Le dessin, on s’en bat les couilles»
Gilles Rochier : «Le dessin, on s’en bat les couilles» Dessin Gilles Rochier

La bande dessinée est une nouvelle vie pour Le barbu des Hauts-de-Seine, 49 piges, a été imprimeur, animateur dans des centres de loisirs, a bossé sur les marchés et vendu des espaces publicitaires. Et à l’écouter, la liste ne semble pas exhaustive. Sur le tard, il a découvert les fanzines, en a bricolé beaucoup, la nuit surtout, jusqu’à ce que les éditions 6 Pieds sous terre lui proposent de faire un livre. C’était en 2002. Depuis, Rochier formule une œuvre intime, autobiographique, qui esquisse en douce une histoire de la France vue de l’autre côté du périph. Dans TMLP (pour «ta mère la pute»), son best-seller, il mettait en scène les derniers instants d’une bande d’ados à la vie à la mort, enterrant l’idéal béat de la création des grands ensembles. Avec Temps mort, il se frottait à sa dépression et disait la difficulté de se réadapter à ces quartiers vomis par les ministres de l’Intérieur qu’il avait lâchés quelques années. Deux BD complétées fin 2017 par la Petite Couronne, où il s’interroge sur la façon d’être père et de vieillir dans ce genre de coins sans virer réac. Une nouvelle saison blanche et sèche, faite de journées passées le cul sur un banc avant d’aller chercher les mômes à l’école. Les potes, les flics, les petits dealers sont toujours là. Ce ciel bas aussi. Mais l’endroit change. Dans un café du XVe, Gilles Rochier est chaleureux et entier. Il profite : deux albums en 2017 (avec Tu sais ce qu’on raconte, avec Daniel Casanave au dessin), une exposition à Angoulême et trois livres déjà prêts pour 2018. Le langage est fleuri, le vouvoiement interdit.

La BD est venue assez tard dans ta vie. Le besoin de dessin, il a toujours été là ?

J’ai arrêté l’école assez tôt. Dans ma tête, psychologiquement, en cinquième. Moi, je viens de l’entreprise… Je dessinais en douce, depuis toujours, mais je rêvais pas de la BD parce que je savais que c’était dur à faire. Et un jour, je bossais dans une boîte de repro, j’ai découvert un mec qui faisait des albums avec quatre feuilles A4 agrafées. Il racontait son quotidien et c’était de l’art brut, c’était magnifique. Le mec, c’était Laurent Lolmède [auteur de Moins x avant 2000 et Extraits naturels de carnets, ndlr]. Moi, ma vie à l’époque, je la kiffais pas des masses, et quand j’ai compris que j’étais pas obligé de faire des histoires de 48 pages, j’ai dit : «Vas-y.» Il fallait qu’il se passe quelque chose, que je montre un peu aux gens ce que j’avais dans le bide.

Tu entretiens quel rapport à l’autobiographie ? Tu es dans chaque planche, mais il y a ce truc curieux où ta propre représentation change de livre en livre. De profil au début, de dos dans Temps mort, noyé dans le groupe dans TMLP.Et maintenant, face caméra.

A chaque fois que je fais un livre je me dis que ça y est, c’est le dernier. Temps mort, ça a été une reconstruction. A l’époque, je suis sous Prozac. Je peux en parler parce que je m’en suis sorti avec joie et j’ai rencontré la psychanalyse. La boîte dans laquelle je bossais venait de fermer, mes potes se retrouvaient à la porte. Et puis les gens de la BD m’ont dit de me remettre au dessin. Du coup, je me suis mis un peu à poil… Enfin, de dos. C’est aussi parce que je savais pas dessiner les visages. Dans TMLP, si tu regardes bien, tous les enfants se ressemblent mais ça colle parce qu’on avait tous la même tête, tous de sales fringues.

Dans la Petite Couronne, j’ai accepté mon visage. Je m’accepte. Pour un mec qui eu des zéros toute sa vie, utiliser le langage et faire réagir les gens sur mon écriture, c’est dingue. En vérité, je fais un peu de la bande dessinée par vengeance, par rapport aux regards, à l’entourage. J’étais un enfant seul, on me disait «ouais, t’es bien mignon avec ton dessin mais tais-toi». Là c’est fini, plus personne pourra me dire tais-toi.

Avec la Petite Couronne, on a l’impression que ton écriture s’est stabilisée. Notamment avec ce dispositif qui consiste à entrecouper des pages de BD très denses par des paysages de banlieue zen.

Je voulais faire quelque chose de chargé, qu’on retrouve de la BD. Mon dessin il n’a pas de rapport de masse, il y a trop de petits traits, et ces pages de calme, ça lui permet de respirer. Comme une aire d’autoroute. Je crois aussi que les gens aiment bien ces grands dessins. Ils reconnaissent les lieux, comme la cité Picasso. Le samedi matin, je fais des ateliers à la prison de Nanterre et la moitié des gars viennent de là, alors forcément ça réagit.

La vérité, c’est que j’ai envoyé les pages dans le désordre tellement j’étais perdu. J’étais sûr de vouloir débuter sur une arrestation et d’enchaîner avec cette histoire des mecs qui doivent être à 16 h 30 à l’école, mais c’est tout. C’est mon éditeur, Jean-Philippe Garçon, qui m’a dit quoi faire en matière de rythme : «ici, ça sonne pas», «enlève ça». Après la Cicatrice [sa précédente BD, ndlr], j’étais sec. Tristement, ce sont les attentats qui m’ont remué. Déjà c’était compliqué d’expliquer à mes potes du quartier que ça touchait ma corporation mais que c’était pas mes collègues… Coulibaly, les Kouachi, ils étaient de chez nous. L’école de la République, le club de foot, on y était tous. On s’est fait refouler des mêmes boîtes. Dans la Petite Couronne, je fais signe que ce truc me chamboule. Mais c’est qu’un lancement. Après le Bataclan, je suis tombé dans une sorte de mutisme. Il fallait que quelque chose sorte, c’était physique, et j’ai été m’acheter une trompette. Je viens de finir un livre où je raconte mon entourage de banlieue avec cette trompette. Je dis rien, je souffle, je fais chier le monde, et ce sont les autres qui parlent : ma femme, mes filles, mes potes.

Au fil des BD, on voit la banlieue évoluer, mais aussi ton rapport au quartier. On a l’impression que le truc qui t’inquiète aujourd’hui, c’est comment vieillir dans ces coins…

C’est dur à expliquer parce que quelque part ça veut dire que je désavoue l’endroit. Et je veux pas passer pour un réac. J’ai jamais eu d’embrouille. Des fois j’ai fermé ma gueule, j’ai joué des poings, mais j’ai toujours été un peu le républicain, façon «t’inquiète, je vais lui parler». Aujourd’hui, je comprends plus rien. Nous, les gens de banlieue, on s’est fait lobotomiser depuis le quinquennat de monsieur Sarkozy. Tous les lundis, un ministre balançait sur ces salauds d’étrangers, les mardis c’était contre ces salauds de profs, les chômeurs, les musulmans…

Le matin, quand tous ces gens se croisent dans l’ascenseur, tu crois qu’ils se parlent ? La veille, ils étaient devant BFM à gueuler des «regarde-moi cet enculé-là !» En banlieue, le reste du monde il existe pas, c’est la télévision. C’est clair que ça change, c’est un jeune pays les quartiers populaires. Les esprits sont mûrs pour les dérapages. On devient des médiocres, et c’est l’heure des médiocres. C’est facile, c’est de la graisse autour du cœur. Ça me fait flipper d’être comme ça avec les mômes ou les copains. Faut protéger les siens. Mais je dis pas que c’était mieux avant, c’était la merde aussi.

Entre les ateliers en prison, les fanzines et la bande de 6 Pieds sous terre, la BD est forcément un truc collectif ?

C’est un peu prétentieux, mais je peux prendre n’importe qui et lui apprendre à raconter une histoire. Parce que le dessin, on s’en bat les couilles, c’est une marge de progression. Ce qui est important, c’est la mise en scène, comment mettre les choses dans les cases pour qu’on comprenne. J’ai pas de méthode, on y va à l’instinct. Je suis que dans l’encouragement, ce que j’ai pas eu. Les gens qui viennent à ces ateliers, ils sont pas là par hasard, ils ont une envie de dessin. Au début, t’es pas content, le dessin est pourrave, mais on va aller chercher des bouquins, on va aller au CDI, pas sur Google, tu recopies, tu coupes, tu organises… Et avec 6 Pieds sous terre, c’est l’amour, quoi. C’est les copains. Là je viens de faire un livre avec Nicolas Moog et un autre avec Fabcaro, un truc de lover.

Il y a six ans, tu étais prix Révélation à Angoulême et là, tu reviens avec deux livres en compétition et une expo.

C’est la foire du trône. J’ai jamais fait d’expo moi, même sur les grilles d’une médiathèque. C’est pas ma culture. Le syndrome du banlieusard, quoi. Alors faire ça à Angoulême… Faut que je m’achète des chaussures presque. Déjà le prix Révélation avait changé pas mal de choses. Pendant un an, il y a un autocollant sur ton livre, t’es meilleur camembert de France. Ça renforce la confiance des libraires. Là, faut que je prenne des forces, parce que sans faire du Germinal, on a quand même le cul dans les ronces. Financièrement, ça reste compliqué quand la machine à laver pète."

Marius Chapuis

La Petite Couronne de Gilles Rochier 6 Pieds sous terre, 96 pp., 16 €.

jeudi, 11 janvier 2018

Rosis - Douch : la commune du Caroux en deuil avec la disparition de René Magnaldi

C’est avec une grande émotion que Jacques Mendes, maire de Rosis, accompagné des élus voisins et en présence de ses nombreux amis a salué la mémoire de René Magnaldi qui nous a quitté à l’âge de 68 ans.

"Ami personnel et 1er adjoint de la commune de Rosis où il a siégé à mes côtés pendant 23 années consécutives, René était l’âme vivante de Douch. Il a contribué à protéger, à valoriser et à moderniser le hameau comme en témoignent les ouvrages dans lesquels il s'est impliqué : le lavoir, le four à pain, les hébergements communaux, le moulin de Lafage, sans oublier la Maison du Mouflon et dernièrement la pose de la stèle en mémoire des médaillés militaires.

chantier douch René Magnaldi.JPGRené Magnaldi s'est impliqué durant 23 ans dans la vie de la commune de Rosis au cœur du Caroux

Très attaché à la pierre, René a toujours privilégié la restauration du patrimoine architectural, s’impliquant souvent physiquement à leur rénovation. Ces ouvrages seront pour toujours marqués de son indélébile empreinte. Sans lui à Douch, désormais rien ne sera plus comme avant."

René Magnaldi s'est consacré à structurer la commune de Rosis et plus particulièrement le proche environnement de ce mythique Massif du Caroux Espinouse dont il connaissait les moindres recoins et qu’il aimait tant. Sportif, passionné de randonnées et d’escalade, il a intégré le centre de secours en montagne des sapeurs pompiers de Combes. Homme discret et attentif, il savait intervenir simplement, en toute franchise et avec le plus grand souci de justice et d'équité. Il prodiguait des conseils judicieux et avertis qui lui valurent toujours l'approbation unanime de tous : au sein du Conseil Municipal comme dans sa fonction de formateur du GRETA de Bédarieux où il prodiguait son savoir-faire aux stagiaires qui expriment aujourd'hui leurs témoignages reconnaissants.

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"Il va maintenant rejoindre son copain Daniel Bourdon, 2ème adjoint de la commune, lui aussi disparu voilà un an de cette innommable maladie contre laquelle ils ont lutté jusqu'au dernier souffle. Tous deux ont marqué la vie de notre commune et laisseront dans nos mémoires le souvenir impérissable d'hommes de bien," termina Jacques Mendes, profondément affecté par ces 2 pertes successives.

René Magnaldi continuera de vivre dans nos cœur. À son épouse, à ses enfants et à toute sa famille nous adressons nos condoléances émues et attristées pour ce deuil ressenti douloureusement par tous.

dimanche, 17 décembre 2017

Mons-la-Trivalle : les messages au Père Noël sont bien partis

L’équipe des bénévoles de la bibliothèque municipale a réalisé des prouesses pour que l'accueil soit réussi à bibliothèque, salle de rédaction d'un important courrier

La Belle Nuit de Noël approche à grand pas et la lettre au Père Noël, bien ancrée dans la tradition, est l'une des étapes essentielles vers le 25 décembre.

20171213_182010noel mons.jpgLes enfants se laissaient porter par leurs rêves tandis que les aînés se réchauffaient à leur présence

Impatients, dans l'attente de l’instant magique où le Père Noël quitte sa Laponie pour distribuer des cadeaux par milliers, les enfants ont répondu à l'invitation. Les jeunes rédacteurs sont prêts à livrer sur le papier le débordement de leurs envies afin de toucher le cœur de ce Papa Noël débonnaire.

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"C'était une très bonne après midi, conviviale et animée, déclare Dominique, l'une des organisatrices. Pour cette première rencontre où la bibliothèque de Mons-la-Trivalle a servi de salle de rédaction pour les messages au Père Noël, nous sommes contents : quelques enfants sont venus ainsi que des adultes qui se sont prêtés au jeu."

20171213_noel mons (2).jpgLa boite aux lettres au Père Noël pleine de si nombreuses espérances est ancrée dans la tradition

Tout était prêt pour leur arrivée. La superbe et imposante boîte aux lettre destinées au vieil homme Noël à la barbe blanche trônait bien en vue. Coiffée de l'inimitable capuchon et de rouge vêtue, elle offrait de toute évidence la certitude de sa destination.

Cette nouvelle animation portée par la bibliothèque, demande une grande polyvalence aux bénévoles qui apprécient le travail d’équipe, ils mêlent pour l'occasion culture, animation et accueil souriant, partageant idées et rires.

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Les enfants loin de l'angoisse de la page blanche étaient fébriles devant l'importance de l'enjeu. Vite captivés par les multiples couleurs des crayons, ils se sont laissés porter par leurs rêves tandis que les aînés se réchauffaient à leur présence.

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"Nous avions préparé une avalanche de gâteaux, de confiseries et de chocolats : un avant goût d'abondance pour entrer dans la ronde des festivités de fin d’année. Autour d'un café, d'un thé ou d'un chocolat chaud, tous, adultes et enfants ont passé un bon moment et chacun est reparti avec un petit sachet empli de gourmandises."

Comme promis, la boite à lettres pleine de si nombreuses espérances, a été remise en mains propres à son destinataire, dès la fin de la soirée.

"Initiative réussie qui sera renouvelée l'an prochain !" déclarent les organisateurs comblés par la très bonne ambiance et le plaisir de participer à cette réunion intergénérationnelle.

dimanche, 19 novembre 2017

Françoise Héritier : "Les hommes et les femmes seront égaux un jour ...

 Françoise Héritier est décédée ce 15 novembre 2017
Le goût des mots
"Dédié à quelqu'un "avec qui causer était un art délicieux", le nouvel ouvrage de Françoise Héritier,  (Odile Jacob, 112 pages), poursuit l'exploration intime du bonheur de l'existence.  Chacun peut, dit-elle, trouver la richesse de son univers intime à partir de quelques mots.
 
Ce livre est la suite du précédent, "Le Sel de la vie" (Odile Jacob, 92 pages, 2012). À nouveau une "fantaisie". Sur la "parlure" cette fois, équivalent oral de l'écriture, comme le dit joliment Françoise Héritier. Soit tenter de se rappeler comment, enfant, on a découvert les mots du langage parlé.

"Je suis entourée de mots dans une forêt bruissante où chacun se démène pour attirer l'attention et prendre le dessus, retenir, intriguer, subjuguer, et chacun aspire  ces échappées belles", écrit-elle.
 
Pour analyser cette faculté créatrice de sens d'après les sons et ensuite son formatage, l'auteure part de sa propre expérience. Elle a défini deux registres, selon les deux sens du mot: "volume où on liste des données à enregistrer" et "orientation, tonalité qu'on donne". Dans le premier, elle place le goût pour les mots, répartis en trois catégories: ceux "dont la sonorité colle à la chose", ceux de la sidération, de l'étrangeté, qui ne collent pas à la chose, et ceux qui prennent "pour elle un autre sens que celui qu'ils ont ordinairement". Dans le deuxième registre, elle dépose les "lieux communs dont nous nous servons sans y prendre garde". A ses yeux, "des raccourcis fulgurants, efficaces, nécessaires". Elle donne divers exemples avant d'établir une liste des mots abstraits adéquats qu'ils remplacent. Et de chercher la raison de ces échanges.

"Je me suis plue à mener cette enquête sur les raisons du goût que j'ai pour les mots", poursuit-elle encore, "goût qui est, je crois, partagé par le plus grand nombre." Espérons...

Françoise Héritier conclut alors cet ouvrage plein de surprises par de courtes histoires, constituées d'expressions toutes faites porteuses d'émotions dont elle présente les listes."

"On ne sort pas du jeu", conclut-elle. "On l'alimente, comme le feu."
 
Le Sel de la vie
"Le précédent livre de Françoise Héritier, était déjà présenté comme une "fantaisie". C'est un petit livre précieux, une méditation épicurienne, une invitation à cueillir la vie. Né parce qu'elle avait reçu une carte postale d’un professeur apprécié. Il lui écrivait: "Une semaine “volée” de vacances en Ecosse". L’usage du mot "voler" fait bondir la sociologue. Comment pouvait écrire cela un médecin qui consacrait toute sa vie à ses patients, dont elle? "Qui vole quoi?", écrit-elle avant de pousser plus loin sa réflexion.

Elle lui répond: "Vous escamotez chaque jour ce qui fait le sel de la vie. Et quel bénéfice, sinon la culpabilité de ne jamais en faire assez?" Puis, Françoise Héritier se demande ce qui fait le sel de sa vie à elle. Elle liste, déjà, elle énumère.

Ce texte deviendra le livre "Le Sel de la vie", long poème en prose en hommage à la vie. Ses écrits vont du 13 août au 10 octobre 2011 et se clôturent par une invitation à "tourner la page".

Toute sa vie y passe, depuis sa naissance avant la Seconde Guerre mondiale, ses souvenirs, ses rencontres, ses bonheurs, la maladie. Peu de tracas au final, estime-t-elle. On suit avec plaisir ces lignes sensuelles et légères, invitant chacun à se rendre compte de ce qui fait le sel de sa vie à lui..."

Bédarieux : Projection du documentaire "MENORAH ET MASSALE" au Ciné 3

Ciné-Débat : MERCREDI 22 NOVEMBRE à 20 H 30

MENORAH ET MASSALE
un regard sur le judaïsme entre l'inde et Israël
 
un film de Françoise Marchand
 
Ce film a été tourné sur la côte ouest de l'Inde entre Bombay (Mumbai) et Cochin (Kochi) et en Israël, de Nazareth au nord à Eilat au sud au bord de la mer Rouge.
Durée du film : 60 minutes
Avant la séance : Présentation du film, des conditions de tournage et explications de quelques termes propres à la culture indienne et juive.
Après la séance : Débat avec le public

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Ciné-débat en présence de la réalisatrice Françoise Marchand et de Yaffa Duwyn qui témoigne dans le film.
 
Rencontre vidéo
 
 
Présentation
« Depuis l’Antiquité l’Inde abrite des communautés juives qui ont pu vivre librement en terre indienne...
Qui sont ces juifs, d’où viennent-ils ? Entre l’Inde et Israël, ce film porte un regard curieux sur cette histoire étonnante.
                                                     INDE
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À la création de l’état d’Israël en 1948 les juifs du monde entier sont invités à rejoindre le pays. Les Indiens répondront à l’appel, mais on ne quitte pas l’Inde si facilement, rien ne fut simple.
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En Israël, les émigrés de la première génération vivent toujours à l’indienne. Les femmes portent le sari, cuisinent le massalé et regardent sur Zee TV des films indiens. Leurs enfants, nés sur place, ont vécu avec une double culture mais leurs petits enfants se sentent d’abord Israéliens.
Aujourd’hui il reste environ 5000 juifs en Inde. Là-bas, les cimetières gardent les traces d’une histoire ancienne mais il y a de moins en moins de visiteurs et les synagogues se transforment peu à peu en musées.
Les témoignages se croisent, se répondent avec un même constat : nostalgie d’une histoire qui s’achève peu à peu d’un côté, nostalgie d’une histoire impossible à oublier de l’autre. »

mercredi, 15 novembre 2017

Votre chronique : Décès de Françoise Héritier

Décès de Françoise Héritier le jour de ses 85 ans

Grande dame de l’anthropologie, professeure au Collège de France, Françoise Héritier nous lègue un précieux travail sur la parenté et les rapports entre les genres masculins féminins.

Décès de Françoise Héritier le jour de ses 85 ans

Françoise Héritier en 1982© MICHELE BANCILHON / BANCILHON / MBANCILHON / AFP 

"Elle était un mélange magique, celui d’une extraordinaire acuité de pensée associée à une incroyable humilité", témoigne l’évolutionniste Pierre-Henri Gouyon, malheureux de n’avoir pas eu le temps de décrocher son téléphone pour souhaiter son anniversaire à Françoise Héritier. Cette grande dame de l’anthropologie, qui avait succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France est partie le jour même de ses 85 ans. Il y a quelques jours à peine, elle répondait aux interviews de bonne grâce pour parler d’Au gré des jours (Odile Jacob), son tout dernier 

livre, un opus détonnant avec son impressionnante bibliographie universitaire, où il était question de son amour des mots, de son goût de vivre, "des moments forts ou décisifs" qui l’avaient forgée, "de bric et de broc", mais solide.

Ses travaux sur les différents systèmes de parenté dans le monde, mais aussi sur la valence différentielle entre les hommes et les femmes (lire son interview) ont marqué sa discipline et nourri la réflexion de notre époque. "Je n’ai ni la naïveté, ni la prétention de croire que l’anthropologie sert directement à changer les mentalités, écrivait-elle en 2009 dans Une pensée en mouvement(Odile Jacob), merveilleux livre sur sa carrière et son inlassable quête intellectuelle, mais elle participe à la vie 

de la Cité, tant par sa réflexion que par ses actions, et mobilise son savoir dans les domaines nouveaux qu’il faut baliser : le rapport entre les genres masculin et féminin, le changement des formes de la vie sexuelle, conjugale, familiale, l’avenir de la recherche, les rapports entre communauté, les difficultés de la jeunesse, la constitution de l’identité et de l’altérité par le regard".

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Intellectuelle engagée, membre du Conseil national d’éthique et présidente du Conseil national du sida, elle gardait un œil critique sur l’époque "et ses retours de bâtons", comme elle aimait à dire, en commentant notamment les régressions en matière de droit des femmes. Elle-même ne manquait pas d’anecdotes sur le sexisme dont elle avait été victime et qui la hérissait toujours. Généreuse, bienveillante, elle appelait toutefois chacun à "une vigilance permanente"

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samedi, 11 novembre 2017

Votre chronique : GiedRé « Les GeNs se bRosseNT Les deNTs »

GiedRé : un regard "naïf" sur les réalités de la vie

Les GeNs se bRosseNT Les deNTs - exTRaiT de MoN PReMieR aLbuM VeNdu daNs Les vRais MagasiNs - diSPoNibLe daNs Les bacs ouais ouais coMMe Le cédé de JoHNNY . RéaLisaTioN : GiedRé - JuLes LaHaNa - THéo MaLeT

Paroles de la chanson

Les Gens Se Brossent Les Dents par GiedRé

Comme toi, le matin elle se levait 
Comme toi, elle prenait son petit déjeuner 
Comme toi, parfois elle rigolait 
La meuf à Michel Fourniret

Comme toi, elle faisait des bisous 
Comme toi, elle était plus grande debout 
Comme toi, parfois elle marchait sur des cailloux 
La meuf à Marc Dutroux

Ceaușescu aussi 
Se brossait les dents 
Et tous les officiers nazis
Ont tous été des enfants 

Comme ta maman, parfois elle avait froid l'hiver 
Et comme elle aussi, elle avait des ovaires 
Comme elle, il lui est arrivée d'éplucher des pommes de terre 
La mère à Himmler 
 
Comme à toi, parfois ça lui grattait le dos 
Comme toi, souvent elle buvait de l'eau 
Comme toi, elle écoutait la radio 
Véronique, Véronique Courjault 

Ceaușescu aussi 
Se brossait les dents 
Et tous les officiers nazis
Ont tous été des enfants 

Des enfants, des enfants...

mercredi, 25 octobre 2017

Vieussan : "Qui a mis le feu à l'abris des chasseurs ?"

Ce dimanche les chasseurs se sont rassemblés sur le plateau de La Bouïsse, mais ils ne sont pas réunis autour des tables, leur abris est désormais en cendre

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Jésus le président de la Diane de Vieussan, montrant le désastre ne cache pas son émotion et témoigne : "Ça fait 20 ans qu'elle y était cette baraque, c'était George Bousquet qui avait bâtie la cheminée, et elle ne fumait pas. C'était pratique. C'est pas gentil."

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La "baraque" comme il dit n'est plus qu'un amas de bois et de tôles noircis, les arbres, le tronc brûlé sont encore debout.

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"On n'emmerde personne, ça servait d'abris pour tout le monde, on laissait ouvert pour qu'elle profite aux cyclistes quand il pleuvait. Et les randonneurs combien de fois ils ont mangé là ? Les VTtistes, les coureurs, les trottinettes de Roquebrun s'y arrêtaient. Et voilà !"

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Chacun arrive avec sa glacière et ils s'installent au soleil pour pique-niquer.

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"Les chasseurs, on est pas aimé" bougonne l'un d'eux. "C'est pas accidentel. On avait déjà eu des graffitis, une fois ils nous avaient même chié au milieu", ajoute un autre.

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Jésus s'interroge : " mais là, c'est chaud ! On se pose des questions, qui a bien pu nous y mettre le feu ? C'était le vent marin, ça aurait pu brûler toute la montagne."

Ils avaient nettoyé autour. L'incendie s'est heureusement limité à l'abris.

"C'était fait exprès, ils ont transporté un gros pneu laissé à 200 mètre de là, ils ont mis le feu au milieu, ils ont brûlé même les tables et les bancs. Aujourd'hui on y mangerait."

"On saura jamais. On peut pas accuser personne. mais celui ou ceux qui ont fait ça, c'est pas sympa, voilà."

Voir le reportage sur Vidéo Cantons d'Oc

jeudi, 19 octobre 2017

Mons-la-Trivalle : Yaffa Duwyn témoigne dans le film de Françoise Marchand

Le film documentaire de Françoise Marchand "Ménorah et Massalé : un regard sur le judaïsme entre l’Inde et Israël" a été tourné avec la participation de Yaffa Duwyn

Yaffa vit à Mons-la-Trivalle et s'implique dans de nombreuses associations. Présence discrète et gracieuse, son rayonnement a été déterminant pour la réalisation du film documentaire de Françoise Marchand.

IMG_3382.JPGFrançoise Marchand, réalisatrice et Yaffa Duwyn, interprète

Une impressionnante histoire multiculturelle

"L'idée de réaliser ce film est née de mon étonnement quand Yaffa Duwyn m'a raconté son histoire. Une impressionnante histoire multiculturelle que je ne connaissais pas, qui m'a donné envie de partir avec elle sur les traces des Indiens juifs. En France je n'en ai trouvé aucun témoignage, déclare la réalisatrice, sauf le livre de Monique Zetlaoui* historienne qui a écrit "Shalom India" (éditions Imago 2000). Je l'ai rencontrée pour filmer son témoignage."

"Qui sont ces juifs ? d’où viennent-ils ?" Entre l’Inde et Israël, le film de Françoise porte un regard curieux sur cette histoire étonnante, celle de Yaffa qui croise celle d'un peuple**.

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Yaffa est au 1er plan de cette photo de famille, avec ses 4 frères et sœurs et ses parents

"Je suis née à Bombay en Inde et j'ai grandi en Israël, déclare Yaffa. Puis j'ai voyagé en Amérique du Sud, en Europe et en France en 1986.

Yaffa.jpgDans chacun des lieux qu'elle traverse, Yaffa apporte sa présence apaisante et gracieuse

Mon arrivée à Mons-La-Trivalle c'est un peu le hasard, je faisait du stop et j'ai rencontré Serge qui m'a conduite ici, puis on s'est marié. il est Belge.

C'est drôle ! C'est aussi en faisant du stop pour aller passer mon permis de conduire que j'ai connu Françoise et que tout a commencé..."

Le premier voyage, pour le tournage, c'était 3 semaines en 2010 en Israël, puis 15 jours en 2011, et finalement un mois en Inde en 2012. Yaffa était l'interprète et Iris, sa fille, fut guide en Inde où elle assura la prise de son.

img43 yaffa et iris(1).jpgYaffa et sa fille Iris

Dix heures de rushes !

"Puis il y a eu le montage, pendant 2 ans, j'avais peu de temps laissé par mon activité de Maître de Conférence Art et Culture, mon enseignement axé autour de l'image, des charges familiales et... dix heures de rushes !

J'attends les réactions du public, termine Françoise. Mais la découverte de toutes les personnes rencontrées a été pour moi une belle aventure humaine, vécue grâce à Yaffa."

Et celle-ci confirme "Le voyage avec ma fille Iris et Françoise était une expérience extraordinaire qui a resserré nos liens."

Le film, tourné en 4 langues, hébreux, marathi (langue maternelle de Yaffa), français et anglais, est proposé en Ciné-débat, ce qui est tout son intérêt : présentation, diffusion, puis échanges avec le public en présence de la réalisatrice Françoise Marchand et de Yaffa Duwyn.

Projeté en avant première en milieu professionnel à Toulouse le film est actuellement programmé dans la région : ce vendredi 20 octobre 2017 Au Fil des Arts à Prémian à 20 h 45 et au Cinéma de Bédarieux le 22 novembre 2017

"Menorah et Massalé : un regard sur le judaïsme entre l’Inde et Israël" documentaire réalisé par Françoise Marchand. 2016. 1 h 03. Production Le passe-miroir.
Contact : lepassemiroirprod@gmail.com 

Pour voir la vidéo de la rencontre sur le blog Vidéo Cantons d'Oc clic sur ce lien

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*« Depuis l’Antiquité l’Inde abrite des communautés juives qui ont pu vivre librement en terre indienne, pratiquer leur religion et qui ont la particularité, au contraire des autres diasporas, de n’avoir jamais souffert ni de persécutions ni d’antisémitisme » Monique Zetlaoui, Shalom India, Editions Imago, 2000

**« A la création de l’état d’Israël en 1948, les juifs du monde entier sont invités à rejoindre le pays. Les Indiens répondront à l’appel, mais on ne quitte pas l’Inde si facilement, rien ne fut simple… En Israël, tout ceux que j’ai rencontrés ont quitté l’Inde mais l’Inde, elle, ne les a jamais quittés. Et que ce soit en Inde ou en Israël, ce qu’il y a de plus frappant, c’est ce même regard nostalgique que j’ai vu dans les yeux des uns et des autres. » F. Marchand

mardi, 10 octobre 2017

Les Boloss des belles lettres : Hommage à Jean Rochefort

Jean Rochefort ...

"Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand par Jean Rochefort dans Les Boloss des belles lettres

Jean Rochefort (avait enregistré pour France 5 en 2016 Les Boloss des belles lettres, un programme court où il résumait en trois minutes un chef-d’œuvre de la littérature en langage de banlieue...

vendredi, 22 septembre 2017

Votre chronique : « Automne »

Lady automne Photo Alex Timmermans.jpgLady automne Photo : Alex Timmermans