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mercredi, 12 juillet 2017

Vieussan-hameau de Boissezon : la voiture volée finit en flamme dans un ravin après un rodéo

Mardi 11 juillet peu avant 19 h, une voiture  volée devant la caserne des sapeurs pompiers à Mons La Trivalle finit sa course carbonisée en contrebas d'un talus dans les vignes sur la D177 qui serpente et conduit de Boissezon vers Berlou.
Plusieurs riverains disent avoir assisté de Mons à Vieussan à une course poursuite entre deux voitures roulant à vive allure, à grand renfort d'accélérations, de dérapages et de crissements de pneus. Un passager assis à côté du conducteur prenait place dans chacune d'elles. 

voiture calcinée en contrebas.JPG 

Le jeu a mal finit. Une colonne de fumée noire a été signalée peu après. Les pompiers de Mons sont arrivés pour maîtriser rapidement l'incendie évitant sa propagation.
 
Cependant personne n'a été retrouvé dans la voiture, totalement détruite.

voiture calcinée en contrebas de la route.jpg

Murs de pierres en contrefort de la route endommagés, arbustes arrachés par la chute de la voiture, végétation brûlée, les dégâts sont importants.

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Thibaut, jeune sapeurs pompier déplore le vol et la  perte de sa BMW qui avait peu de Kilomètres au compteur et dont il ne reste que la carcasse calcinée. Une plainte pour vol a été déposée.
 
Les pompiers, le maire et les gendarmes sur les lieux.jpg
 
Chacun émet des suppositions quant à l'état de ceux qui occupaient cette voiture et au devenir des 4 fuyards qui semblent avoir continué leur route ensemble en direction de Mézeille dans la Golf noire.
 
Où se trouve ce deuxième véhicule ? Emporte-t-il des blessés ? Peut-être grièvement ? La chute depuis la route, quelques 10 mètres au dessus, a du être rude... 

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L'interrogation reste entière. Le maire de la commune de Vieussan et les gendarmes d'Olargues étaient aussi sur les lieux. Une enquête est ouverte.
 
L'entretien en images sur les lieux  avec Christian Cordier,  chef des sapeurs pompiers
 
 
 

dimanche, 21 mai 2017

Vieussan : réglementation de la circulation sur la CD160 au hameau du Lau

Arrêté pris conformément  au Code Général des Collectivités Territoriale

Luc Guiraud maire de la commune de Vieussan avise la population de l'Arrêté pris conformément au Code Général des Collectivités Territoriale, suite à la demande d'autorisation de travaux formulée pour le compte de ENEDIS afin de réaliser un raccordement électrique en bordure de la CD 160 au lieu dit Le Lau.

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Considérant l'obligation d'assurer la sécurité des riverains, des usagers et des ouvriers, la circulation et le stationnement seront réglementés conformément aux dispositions suivantes :

Interdiction de stationnement sur la CD160 dans le hameau du Lau et restriction de la circulation sur une seule voie durant les horaires de chantier le mercredi 24 mai 2017.

Le commandant de la Brigade de gendarmerie d'Olargues et le maire de la commune sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.

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lundi, 27 février 2017

AUTOROUTES : LES 5 PIRES ARNAQUES DE CE SCANDALE D’ÉTAT

Les 5 arnaques des autoroutes ... Très bonnes à savoir !

Résultat de recherche d'images pour "AUTOROUTES : LES 5 PIRES ARNAQUES DE CE SCANDALE D’ÉTAT"

Merci à J P pour cette alerte transmise par Osons Causer

"Voilà au moins un petit jeune qui ne passe pas son temps à chasser du Pokémon. Non seulement c’est très intéressant mais ça vaut le coup de regarder la vidéo, la transférer sans modération pour que ça se sache.

C’est excellent et c’est ici", clic ci dessous : 

https://www.youtube.com/watch?v=B1QEdhGN8ag

Une pétition est lancée ! Dites non à ce scandale :

https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-exigez-la...

lundi, 19 décembre 2016

Vieussan : Interdiction de circulation sur la RD 160

Fermeture de la route D160 le 20 décembre 2016

Route barrée entre Le Pin à Le Lau de 8 h 00 à 18 h 00 le mardi 20 décembre 2016 à la demande de l'entreprise ERDF TST HTA LR qui va effectuer des travaux sur la ligne HTA pour le compte de ERDF

Considérant l'obligation d'assurer la sécurité des usagers et des ouvrier, l'Arrêté du président départemental de l'Hérault avise la population que « La circulation de tous les véhicules sur la RD 160 au PR 21+ 000 sur la commune de Vieussan, le 20 décembre 2016 de 8 h 00 à 18 h 00, sera réglementée conformément aux dispositions suivantes : Route barrée la journée durant les horaires de chantier. »

Afficher l'image d'origine

Route barrée la journée durant les horaires de chantier

Contact astreinte 24 h sur 24 h, 7 jours sur 7 auprès de Pierre Alengrin, au 06 66 05 51 53 représentant de l'entreprise sous le contrôle de l'agence technique départementale du Haut Languedoc.

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06:10 Publié dan IMG_0854.JPG

vendredi, 09 septembre 2016

Mons-la-Trivalle : Le Comptoir des artistes se joint à la Fête de la Voie Verte

Les journées nationales des voies vertes sont des moments dédiés afin de promouvoir ces itinéraires dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité.

Au pied du Caroux, à Mons-La-Trivalle, porte d'entrée du site naturel remarquable des Gorges d'Héric, la Voie Verte du Haut-Languedoc, dite « Passa Païs», offre un espace protégé, hors de toute circulation à moteur. Aménagée sur l'ancienne voie ferrée Mazamet-Bédarieux sur environ 75 km, elle passe au centre du village.

Le Comptoir Associatif des artistes, situé sur la commune en bordure de La Voie Verte, se joint à la Fête qui animera les divers lieux traversées.

IMG_0571.JPGLe Comptoir des artistes offre aux promeneurs une halte joyeusement créative

Le coup de projecteur programmé pour cette 13e édition au niveau national, durant le week-end du 17 au 18 septembre 2016 est organisé localement le 11 septembre.

Tous les renseignements nécessaires sont disponibles à l'office de tourisme aménagé dans les locaux de l'ancien garde barrière de Mons-la-Trivalle.

Dimanche 11 septembre le Comptoir Associatif de Mons ouvrira ses portes et animera la commune, proposant expositions et démonstrations des artistes, offrant aux promeneurs une halte joyeusement créative de 12 h à 19 h.

Information et contact au 06 73 19 57 47.

dimanche, 28 août 2016

Mons-la-Trivalle : la voie piétonne sécurise le trajet entre équipements touristiques

« En cette saison 2016, les estivants ont pu bénéficier d’une nouvelle infrastructure sur la commune déclare Arielle Escuret maire de Mons la Trivalle : l’aménagement d’un cheminement piéton sécurisé le long de la RD 908, opération dont le montant s’est élevé à 191891,16 € TTC, financée à 100% par le Département de l’Hérault, fortement soutenue par Kléber Mesquida, Président du Conseil Départemental et Marie Pierre Pons, vice-présidente, précise Arielle Escuret.

voie pietonne Tarassac IMG_7679.JPGLe cheminement piéton sécurise le trajet entre les équipements touristiques de la commune

La largeur du cheminement est de 1,50 m, la séparation entre la chaussée et la voie est constituée de balises espacées de 10 m, une clôture grillagée végétalisée par des plantations grimpantes protège du fossé.

Ce nouvel équipement permet, à partir du pont de Tarassac, de rejoindre le centre du village et la voie verte par le chemin du Loungairou, ajoute-t-elle, il assure également la desserte à pied de la base de canoë-kayak, sécurisant ainsi les liaisons entre lieux d’hébergement, commerces, services et prestataires d’activités telles que les sports en eaux vives ou le VTT.

Cette réalisation permet de poser les premières pierres d’un Pôle de Pleine Nature autour de la montagne du Caroux, conclut-elle. »

L'aménagement répond au Schéma Local d’Orientation et de Développement Touristique : issu du découpage territorial dit Pays Haut Languedoc et Vignobles créé en 2005, et qui s’est doté dune charte de développement. Le projet est complété par le Cadre Stratégique 2014-2020 qui inclut notamment ce Pôle de Pleine Nature et vise la valorisation de ses sites dans le cadre d’un Programme Leader.

« Le Pays *» a pour ambition de devenir un territoire reconnu et attractif... » déclarent les porteurs du projet. Le slogan « Un terrain de jeu grandeur nature » signe ses desseins qui visent en particulier à « élaborer une politique marketing » autour du ''produit'' tourisme de nature.

Le Caroux, Montagne de lumière, ainsi dédié à l'essor de l'économie, se trouve en première ligne de la stratégie « Sites en valeur, sites en marchés» 

*Pays Dossier PPN PHLV.pdf

vendredi, 22 juillet 2016

Vieussan : Compte-Rendu, réunion du Conseil Municipal du vendredi 24 juin 2016

Compte-rendu de la réunion du Conseil Municipal du 24 juin 2016, publié par voie d'affichage et  communiqué ce 21 juillet 16 h 42. Retransmis ci-dessous dans son intégralité. 
CR Conseil Municipal du 24 Juin 2016 _001.jpg

CR Conseil Municipal du 24 Juin 2016 _002.jpg

CR Conseil Municipal du 24 Juin 2016 _003.jpg

mercredi, 20 juillet 2016

Vieussan : travaux de goudronnage sur la RD 160

Pour goudronner la RD 160, sur 3,5 km du Pin à La Bouïsse, la première partie du chantier est terminée.

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La voie en réfection n'ayant aucune déviation parallèle pour les voitures, et l'annonce «Route barrée» affichée 2 jours avant le début des travaux, les usagers regrettaient de n'être prévenus que la veille du chantier par ses organisateurs. 

IMG_0476.JPGChristophe, Vincent et Christophe, l'équipe de l'entreprise Sévigné devant la niveleuse

Cependant les nuisances attendues ont été réduites, les ouvriers conciliants ont permis aux habitants du hameau du Lau, ainsi coupés du monde, de pouvoir circuler pendant de brèves pauses.

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Les conducteurs des camions transportant l'enrobé et l'équipe de 3 ouvriers de l'entreprise Sévigné se sont activés. 

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« Pour cette première couche de 1300 tonnes de « grave émulsion » emmenée ici par les camions, des semis de 30 tonnes ont été nécessaire au transport jusqu'à Roquebrun. Il faut que cette 1ère couche sèche avant de rajouter la 2e : une bi-couche de goudron liquide fondu à 80°/90°, du gravier de 6/10 puis encore du goudron liquide et du gravier plus fin de 4/10.»
La chaussée étroite ainsi rehaussée crée un fort dénivelé en bordure, le croisement n'est déjà pas facile et un arrêté préfectoral autorise la route à des poids lourds de plus de 3,5 tonnes, interdits jusque là.

arrete autorisation + 3,5 tonnes 31 mars 2016 007.JPG


Les moyens financiers engagés sur le réseau routier sont importants. La RD 160 relie Vieussan au Poujol sur Orb et dessert des hameaux où réseau d'eau potable et station d'épuration sont attendus.

«Sur ce chantier la reprise des accotements n'est pas prévue, déclare Vincent l'un des ouvriers de l'entreprise Sévigné mandatée par le Conseil départemental. Ces aménagements, utile à la sécurité des usagers de la route, nous sont souvent demandé à la suite des travaux.»

Quelques images vidéo du chantier et les explications de Christophe Cazottes : 

Réalisation vidéocantonsdoc

De nouvelles interruptions de circulation sont à prévoir pour la 2e partie du chantier. Une réunion publique programmée prochainement informera les usagers sur les différents travaux à venir.

dimanche, 26 juin 2016

Vieussan : fermeture de la route D160 du 27 juin 2016 au 1er juillet 2016

Interdiction de circulation sur la RD 160. Route barrée du lundi 27 juin 2016 au vendredi 1er juillet 2016 pour travaux de goudronnage du centre du Pin à La Bouïsse de 7 h à 18 h ! 

Contact astreinte 24h sur 24h 7 jours sur 7  : J. C. Arnaud 06 74 93 58 95 Entreprise Sévigné sous responsabilité de l'agence départementale de Saint-Pons-de-Thomières.

début et 24 juin 2016 004.JPGIMG_0447.JPG

dimanche, 19 juin 2016

Vieussan : « Mon père était cantonnier...»

En ce 19 juin 2016, jour de la Fête des Pères, Brigitte se souvient : « Mon père a été le dernier cantonnier de la commune », elle évoque avec une nostalgie teintée de fierté la mémoire d'André Villebrun qui fut cantonnier à Vieussan.

Laborieusement André entretenait cette portion de départementale qu'il gérait au rythme des saisons. Ce métier rude le comblait de fatigue et de satisfaction.

André Villebrun cantonnier.jpgAndré Villebrun était le dernier cantonnier de la commune de Vieussan

Chaque pierre du chemin lui devait sa place. Chacun de ses  gestes, mètre après mètre donnait valeur à cette voie qui permettait la communication de hameaux en villages. L'œuvre du jour achevée, il pouvait contempler le travail réalisé.

Chaque année, au fil des évolutions technologiques, des métiers disparaissent, semblant, tel l'allumeur de réverbères du Petit Prince tout droit sortis de livres d'histoire. «Les machines outils modernes ont désormais remplacé les cantonniers d'antan* et la rouille a bel et bien eu raison de la traditionnelle faux abandonnée au fond de la remise !»

Certains métiers cependant que l'on croyait disparus à tout jamais redeviennent tendances tels les barbiers qui enregistrent un surcroît d'engouement !

En ce 21e siècle, Le métier de cantonnier est en passe de révéler son utilité : les problématiques environnementales liées aux inondations ou à la sécheresse rappellent la nécessité d'une politique urbaine responsable et de proximité.

cantonnier fauchant.jpg

Tout ce que les anciens avaient imaginé pour canaliser et évacuer les eaux a connu un abandon total : "Aménagement, constructions et bétonnages aggravent les risques et ont rendu fragile des espaces où la gestion de l'entretien des ruisseaux et des fossés, l'évacuation des eaux riveraines, sont diluées entre divers organismes... Gravats et terre amoncelés en bordure des rives pour faire office de digues sont des remblais instables qui créent un double effet d’accumulation de l’eau puis de coulée de boue..."

André Villebrun, le cantonnier de Vieussan, né en décembre 1917, commence à gagner sa vie très tôt. Léopold Villebrun son père, blessé à la guerre de 1914-18 meurt des suites de ses blessures en 1929, laissant veuve Margueritte née Boissezon et leurs 2 enfants, Aimé 9 ans et André 12 ans.

Grâce à son oncle Eugène Boissezon chef cantonnier à Tarassac, André est embauché dans les Ponts et Chaussées. Affecté à Vieussan, il est chargé d'entretenir les abords de la route, faucher l'herbe, couper les branches qui pourraient gêner la circulation, curer les fossés et les aqueducs, enlever les éboulements après orage, etc...

Après sa journée de travail et pendant ses loisirs, il cultive son jardin potager, chasse, pêche, joue aux boules, à la lyonnaise, cueille les asperges sauvages et les champignons.

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En 1940 André Villebrun épouse Arlette Bessières de Cazouls les Béziers et trois enfants viennent agrandir le foyer. Gérard en 1942, Mauricette en 1946, et Brigitte en 1949. Pendant ses congés, André laisse les enfants à la garde de Margueritte et part souvent en promenade, sur sa moto, avec Arlette à l'arrière sur le tan-sad.

L'été il travaille souvent en équipe avec ses collègues des secteurs voisins, sur des chantiers plus importants nécessitant plus de main d'œuvre, par exemple le goudronnage. L'équipe peut intervenir à Vieussan mais aussi sur des cantonnements voisins. Le travail est moins monotone mais plus contraignant. Souvent il y a peu de volontaire pour tenir la lance de goudronnage, c'est salissant, alors on fait à tour de rôle ou peut-être on tire au sort ? !

« je me rappelle, dit Andrée Calmettes , fille d'Éloi Cros, cantonnier à Colombières, ils étaient 5 et se rencontraient souvent : il y avait Mr Marty d'Olargues, Élie Sigé de Tarrassac, Mr Hortala du Poujols sur Orb et André Villebrun de Vieussan. Quand Mr Villebrun travaillait sur le secteur de mon père, il venait souvent prendre le repas a la maison, et vice versa. Je me souviens aussi qu'ils faisaient un repas ensemble dans l'année...»

«C’est vrai, tous ces noms je les ai entendus, se rappelle Brigitte. On parlait aussi à la maison, du cantonnier de Ceps, Marcel Austruy, le père de Michel, Gérard, Serge, Régine, Marie Claude et Christine. Et aussi du cantonnier d’Escagnès qui venait souvent manger chez nous, Charles Audier, le père de Max...»
Tous ces hommes furent nos anciens “balayeurs” de routes... 

« À cette époque là, le travail de curage des fossés se faisait deux fois par an, je constate, écrit Andrée qu'il n'y avait pas les inondations que nous avons maintenant.... Petite anecdote : mon père ramassait des escargots en curant les fossés, et ma mère les cuisinait. Je pense qu'ils en avaient pour leur repas annuel... 

Il y avait entre eux beaucoup de solidarité et une profonde amitié... Le métier de cantonnier, c'est une belle histoire d'hommes et de fraternité. » 

*Un peu de l'histoire des cantonniers... Du XVIIe au XVIIIe siècle, les routes étaient entretenues par la corvée (obligation faite aux paysans de consacrer plusieurs jours de travail à ces tâches).
Pierre Marie Jérôme Trésaguet, intendant de la généralité de Limoges, a l’idée de mettre en place en 1764 des baux d’entretien de routes, qui sont découpées en cantons. Les ouvriers sont alors appelés des cantonniers : le bail d’entretien des chemins rappelle ses devoirs : « Toutes les parties de routes comprises au présent bail seront entretenues en état de perfection, bien roulantes, sans heurt, flaches, buttes, pierres errantes, dépôts, décombres, boues, immondices, etc. ; et ce par des cantonniers [...] ».

Le cantonnier était préposé à l’entretien des routes ou des voies ferrées et de leurs abords.
Le cantonnier effectue, sous la responsabilité d’un entrepreneur, les travaux manuels d’entretien des chemins
En 1807, le Directeur général des Ponts et Chaussées écrit : « [...] généralement, l’emploi des cantonniers a produit de bons effets, mais il faut qu’ils soient entièrement au compte de l’Administration... »
En 1811, un décret du 16 décembre prévoit de diviser les routes en cantons dont les limites correspondent aux relais de poste. « Les travaux seront confiés à des cantonniers qui seront des maîtres de postes ou des petits entrepreneurs locaux.
En 1816, constatant que des cantonniers à gages (ouvriers permanents de l'Etat) ont été substitués dans beaucoup de départements aux cantonniers adjudicataires, un décret du 11 juin promulgue le »Règlement pour le service des cantonniers salariés chargés de l’entretien des routes en cailloutis.cantonnier chantier mobile (46).jpg

L’appellation de cantonnier est remplacée en 1947 par celle d’agent de travaux, puis en 1991 par celle d’agent d’exploitation. Depuis 2011 on parle aussi d'accoroutiste.
Le travail du cantonnier était un vrai travail de forçat qui consistait essentiellement à casser des cailloux et déblayer les routes de tous détritus et autres encombrants pour un salaire dérisoire.
Avant la Grande Guerre, les usagers ne se bousculaient pas sur les chemins des villages. Le cantonnier transportait ses outils dans une brouette, qu'il garait au bord du talus tant que durait son ouvrage de réfection. [...] Selon la saison, il balayait les mottes laissées par les charrues, étalait les gravillons dans les « nids de poule » ou curait les fossés en prévision des pluies.
L'herbe des accotements était laissée aux paysannes, qui la faucillonnaient pour leurs lapins ou y attachaient leurs chèvres. On disait malicieusement que le cantonnier, qui rempierrait pendant l'hiver mettait « les pièces à côté des trous ». Les pierres étaient fournies par les paysans, comme pendant les corvées du Moyen Age. Les trous rebouchés, le cantonnier tassait les reprises en roulant dessus un cylindre à avoine; le cheval était prêté par un paysan complaisant. 

une petite cabane abris des outils du cantonnier.jpg

Des cabanes, maçonnées ou en pierres sèches, construites çà et là sur l'accotement, permettaient aux cantonniers de s'abriter des intempéries et, la journée terminée, de ranger les outils qu'ils n'auraient pas, de la sorte, à rapporter le lendemain.

Un cantonnier avait la responsabilité d'une portion de grande voirie qui s'étirait sur une douzaine de kilomètres. A l'époque des véhicules à crottin, l'homme se contentait de signaler sa présence en plantant sur l'accotement un écriteau métallique, peint en rouge vif, sur lequel, à la craie, il indiquait le numéro de la route et la désignation du canton. Les ordres qu'il exécutait émanaient d'un supérieur hiérarchique et d'un ingénieur. C'était à bicyclette que le cantonnier chef faisait son inspection.

Des gens prétendent volontiers, sur le ton de la blague, qu'un cantonnier n'a de corne qu'au menton à force de rester arcbouté, des journées complètes, du matin au soir, sur le manche de son outil. Billevesées que ça, évidemment! De la médisance pure et simple. Ceux qui racontent ce genre de sornettes en abattent souvent moins que ceux qu'ils se plaisent tellement à critiquer.

Les axes principaux furent goudronnés dans les années 1920, mais le macadamisage du réseau secondaire ne se fit qu’après la Seconde Guerre. Si les conditions de circulation s'en trouvèrent améliorées, le boulot des cantonniers n'en devint pas moins pénible pour autant. Il fallait toujours rapiécer le revêtement, nettoyer les accotements, faucher les talus, faucarder et curer les fossés, prêter la main aux maçons qui construisaient les ponts d'écoulement. Les cantonniers des nationales se chargeaient, en plus, de l'élagage des alignements d'arbres et des replantations qui s’imposaient. En revanche, l'entretien des chemins vicinaux relevait des municipalités. [...] Les voies empierrées étaient plus éreintantes à entretenir que les routes goudronnées, cela va de soi. Il y avait sans cesse des ornières qui se creusaient, des trous qui s'approfondissaient, des ravinées qui s'aggravaient sous l'orage. Au dégel de chaque hiver rigoureux, les véhicules s'enlisaient dans la gadoue et ne parvenaient plus à se tirer des bourbiers. Parfois, on devait appeler un cultivateur à la rescousse, qui rappliquait avec son cheval. Et c'était le rechargement qu'on entreprenait aussitôt, à la pelle et à la brouette, qu'il pleuve ou qu'il vente, afin que la mésaventure ne se reproduise pas tout de suite. On tassait ensuite le raccord à la demoiselle ou au rouleau. En cas de rempierrement total, on arrosait copieusement le caillou que le cylindre s'apprêtait à compacter...»

«...Les rangées d'arbres, sur le talus des chemins, se composèrent d'abord d'ormeaux, que l'on nommait les « ranis ». Le mot rappelait que ces alignements étaient dus à Sully, baron de Rosny-sur-Seine et ministre aux yeux duquel un supplément de bois d'œuvre ne pouvait qu'enrichir le royaume. Sous l'Empire, les plantations d'accotement se multiplièrent le long des voies fréquentées. Il ne s'agissait plus d'un avantage économique, mais d'une réponse aux impératifs militaires. Les noyers étaient destinés à la fabrication des fûts de fusil ; les pruniers noirs devenaient des crosses de pistolet. Une armée de charrons taillait des afffuts de canon dans les marronniers et débitait les ormes tortillards en moyeux de prolonge d'artillerie. De surcroît, les feuillages de la belle saison dissimulaient le mouvement des troupes, tout en offrant un frais ombrage aux soldats.
Depuis l'avènement de la sacro-sainte automobile, la sécurité routière a tendance à faire table rase de ces arbres qui, sur les bas-côtés, gardent la raideur des sentinelles au garde-à-vous. Les écraseurs de champignons leur reprochent de causer un accident mortel à chaque fois qu'un de leurs bolides, dérapant par vitesse excessive, finit sa course dans le décor.»