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lundi, 04 juin 2018

Votre chronique : Communiqué de France Nature Environnement

FNE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNE LR - ECCLA

Montpellier, le 4 juin 2018
RENONCEMENTS À TOUS LES ÉTAGES DE L'ÉTAT SUR LA RÉGLEMENTATION DE L'USAGE DES PESTICIDES

Alors que la promesse du Président de la République d’interdire le glyphosate ne sera pas tenue, les préfets du Gard et de l’Aude entérinent la régression des zones de non traitement à proximité des milieux aquatiques (cours d’eau, canaux, plan d’eau, étangs ...).

Les milieux aquatiques sont particulièrement sensibles à l’épandage de pesticides à leurs abords, pour de nombreuses raisons : impact direct sur la faune et la flore aquatiques, diffusion dans le milieu, exportation et accumulation des produits en aval etc. Commencer par réglementer la pulvérisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des milieux aquatiques est donc la priorité.

Depuis mai 2017, la réglementation sur les Zones de Non Traitement (ZNT) a changé : le nouvel arrêté interministériel (1) donne – à l’instar du précédent (2) – une définition assez large des « points d’eau » concernés, qui doivent recouvrir l’ensemble des éléments du réseau hydrographique identifiés sur les cartes IGN au 1/25 000. Malgré tout, c’est désormais aux préfets de chaque département qu’est délégué le soin de définir les « points d’eau » à protéger.

Si certains préfets sont restés dans l’esprit du texte, d’autres ont pris des arrêtés restreignant de manière considérable la définition des « points d’eau » concernés. Ainsi, l’arrêté du préfet de l’Aude ne protège plus que 39 % du réseau hydrographique au sein du vignoble audois ; l’arrêté du préfet du Gard, quand à lui, ne protège plus que 34 % du réseau hydrographique dans le vignoble gardois, et 9 % dans les zones de riziculture.

Alors que ces départements sont particulièrement touchés par la pollution aux produits phytopharmaceutiques dans les eaux de surface, mais aussi dans l’eau potable, FNE LR - et l’association ECCLA dans l’Aude - ont demandé par recours gracieux aux préfets de compléter leurs arrêtés.

En l’absence de réponse des préfets les associations ont décidé de saisir le juge administratif pour les contraindre à revoir la définition des « points d’eau ».

Pour Simon Popy, président de FNE LR : « Nos territoires sont touchés par la pollution aux pesticides. Certains bassins présentent des concentrations fortes à très fortes dans les eaux de surface, voire dans les eaux souterraines. C’est à la fois un enjeu de protection de la nature et de santé publique. Les mesures prises par les préfets de l’Aude et du Gard sont manifestement en dessous des exigences de la loi et constituent une régression. Nous ne pouvons l’accepter ».


1 : Arrêté interministériel du 4 mai 2017 NOR : AGRG1632554A

2 : Arrêté ministériel du 12 septembre 2006 NOR : AGRG0601345A


Contacts presse :
Olivier Gourbinot : tél : 06 89 56 04 84 ; email : coordination.fnelr [at] gmail.com

A diffuser largement, merci.

PIERRE BALZERGUE

ANIMATEUR DU RESEAU REGIONAL – CHARGE DE RELATIONS PUBLIQUES
18 RUE DES HOSPICES – 34090 MONTPELLIER
09 72 62 18 15 - 06 72 57 40 77
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vendredi, 23 janvier 2015

Vieussan : après les fortes pluies les ruisseaux dévoilent « l'envers du décor »

Le ruisseau du Pin s'allonge sur plus de 4 km et continue vaille que vaille son cours, jusqu'à l'Orb. qui conduit 93 affluents vers la mer.

Au fil du temps, les ruisseaux, écosystèmes en mouvement permanent, évoluent. Sous l’action conjuguée des phénomènes naturels et des activités humaines, les ruisseaux érodent, transportent sédiments et embâcles puis les déposent.

DSC02337.JPGLe ruisseau est "une véritable poubelle"

Après les fortes pluies d'automne, le constat  est affligeant : le petit cours d’eau est dans un piètre état, les riverains expriment leurs préoccupations : déchets, poubelles, décharges et dépotoirs se dévoilent.

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«Travaux et dépôts se font en grande méconnaissance des forces actives des cours d'eau. Jeter les matériaux encombrants, consolider ou remblayer les ruisseaux ont des résultats évidemment à l'opposé d'une restauration du lit.Vieussan,pluies,ruisseaux,ruisseau du Pin,Orb,affluents,mer.phénomènes naturels,activités humaines,sédiments,embâcles,pluies d'automne,cours d’eau,riverains,déchets,poubelles,décharges,dépotoirs,

Les conséquences, visuelles sont aussi nocives pour l’environnement : pollutions, destruction d'habitats et de faune, déplacement à risque des dépôts lors des crues. »

Le développement de l'économie touristique est en ligne de mire dans les hauts cantons, l'envers du décor, enfoui au creux des ruisseaux, est de peu d'attrait, celui du Pin n'étant pas isolé.

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Des habitants ont commencé la collectes de résidus, il en est de très encombrants : « Aux ordures s’ajoutent décombres de constructions, matériaux de travaux, tronçons de poteaux et d'égouts. La loi interdit toute intervention dans les cours d'eau sans autorisation spéciale. Des crues importantes sont toujours prévisibles.»

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 Aux ordures s’ajoutent décombres de constructions, tronçons de poteaux et d'égouts

Un élu responsable interpellé, le nettoyage du ruisseau devrait être au programme de journées citoyennes.

La gestion des cours d’eau est d’intérêt général. Des collectivités, sensibles à la cause environnementale, sont en place pour restaurer les cours d'eau, valoriser les territoires.

L'indispensable changement des comportements privés et publics s’adresse à tous, élus et usagers qui aiment se promener le long des ruisseaux.